Accueil Date de création : 13/05/08 Dernière mise à jour : 18/07/09 17:13 / 42 articles publiés
 

Story

(21) Léonore.  (Story) posté le dimanche 12 octobre 2008 15:07

Léonore

 

 

Après avoir quitté Anna et son nouveau Longchamp, je me décidai d’aller parler à Jérémy. C’était maintenant ou jamais. Etant une fille assez peu courageuse, je me fis violence pour prendre le chemin de sa maison.

Qu’allais-je lui dire ? … « Jérémy, c’est fini entre nous ». Un peu trop brutal. « Jérémy, j’ai beaucoup réfléchi, notre relation ne mène à rien, en plus je suis amoureuse de ton meilleur ami, donc vaut mieux arrêter tout avant que je te fasse du mal… Hein ? Comment ça je viens de t’en faire ? ». Non, je n’en avais aucune idée. Comment largue-t-on en douceur ?

Oh et puis, je me casse la tête à vouloir être gentille mais, si ça se trouve, ça ne lui fera ni chaud ni froid que je romps. On verra bien.

 

Arrivée devant chez lui, je sonnai, un peu nerveuse. Il m’ouvrit et me laissa entrer. Avant qu’il n’ouvre la bouche, je pris la parole :

-         Il faut qu’on parle.

C’était quoi cette formule sortant tout droit d’un film de rupture ? En tout cas, il avait bien compris ce que cette phrase signifiait car son visage avait perdu son fameux sourire charmeur. J’en avais presque mal au cœur.

-         Qu’est ce qu’il se passe, Léo ? demanda-t-il, inquiet.

-         Ecoute, c’est pas facile à dire… Euh, je crois qu’il vaut mieux qu’on en finisse là parce que…

Il me coupa dans mon élan :

-         Quoi ? Ne me dis pas que tu es en train de me larguer ?!

-         Euh…

Je perdis toute contenance et me senti extrêmement mal à l’aise.

-         Je suis désolée, réussis-je à articuler.

-         Comment ça tu es desolée ? Tu me lâches comme ça, sans explication ?

-         Jérémy, excuse-moi. Je crois juste que je ne suis plus amoureuse de toi. C’est fini. Je n’ai plus aucun sentiment. Je ne vois pas l’intérêt de continuer. Pardon.

Il me lança un regard de réelle incompréhension.

-         Mais, mais… Tu as rencontré quelqu’un d’autre ? Qu’est ce qu’il s’est passé ?

-         Je ne veux pas en parler. C’est déjà assez dur comme ça.

-         J’ai fais quelque chose qui ne t’a pas plu ? J’ai dis quelque chose de mal ?

-         Non, non. Ne t’inquiète pas, c’est juste moi.

Il s’assit sur le bord du canapé, semblant désemparé. Je ne dis rien pendant quelques secondes puis il reprit la parole :

-         C’est qui ?

-         Quoi ?

-         C’est qui ce con ? C’est qui ce con que tu aimes ? commença-t-il à hurler.

-         Mais arrête Jérémy ! Je n’ai rien à te dire !

Je me retournai pour partir quand il m’attrapa le poignet.

-         Tu me fais mal ! criais-je.

-         Réponds-moi, Léonore, putain !

Il me bloqua contre la porte en me regardant dans les yeux. Il avait l’air sincèrement peiné. Je n’aurais pas cru lui faire autant de mal.

-         Je ne peux pas… murmurais-je.

-         Je suis vraiment amoureux de toi, tu sais. C’est la première fois que ça m’arrive. Je sais qu’au début je n’étais vraiment pas correct avec toi mais j’ai changé. J’ai changé pour toi. Et voilà que toi tu me laisses tomber ! Je ne peux pas accepter ça, Léo.

Je lui caressai la joue, me sentant vraiment coupable face à ses sentiments.

-         Pardon, Jérémy. Pardon.

-         S’il te plaît, ne me lâche pas… murmura-t-il.

-         Je suis désolée, c’est trop tard.

Je déposai un dernier baiser sur ses lèvres et sorti de chez lui.

Un dernier regard vers la porte d’entrée, puis je repris le chemin vers chez moi, le cœur triste et sec.

 

Qui c'est qui est heureuse de cette rupture?! Hein les filles? Non, mais moi je suis presque peinée pour Jérémy... {#}

A bientôt pour la suite (et désolée de mon retard pour ce chapitre-là).

{#}

 

EDIT du 30/10: AAAAAAAAAAAAAAAAAH enfin !!!! Ca re-fonctionne ! Oui, car pour celles qui n'étaient pas au courant, ça fait plusieurs semaines que je ne pouvais pas accéder à mon compte JVC ! Je commençais à déséspérer. Bon, le prochain chapitre je-sais-pas-quand. C'est vrai que je n'ai pas d'excuses vu que c'est les vacances mais je dois vous avouer qu'en ce moment j'écris une autre histoire qui me motive bien (ça parle de cinéma). Mais je n'abandonne en aucun cas cette histoire. Promis.

Sinon, j'ai vu Mesrine au ciné cette semaine. J'ai adoré! {#} En plus, quand Jacques Mesrine était petit, il habitait dans une maison familiale qui se trouve à Louviers, en Normandie. Et Louviers, c'est où j'habite !!! Héhéhé. Enfin, j'y habite plus, j'suis dans un village à côté maintenant, mais j'y suis restée une douzaine d'années. Voilà pour le quart d'heure je-parle-de-moi-et-de-ma-passion. N'hésitez pas à me parler de cinéma, surtout! Je répondrais toujours {#}.

 

Et pour finir, BIENVENUE à nos nouvelles lectrices, Deadly et Marielle ! {#}

lien permanent

(22) Juliette.  (Story) posté le dimanche 16 novembre 2008 17:55

Juliette

 

 

 

Léonore venait de rentrer à la maison. Elle paraissait avoir passé une sale journée. Ce n’était pas ça qui allait m’arrêter ! Je m’approchai d’elle et la regardai avec colère, sans ouvrir la bouche. Elle me jeta un coup d’œil et s’assit dans le canapé, après avoir allumé la télé. Une présentatrice assez connue apparut à l’écran. Léonore s’empara de la télécommande et changea de chaîne une bonne dizaine de fois, sans grand but apparemment. Je continuai à la fixer, les bras croisés. Je ne la laisserai pas s’en tirer comme ça.

Elle finit enfin par lever la tête vers moi, me regardant avec un air d’étonnement.

-         Quoi ? Tu veux ma photo ? demanda-t-elle avec une pointe d’agacement.

-         Je voudrais qu’on parle.

-         A propos de quoi ? dit-elle sans grande curiosité.

Je mis quelques secondes à répondre pour rendre ma réplique plus théâtrale :

-         Je voudrais qu’on parle d’Hugo.

Elle parut un peu plus intéressée et se tourna vers moi en se redressant.

-         Pourquoi tu veux qu’on parle de ce crétin ?

-         Je me suis disputée avec lui.

-         Ah ? Et en quoi ça me regarde ? Si c’est pour jouer ta confidente, je passe mon tour !

-         On s’est engueulé à cause de ta petite personne, dis-je en commençant à m’énerver.

-         Comment ça ? murmura-t-elle avec incompréhension.

Je pris place à ses côtés sur le canapé et la fixai avec toujours autant de hargne.

-         Tu dois bien te douter, non ?

-         Non, pas vraiment.

-         Réfléchis un peu ! m’écriais-je.

-         Je ne vois vraiment pas, Juliette. Et ce n’est pas le bon jour pour jouer aux devinettes alors épargnes-moi ça.

Elle devait bien se douter de la raison de notre dispute mais elle ne laissait rien paraître. Je respirai un grand coup pour éviter de perdre mon sang froid et je vidai mon sac :

-         Je lui ai dis que ça ne plaisait pas qu’il traîne trop avec toi. Ca commence à m’énerver de le voir venir à la maison rien que pour te parler ou pour faire je ne sais quoi ! Et je sais aussi que tu vas chez lui. Même sa petite sœur te connaît alors que moi non ! Tu vois le problème ? Tu es plus proche de lui que je ne le suis ! J’en ai vraiment marre, Léonore. On s’est disputé à cause de ça et maintenant on ne se parle plus. Il ne veut pas céder et moi non plus… Ca veut bien dire ce que ça veut dire ! Il a l’air d’être plus attaché à toi qu'à moi. Tu comprends pourquoi je t’en veux ? Tu comprends pourquoi je suis énervée contre toi ?

Elle me regarda avec un air peiné mais ne répondit pas.

-         Et le pire, c’est que j’ai l’impression que quoi que je fasse, ça ne changera rien… murmurais-je au bord des larmes.

Léonore baissa les yeux, toujours sans dire un mot.

-         Donc je te le demande comme un énorme service, Léo. Je te demande d’arrêter de le voir.

-         Ca va pas ! s’écria-t-elle, indignée. Tu ne vas pas te mettre à décider qui je dois fréquenter ou non ?!

-         J’ai bien le droit de ne pas vouloir que tu sois collée à mon copain, quand même !

-         Mais arrête un peu ! Si c’était vraiment ton copain, je pense que par lui-même il préférerait te voir plus que moi. Et vu que ce n’est pas le cas, déduis-en ce que tu veux ! lança-t-elle sur un ton méprisant.

Sous le coup de la colère, je me levai du canapé et lui lançai un coussin à la figure.

-         T’es dégueulasse de me faire ça, Léonore !

-         Et toi t’es vraiment à côté de la plaque…

Elle se leva à son tour, attrapa son manteau et son écharpe et claqua la porte d’entrée.

Je me rassis devant la télé, vidée. Les larmes commencèrent à couler le long de mes joues alors que je me rappelai la conversation qu’Hugo et moi avions eue :

-         Mais arrête de me prendre la tête sur ça ! Je ne vois pas en quoi c’est un problème que je côtoie ta sœur !

-         Tu ne comprends pas que ça me fait mal de vous voir ensemble ? J’ai l’impression qu’elle ne te veut que pour elle… et tu n’as pas l’air de t’en plaindre !

-         T’es vraiment parano, Juliette.

-         Alors dis-moi qu’elle n’est qu’une amie pour toi.

-         Je n’ai rien à te dire.

-         Dis-le-moi, simplement !

-         Laisse-moi tranquille, merde à la fin !

Je pris un mouchoir sur la table basse et m’affalai un peu plus sur le divan, en montant le son de la télé.

 

 

 

Petit chapitre de la part de notre chère Juliette. Mais que va-t-il se passer après ce clash entre les deux soeurs ? La suite au prochain épisode ! {#}

Bisous mes cachalots {#}...

 

Et bienvenue aussi à Plaisance ! (pardon de t'avoir oublié...).

lien permanent

(23) Léonore.  (Story) posté le dimanche 16 novembre 2008 20:30

Léonore

 

 

Je m’en voulais. Je m’en voulais. Je m’en voulais.

J’avais fait du mal à ma sœur et je m’en voulais. Je m’en voulais d’avoir réagi comme ça. Je m’en voulais d’éprouver des sentiments pour son copain. Des larmes de colère contre moi-même perlèrent au coin de mes yeux.

 

Je marchais, le visage frappé par un vent frais, presque hivernal. Mes pas me menèrent au parc où je me jetai sur un banc pour reprendre mes esprits. Devant moi, deux enfants jouaient avec des bouts de bois. De leurs bonnets et de leurs écharpes ne dépassaient que quelques mèches de cheveux et leurs petits yeux. Je tentais d’oublier la dispute que je venais d’avoir en les observant quand une présence me fit lever les yeux.

Hugo se tenait debout, à ma droite et me regardait.

-         Salut, dit-il.

-         Salut, répondis-je.

Il s’assit à mes côtés. Les mains dans les poches.

-         Je me suis disputée avec Juliette, lançais-je sans pouvoir me retenir plus longtemps.

-         Oh. Toi aussi.

-         Je suis désolée.

-         De quoi ?

-         Que vous ne vous parliez plus à cause de moi.

-         C’est rien. Laisse tomber.

-         Elle m’a dit de ne plus te voir.

Il se tourna vers moi.

-         Et tu vas l’écouter ?

-         Je n’en sais rien. Tu crois que je devrais ?

-         Fais ce que tu veux, Léo.

Je soupirai, mettant les mains sur mon visage, lasse de cette situation.

-         Je ne sais plus ce que je dois faire.

Il s’approcha de moi, me regardant dans les yeux. Puis il fit un geste très intime, plus encore que de m’embrasser.. Son visage et son regard bleu à quelques centimètres du mien, il posa son index et son pouce aux deux extrémités de ma bouche et il me l’étira en un sourire. Mon cœur s’emballa

-         Commence par sourire, me dit-il sans me lâcher des yeux.

Je le fixai, puis troublée, je fermai les yeux.

-         Je ne suis plus avec Jérémy, lançais-je.

Il se recula de quelques centimètres alors que je ré-ouvrai les yeux.

-         Je sais, répondit-il.

-         Comment tu le sais ?

-         Il me l’a dit.

-         Il l’a prit très mal.

-         Je sais, répéta-t-il.

-         Il m’a dit qu’il était vraiment amoureux de moi et que je gâchai tout. D’ailleurs, même entre Juliette et toi, je gâche tout… En ce moment je ne sais plus où j’en suis. Je ne sais plus ce que je veux, Hugo.

Il me dévisagea étrangement sans faire de remarque.

Il se leva et me dit :

-         Je ferais mieux d’y aller…

-         Pourquoi ? demandais-je, étonnée de la soudaine distance qu’il prit.

Il évitait mon regard.

-         C’est mieux comme ça.

-         Il y a un problème ?

-         Non, aucun, dit-il en souriant.

Il commença à partir puis revint vite sur ses pas.

-         Ou plutôt si, il y en a un.

-         Ah ?

-         Le problème c’est que je vois bien que tu es mal, je vois bien que tu es perdue, et j’ai envie de t’aider, de te réconforter, mais je ne peux pas. Je ne peux pas parce que si je le fais je joue avec le feu, si je le fais je vais faire du mal à Juliette, et même si je n’ai pas plus de sentiments pour elle que tu en as pour Jérémy, je ne veux pas la blesser. Pourtant, malgré ça, je meurs d’envie de te prendre dans mes bras, de rester avec toi, de parler avec toi, de rire avec toi. J’ai envie de t’entendre me traiter de crétin à longueur de journée. J’en ai envie et c’est un très gros problème. Ca ne devrait pas se passer comme ça. Tu comprends ?

Je hochai doucement la tête, ne pouvant ouvrir la bouche sous le coup de la surprise.

-         Tant mieux.

Il me jeta un dernier coup d’œil et s’éloigna à nouveau.

-         Crétin ! lui hurlais-je alors qu’il n’était qu’à une trentaine de mètres.

Il se retourna, me sourit et se remit à marcher.

Je le regardai partir en soupirant. Puis, inconsciemment, un sourire se dessina sur mon visage.

Qui a dit que la vie était simple ? Parce que ce n’était vraiment pas le cas.

 

Et voici la suite ! Eh ouais, deux chapitres en une journée ! {#} Il m'arrive de vouloir vous faire plaisir. Mais c'est avant tout à moi que je fais plaisir en écrivant cette histoire.

{#} Tchoubidou.

lien permanent

(24) Léonore.  (Story) posté le mardi 23 décembre 2008 16:37

Léonore

 

 

 

La soirée ne faisait que commencer mais la maison était déjà bien remplie d’invités. Dans la grande salle, les canapés avaient été poussés dans un coin pour faire plus de place aux danseurs. J’étais assise dans un fauteuil, Anna à mes côtés et Hugo en face. Il discutait avec un garçon nommé Guillaume qu’il semblait bien connaître. Il se pencha vers lui et me montra d’un signe de tête. Je l’interrogeai du regard pour savoir ce qu’il me voulait quand je l’entendis dire à son ami :

-         Cette fille qui a l’air de se demander ce qu’elle fait ici, elle s’appelle Léonore.

-         C’est une amie à toi ? demanda l’autre.

-         On peut dire ça comme ça, répondit-il en me regardant.

-         Elle est mignonne en tout cas.

-         Oh ça oui, elle est jolie. Mais c’est une vraie râleuse, elle ne peut pas s’empêcher de grogner pour n’importe quoi. Ca en devient même comique. Et puis, elle est vraiment nulle aux jeux vidéo. Une mauvaise joueuse, en plus. Et aussi, c’est l’ex de Jérémy. Il était amoureux d’elle, et c’est quelque chose pour Jérémy, mais elle l’a largué. Enfin bon, bien sûr, il lui arrive d’être sympa.

Je le fixai, les bras croisés et le regard noir.

-         Je t’entends parfaitement, Hugo ! m’écriai-je.

-         Je sais bien. Je te présentais juste à Guillaume.

-         Tu essayes de me caser ou je me trompe ?

-         Pourquoi pas ? Guillaume est un gars bien.

-         Mais je n’en doute pas ! C’est juste le principe qui m’énerve. En quoi tu décides pour moi ? Je peux très bien me trouver quelqu’un toute seule.

-         Vu le dernier échec, j’en doute.

-         Arrêtes de remuer le couteau dans la plaie avec l’histoire de Jérémy ! fulminai-je.

-         Je ne fais que constater.

-         Euh, je vous dérange peut-être dans votre dispute ? dit Guillaume, un peu gêné.

-         Pas du tout. J’allais justement faire un tour, marmonnai-je en me levant.

Hugo me suivit des yeux avec un sourire aux lèvres.

Je m’éloignai et m’approchai du buffet en bougonnant. Anna me suivit et me donna un coup de coude.

-         Quoi ? m’écriai-je.

-         Je peux savoir ce qui se passe avec Hugo ?

-         Raaaaaah ! Il m’énerve celui-là.

-         Mais qu’est-ce qui se passe entre vous ?

J’allais répondre quand quelqu’un me tapota l’épaule. Je me retournai et fit face à Guillaume, tout souriant.

-         Il ne fallait pas te sauver comme ça ! me dit-il.

-         Pardon, c’est juste qu’en ce moment Hugo me sort par les yeux. Ce n’était pas contre toi.

-         Oui, j’ai remarqué. D’ailleurs, j’aimerais te parler de quelque chose. Ca te dirait d’aller dehors quelques minutes ?

Je regardai autour de moi et vis Hugo rire avec une grande blonde. Puis, je jetai un regard à Anna qui était déjà repartie au bras de son chéri. Je me tournai enfin vers Guillaume et acceptai de le suivre.

Une fois dehors, il s’assit sur une chaise de jardin et je l’imitai. Il sortit un paquet de cigarettes et m’en proposa. Je refusai gentiment puis il s’en alluma une. Alors qu’il expirait doucement la fumée, il reporta son attention sur moi.

-         Pourquoi tu dis qu’Hugo te sort par les yeux ? Quelque chose te dérange dans son attitude ?

-         Pourquoi tu me demandes ça ? demandai-je aussitôt.

-         Je me posais juste la question, mais peut-être que ça te dérange de parler de ça…

-         Non, non, pas du tout. C’est juste que… J’avoue que ça m’a un peu vexé qu’il veuille me caser. Je ne dis pas du tout ça contre toi, ça aurait été un autre garçon, ça m’aurait fait pareil. C’est juste de sa part, ça m’énerve.

-         Pourquoi ?

-         Eh bien, après tout ce qui s’est passé entre nous, je pensais que quelque chose allait changer. Mais rien ne change. Apparemment, j’ai du me tromper sur ses intentions…

-         Peut-être pas.

-         Pourquoi tu dis ça ? Il t’a dit quelque chose ?

-         Ecoute, tout ce que je peux te dire c’est que depuis que tu n’es plus avec Jérémy, Hugo et lui se sont éloignés tout d’un coup. C’est pour ça qu’Hugo est plus proche de moi. Avant, il parlait à Jérémy, maintenant il me parle. Et je pense que ce n’est pas facile pour lui. Beaucoup de choses se bousculent dans sa tête et il ne sait pas forcément comment réagir. Sans oublier, bien sûr, le fait que ta sœur l’ai largué !

-         Je ne savais pas tout ça… murmurai-je.

-         Je m’en doutais et c’est pour ça que je voulais qu’on en discute.

-         Donc, si je comprends bien, je n’ai plus qu’à attendre qu’il se décide à bouger ?

-         Oui, en gros c’est ça. Et bien sûr, je ne t’ai absolument rien dit, hein.

-         Ne t’inquiètes pas, cette conversation n’a jamais eu lieu.

-         Nous sommes d’accord, dit-il en souriant.

Il se leva et jeta son mégot par terre en l’écrasant.

-         Et si on rentrait ? On va se demander ce qu’on est parti faire dehors !

-         Oui, allons-y avant qu’ils n’envoient une équipe de recherche.

Guillaume éclata de rire, puis nous retournâmes à l’intérieur, rejoindre les autres.

A peine j’eue passé la porte qu’Anna se jeta sur moi. Elle m’entraîna à l’écart et se mit un chuchoter rapidement :

-         Qu’est-ce que tu faisais avec ce garçon dehors ? Faut savoir ce que tu veux, ma vieille !

-         Ne t’inquiète pas ! C’est Guillaume, le pote d’Hugo. On discutait tranquillement.

-         Mouais, j’espère qu’il ne s’est rien passé d’autre ou tu auras affaire à moi !

-         Espèce de parano. Vas plutôt t’occuper de ton mec : regarde, la fille qui lui tourne autour là-bas.

-         Quoi ? Quoi ? Où ça ? Où est cette salope ? s’écria Anna en partant en courant.

J’éclatai de rire et retournai m’asseoir sur un des canapés.

J’observai les alentours à la recherche de têtes connues, quand soudain j’entendis quelqu’un me dire à l’oreille :

-         Alors ? Tu boudes toujours ?

Je me retournai vivement et vis Hugo qui me faisait un grand sourire. Je le traitai de crétin et il s’installa à côté de moi en éclatant de rire.

-         Tu étais où ?

-         Tu me cherchais peut-être ? dis-je, un poil agressive.

-         Oui, je voulais juste m’excuser pour tout à l’heure.

-         C’est nouveau, ça. Tu voulais t’excuser ? La blague.

-         Je ne savais pas que je te faisais autant rire. Tu étais où ?

-         Qu’est-ce que ça peut te faire l’endroit où j’étais ?!

-         Bon. Tu étais avec qui alors ?

-         Mais arrête avec ton interrogatoire ! J’étais avec ton copain, Guillaume, si ça t’intéresse autant que ça.

-         Ah. Tu le trouves comment, alors ? C’est un gars bien.

-         Oui, il est gentil.

-         Juste gentil ? Tu pourrais être un peu plus démonstrative !

-         Je te retourne la remarque, Hugo.

-         Qu’est-ce que tu veux dire ? demanda-t-il, les sourcils froncés.

-         Oh, rien. Laisse.

-         Pourquoi tu es comme ça ?

-         Hein ? Comme quoi ?

-         Eh bien, comme tu es là. Toujours énervée et agressive. Tu pourrais être un peu plus aimable avec moi. Ca ne t’écorcherais pas la bouche de me parler sans être aussi… méchante.

-         Je suis comme d’habitude ! dis-je en baissant les yeux.

-         Je t’ai connu plus aimable.

-         Je n’ai pas envie de faire semblant d’être heureuse et d’être gentille.

-         Je n’aime pas quand tu es comme ça.

-         Moi non plus. Mais ça ne dépend pas de moi.

-         C’est quoi le problème ?

Je m’approchai de lui et le regardai dans les yeux.

-         Le problème c’est que j’ai cru que quelque chose changerait après ce que tu m’as dit au parc, mais rien n’a changé.

Il soupira bruyamment.

-         Mais qu’est-ce que tu veux ?

-         Je veux savoir ce qui se passe dans ta tête.

-         Tu te souviens, au parc, tu m’as dit que tu étais perdue et que tu ne savais plus où tu en étais. Et bien voilà ce que je ressens en ce moment. C’est exactement ça.

-         C’est tout ?

-         Oui, c’est tout. Qu’est-ce que tu veux que je te dise ? Je suis complètement perdu et c’est tout.

La grande blonde de tout à l’heure choisit ce moment précis pour ramener ses fesses.

-         Je peux m’asseoir avec vous ? Je ne coupe pas votre conversation, au moins ? demanda-t-elle, faussement gênée de déranger.

-         Non, pas du tout. Vas-y, assieds-toi Caroline, dit Hugo.

Je le fixai, les bras croisés et au bord des larmes. Soudain, je n’existais plus à ses yeux, et il se mit à discuter avec cette connasse de blonde. J’étais si énervé contre lui que j’aurai commis un crime !

Je me levai précipitamment et m’éloignai rapidement pour ne plus avoir à supporter la vision de cette blonde flirtant avec Hugo.

J’allais m’enfermer dans les toilettes et pleurai un bon coup en m’arrachant les cheveux de colère.

Quel, con quel con, quel con ! Mais quel con !

 

 

 

 

Désolée pour ce grand retard. Je vous jure que je n'avais pas oublié le blog (d'ailleurs je venais y faire un tour tous les jours !) mais je vous avoue que je bloquais un peu au niveau de l'histoire. Donc voilà pour cette suite ! J'espère que ça vous plaît {#}. Et je compte sur vous pour me le dire si ce n'est pas le cas !

Je vous souhaite un très Joyeux Noel ! {#}

A bientôt ! {#}

 

Edit: Pour tout t'avouer Lya, c'est ton commentaire désespéré qui m'a donné envie d'écrire un nouveau chapitre ! {#}

lien permanent

(25) Hugo.  (Story) posté le samedi 17 janvier 2009 22:14

 Hugo

 

 

Je vis Léonore partir en courant alors que j’étais en train de discuter avec Caroline. Je la suivis du regard, ne comprenant pas vraiment ce qui se passait.

Caroline continuait de remuer ses longs cheveux blonds en me faisant des sourires mais mon esprit était ailleurs. Je me levai, m’excusant auprès d’elle et m’éloignai en direction du couloir que Léonore avait emprunté. J’interpelai quelqu’un en lui demandant s’il l’avait aperçu et on me répondit qu’elle s’était enfermée dans les toilettes. J’allai donc frapper à la porte de celles-ci, espérant avoir une réponse. Mais rien. Je frappai à nouveau :

-         Léonore ? T’es là ?

Toujours rien.

-         Qu’est-ce qui se passe ? Ca ne va pas ?

Encore rien.

-         Ouvre s’il te plaît ! Aller !

-         Tu ne vois pas que c’est occupé, crétin ! s’écria-t-elle

-         Mais je ne veux pas utiliser les toilettes, je veux juste que tu sortes !

-         Lâches-moi !

-         Mais qu’est-ce qu’il y a ? Merde !

-         Tu ne comprends pas que je n’ai tout simplement pas envie de te parler ??!

Je ne répondis pas, surpris par sa réponse. Je me laissai glisser contre la porte et me retrouvai assis contre celle-ci, les bras sur les genoux pliés. Je restai ainsi quelques minutes avant d’ouvrir la bouche :

-         Excuse-moi, murmurai-je.

Il y eu un petit silence.

-         Ca devient une habitude de t’excuser… répondit-elle, froidement.

-         Je sais bien mais que veux-tu que je dise ? Je suis un con, je te fais du mal alors que ce que je souhaite, c’est tout le contraire.

Léonore ne répondit pas mais quelques secondes après, elle ouvrit doucement la porte. Je me levai rapidement pour lui faire face. Son maquillage avait légèrement coulé autour de ses yeux et ses joues étaient rouges.

-         Excuse-moi, répétai-je, gêné. Je t’ai fait pleurer, pardon.

Elle me fixa et soupira bruyamment. Elle regarda ailleurs et dit :

-         Mais pourquoi je me prends la tête à propos de toi ? Pourquoi je me fais du mal pour rien ? Je suis vraiment une idiote.

-         Ne dis pas ça ! Ecoute, je… commençai-je.

Mais elle ne m’écoutait pas. Elle passa à côté de moi et monta l’escalier sans se retourner. Je réfléchis quelques instants puis me dépêchai de la suivre.

-         Attends ! lui criai-je.

Je réussis à la retenir en lui attrapant le poignet. Le couloir n’était pas éclairé mais dans le noir je pouvais distinguer son air triste. Je m’approchai doucement, essayant de trouver comment la réconforter mais aucun mot ne sortait de ma bouche. Elle me regardait, toute aussi silencieuse. Une irrésistible envie de la sentir contre moi me prit. Je m’approchai encore plus, elle ne recula pas. Mon visage n’était qu’à quelques centimètres du sien. Ses yeux ne me lâchaient pas. Je me sentais étrangement serein mais mon cœur battait extrêmement fort. Sans me poser plus de questions, je me penchai vers elle et l’embrassai. D’abord doucement, puis ses lèvres me répondirent avec intensité. Quand elle passa ses mains dans mes cheveux, un léger frisson me parcourra le dos. Nos lèvres ne se décollèrent plus, comme si elles avaient attendu ce jour avec impatience et souhaitaient prolonger le moment. Mais, malheureusement, Léonore se détacha de moi.

-         C’était quoi ça ? demanda-t-elle, éberluée.

-         Aucune idée, répondis-je, complètement troublé.

Elle m’attira vers elle pour m’embrasser à nouveau, quand un bruit nous fit nous retourner vivement. Au bout du couloir, Jérémy nous regardait avec surprise. Il ne dit rien et redescendit l’escalier, furieux.

-         Merde, marmonnai-je.

-         Il n’a peut être rien vu ? dit Léonore, avec espoir.

-         Ca m’étonnerait. Bon, euh, je vais aller lui parler.

Je la regardai quelques secondes puis je m’éloignai rapidement. Elle m’interpela avant que je ne disparaisse au coin du couloir.

-         Oui ? dis-je en me retournant.

-         Tu regrettes ? demanda-t-elle.

Elle semblait attendre la réponse avec appréhension.

-         Non, répondis-je.

Elle me fit un sourire qui me bouscula complètement à l’intérieur. Essayant de me reprendre, je me concentrai à nouveau sur ma tâche suivante : parler à Jérémy.

Je le trouvai assez vite. Il était assis en bas de l’escalier, sur la dernière marche. Je me penchai à sa hauteur et lui demandai de me suivre dehors. Il le fit sans contester. Une fois à l’air libre, je ne passai pas par quatre chemins :

-         Je ne sais pas ce que tu as vu, mais je t’assure qu’il ne s’est rien passé.

-         Hugo, ne me prends pas pour un con. Je sais très bien que vous n’allez pas attendre mon approbation pour vous sauter dessus, lança-t-il, amèrement.

-         Mais de quoi tu parles ? Il n’y a rien entre Léonore et moi.

-         Arrêtes d’essayer de me préserver ! C’est fini, tu n’as plus besoin de te comporter en pote. Ca fait des semaines que l’on ne s’est plus parlé. Je considère qu’on n’a plus rien à se dire et je ne veux plus te voir. Reste avec Léonore et oublie-moi.

-         Jérémy, je ne suis pas avec Léonore.

-         Eh bah c’est que t’es vraiment con alors. Tu n’as toujours pas compris que c’est de toi dont elle est amoureuse ? C’est pour ça qu’elle ne voulait pas me le dire. Maintenant vous êtes libres de faire ce que vous voulez. Mais ne comptez pas sur moi pour assister à tout ça !

Il commença à s’éloignait. Je m’attendais à tout sauf à cette réaction. Pourquoi n’était-il pas plus en colère ? Je croyais qu’il allait vouloir me démolir le visage mais il ne paraissait même pas furieux jusqu’à ce point-là. Je le regardai partir, ne sachant quoi faire.

Peut-être valait-il mieux le laisser seul.

 

 

Alors ? Alors ? {#} Enfin bon, rien d'extraordinaire dans cette suite, n'est-ce pas ?

Le prochain chapitre ? Je n'en sais rien. Je pars en Angleterre avec le lycée pendant une semaine donc je verrais bien ! Ca me donnera peut-être de l'inspiration.

Merci de me lire ! {#}

lien permanent




Accueil | PC | PS3 | 360 | Wii | PS2 | DS | PSP | IPHONE | Web |
Jeux du moment : Bioshock 2 PC | Bioshock 2 PS3 | Call of Duty : Modern Warfare 2 360 | F1 2009 Wii | Assassin's Creed II : Discovery DS