Accueil Date de création : 13/05/08 Dernière mise à jour : 18/07/09 17:13 / 42 articles publiés
 

Story

(16) Hugo.  (Story) posté le samedi 26 juillet 2008 01:14

Hugo.

 

 

Depuis quelques semaines, je m’entendais mieux avec Léonore. Bon, les vannes fusaient toujours mais c’était acceptable de passer une après-midi avec elle.

Au lycée, Clara m’avait enfin lâché. Elle était retournée avec son idiot de copain et ils allaient admirablement bien ensemble. Jérémy, quant à lui, était toujours avec Léonore. Il commençait à concevoir qu’une relation normale pouvait être dans son intérêt et il arrêta d’aller voir ailleurs. Léonore avait l’air heureuse de leur compromis. De mon côté, tout allait bien. Je me rapprochais de plus en plus de Juliette qui ne s’en plaignait pas. Cette fille était vraiment adorable.

 

Un soir, alors que nous étions devant chez moi à discuter, elle me fixa intensément et me dit, la voix mal assurée :

-          Hugo, tu sais, tu me plais beaucoup.

-          Merci, c’est gentil.

-          Non, ce que je veux dire c’est que… Oh, et puis merde !

Elle s’approcha rapidement de moi et m’embrassa avec fougue. Je chancelai sous son baiser, un peu surpris, mais lui rendit aussitôt. Elle passait sa main dans mes cheveux alors que les miennes parcouraient son dos. Quelques secondes plus tard, elle se recula, puis me sourit tendrement.

-          Ca faisait longtemps que j’attendais ce moment… Tu ne m’en veux pas ?

-          Hum. Laisse-moi réfléchir ? Non, pas du tout.

Je souris à mon tour et me pencha pour l’embrasser à nouveau.

Je n’avais pas de sentiment pour Juliette, si non de l’affection. Elle me plaisait, c’était sûr, mais je ne pense pas que c’était plus fort que ça. Sur l’instant, je me dis qu’il était inutile de penser à tout ça. Pourquoi se compliquer la vie ? On se plaisait, c’est tout.

 

Le lendemain, alors que j’attendais ma nouvelle copine devant chez elle, Léonore sortit de la maison dans une robe acidulée, ce qui n’était pas de son habitude.

-          Tu vas à un mariage pour être aussi bien habillée ?

-          Non, je vais voir mon chéri. Ca te paraît inconcevable que j’essaie de me faire belle ?

-          Oh, mais ne crois pas que je critique ton look. Tu es très bien comme ça. Je faisais juste la réflexion car ce n’est pas dans tes habitudes de porter une robe.

-          Je sais mais j’ai décidé de changer un peu. Ca me va bien ?

-          Ouais, ne t’inquiète pas.

-          Merci !

Elle me fit un grand sourire.

-          Tu es là pour l’autre ?

-          Je dois en déduire que tu parles de ta sœur. Oui, je viens la voir.

-          Vous êtes ensemble ou vous attendez le dégèle ? railla-t-elle

-          On est ensemble.

Elle se figea puis me regarda avec de grands yeux.

-          Quoi ?

-          Je suis avec Juliette.

-          Ah.

Elle fit une moue désapprobatrice mais n’ajouta rien.

-          Ca te dérange ?

-          ‘Faites c’que vous voulez, marmonna-t-elle en s’éloignant.

-          C’est quoi le problème, Léo ?

-          Il n’y a aucun problème ! lança-t-elle. Bon, je vais chez Jérémy. Dis à mes parents que je dors là-bas. Non, dis-leur plutôt que je compte coucher avec lui tout de suite et sans capote. Ah oui, ça c’est bien.

-          Qu’est-ce que tu racontes ?

-          Oh, laisse. J’y vais. Amusez-vous bien, hein ! dit-elle avec une grimace.

Je la regardai s’éloigner dans la rue alors qu’elle s’essuyait les yeux d’un revers de la main.

Je ne comprenais pas ce qu’il lui avait pris. Pourquoi avait-elle réagit de cette manière ?

Je me tournai vers la porte où Juliette apparut, le sourire aux lèvres. On se fixa quelques instants, puis elle se jeta dans mes bras.

Je passai le reste de la journée avec elle, heureux comme tout.

 

 

Que celle qui trouve Hugo très idiot, lève le doigt! {#} Il ne comprend vraiment rien à rien, lui. Remarquez, Léonore ne va pas être mieux non plus, mais vous verrez ça dans le prochain chapitre, gniak gniak.

Désolée du retard et surtout de la courtivité (oui ça se dit, chut.) de ce chapitre mais le prochain vous satisfera AMPLEMENT, héhéhéhé. Je vous imagine en train de prier pour qu'Hugo embrasse Léo, et inversement. EH BEN NON! Enfin, vous verrez bien...

A bientôt! {#}

 

P.S: Je voudrais vous faire découvrir (pour celles qui ne connaissent pas) la fic de Yuyun qui débute mais qui n'est vraiment pas mal du tout. Moi, je suis fan. Je vous invite à aller la couvrir de compliments et de commentaire!

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(17) Léonore.  (Story) posté le mercredi 30 juillet 2008 00:06

Léonore

 

 

Je ne comprenais pas pourquoi je réagissais de cette manière. Quand il m’a annoncé qu’il était avec ma sœur, j’ai senti mon cœur faire un bond dans ma poitrine. Une boule a prit place dans ma gorge et un sentiment étrange m’a envahit. Pourquoi cela me faisait cet effet-là ? C’est vrai quoi, Hugo était juste un ami, et encore ! En plus, j’aurais du m’attendre à ce que ma sœur et lui finissent ensemble. C’était inévitable. Pourtant, j’étais presque énervée de ce rapprochement soudain.

 

Alors que j’étais encore sous le choc de la nouvelle, je me précipitai chez Jérémy. J’entrai dans la maison, montai les marches quatre à quatre et arrivai dans sa chambre. Il était sur son lit et il jouait à la console. En temps normal, je me serais assise à ses côtés après lui avoir déposé un baiser sur les lèvres, et j’aurai entamé une partie de Mario Kart avec lui. Mais en cet instant-là, je n’avais qu’une chose en tête : me débarrasser de l’image d’Hugo et Juliette enlacés qui ne quittait pas mon esprit.

Je restai sur le pas de la porte de la pièce, la main encore sur la clenche, fixant Jérémy. Il leva les yeux vers moi et dit, en fronçant les sourcils :

-         Qu’est-ce qu’il se passe ? Pourquoi tu as les yeux rouges ? Tu as pleuré ?

Je ne répondais pas, essuyant d’un revers de manche mon visage. Jérémy éteignit sa console et se leva pour me rejoindre.

-         Léo, réponds-moi ! Quelque chose ne va pas ?

Il me prit dans ses bras, me caressa les cheveux doucement, je lui entourai la taille, n’ouvrant toujours pas la bouche. Puis, je rapprochai celle-ci de la sienne et l’embrassai soudainement. Il me rendit mon baiser mais se raidit un peu quand je passai mes mains sous son polo. Je ne le lâchai pas, mes caresses se faisaient plus insistantes et je voyais bien qu’il était tendu.

Il me repoussa doucement quand je voulus lui retirer son polo et me regarda en souriant malicieusement.

-         Oula, tu es en forme aujourd’hui ! Tu veux vraiment que je l’enlève ? ajouta-t-il, plus sérieusement.

Sa question demandait tout autre chose, elle sous-entendait : « Veux-tu vraiment qu’on aille plus loin ? ». Je lui dis « oui » et il s’exécuta. Son torse tout bronzé n’attendait que mes baisers humides. Il m’entraîna vers son lit où je me laissai tomber, son corps contre le mien. Il passa ses mains sous ma robe, me caressant les fesses pendant que les miennes parcouraient son dos. La chaleur s’empara de moi, je l’embrassai inlassablement, pas indifférente à ses frôlements. Ma robe se retrouva vite sur le sol et son jean la rejoignit rapidement. Nos gestes étaient empressés, pleins de désir. Sa bouche s’attardait sur mes seins alors que mon souffle rauque en demandait plus.

L’image d’Hugo embrassant Juliette me traversa l’esprit en un éclair. « Qu’ils aillent se faire foutre ! » pensais-je.

La main de Jérémy se posa sur ma petite culotte puis se glissa dedans, me provoquant un léger frisson de plaisir. J’avais envie de ne faire plus qu’un avec lui. Il se redressa, comme entendant ma pensée, et me sourit. Un sourire empreint de désir et de malice. Je le lui rendis, essayant d’oublier mes malheurs, puis il retira son caleçon et commença à m’embrasser dans le cou. Soudain, je sentis quelque chose de dur se frotter sur mon bas-ventre. Lentement, il me pénétra, me décrochant un petit gémissement de douleur, ce qui le fit être plus doux. Il commença de légers va-et-vient, toujours aussi doucement. La douleur se dissipa et j’y prie presque plaisir.

Quelques minutes plus tard, il se retira et me déposa un baiser sur le nez. Je me lovai contre son torse, le sourire aux lèvres.

Je l’avais fait. Ma première fois.

Et j’emmerdais Hugo et la Terre entière.

 

J'attends vos réactions plus que mouvementées {#}... Bon, c'est la première fois que j'écris une scène de sexe (enfin, c'était soft quand même), à vous de me dire si je m'en suis bien sortie. Je tiens à préciser que les cocos se sont protégés: je me voyais mal glisser la phrase "il enfila une capote sous mes yeux émerveillés, puis il me pénétra" {#}. Enfin bon, ça aurait peut-être pu passer, hein! {#} Je précise cet aspect pour ne pas qu'aux prochains épisodes j'ai des commentaires du genre "oh! je suis sûre que Léonore est enceinte {#}!!!!".  Voilà.

J'essairais de poster la suite avant vendredi puisque ce jour-là je pars en Italie pendant 2 semaines! J'vais vous manquer, hein dites? {#}

A bientôt! {#}

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(18) Hugo.  (Story) posté le jeudi 31 juillet 2008 18:44

Hugo

 

 

Ma mère m’appelait du bas des escaliers.

-         Je vais faire des courses ! Viens avec moi, il faut surveiller les jumeaux dans le magasin.

Je soupirai.

-         Tu n’as qu’à les laisser à la maison.

-         Non, ils veulent absolument venir. Tu les connais, il ne faut rien leur refuser sinon c’est la crise.

-         Mais je ne vois en quoi tu as besoin de moi ?!

-         Hugo, tu te tais et tu descends tout de suite. On s’en va !

Après avoir poussé un juron, j’obéis et descendit. En route pour le supermarché avec Elodie et Victor collés aux basques…

 

A peine arrivés là-bas, les jumeaux se précipite dans le rayon des jouets. Ma mère prend un caddie et se tourne vers moi.

-         Fais bien attention, ne les perds pas de vue.

-         Je ne suis pas la baby-sitter ! m’indignais-je.

-         S’il te plaît, Hugo, soupira ma mère.

J’obéis, encore une fois, non sans mal, et suivis les morveux alors que ma mère se dirigeait vers le rayon yaourts.

-         Regarde ! hurla Elodie en brandissant une poupée sous mes yeux. Elle plairait à Léonore, hein ?

-         Hum. Oui, j’en suis sûr. Reposes ça, Elodie.

Elle s’exécuta et courut vers Victor qui, plus loin, essayait une panoplie de pirate. Ca s’amusent d’un rien les enfants, c’est dingue.

Après quelques minutes au rayon jouets, je les emmenai vers le coin livre. Enfin plus pour moi que pour eux.

-         J’aime pas les livres ! boudait Victor. Je veux retourner aux jouets !

-         Ouais bah moi j’ai passé l’âge de jouer aux pirates alors tu restes ici et tu t’occupes.

Je feuilletai quelques bouquins quand une main se posa sur mon épaule.

-         Hey Hugo ! On sort la p’tite famille ?

-         Tiens, salut Jérém’. Ouais, comme tu vois, je suis de corvée…

Il sourit et s’accroupit à la hauteur des jumeaux pour leur dire bonjour. Puis il se releva vers moi. Elodie et Victor s’éloignèrent en se disputant à propos d’une BD alors que, les bras croisés, Jérémy me souriait étrangement.

-         Alors ? J’ai appris la nouvelle. T’es avec Juliette ?

-         Ouais, répondis-je en riant. Grande nouvelle.

-         Ah, je ne m’y attendais pas du tout ! plaisanta-t-il. Le choc quand Léo m’a appris ça !

-         Tiens, en parlant d’elle, elle va bien ? Elle semblait bizarre la dernière fois que je l’ai vu.

Jérémy me fixa avec un drôle de sourire en coin, puis, baissant la voix, il dit :

-         Ah, ça oui, elle va bien. D’ailleurs, ce week-end, elle était en forme… Si tu vois ce que je veux dire.

Il accompagna sa phrase d’un clin d’œil.

-         Comment ça ? demandais-je, intrigué par son comportement.

-         Je vais pas te faire un dessin ! On a couché ensemble, lança fièrement Jérémy.

-         Hein ?

-         T’as bien compris, ne me le fais pas répéter.

-         Tu rigoles ?

-         Bah non, pourquoi ?

-         Mais…

-         Mais quoi ?

-         Mais… Rien. C’est juste que ça m’étonne un peu.

-         J’imagine, à voir ta tête.

-         Et… ?

-         Et quoi ? Tu veux me demander si c’était bien ? Ecoute, pas mal. Même si quand elle est arrivée chez moi elle était dans un drôle d’état, j’ai su la réconforter.

Nouveau clin d’œil.

-         Dans un drôle d’état ? répétais-je. Comment ça ?

-         On aurait dit qu’elle avait pleuré. Enfin bon, peut-être que je me trompe. En tout cas, elle en demandait, la cocotte ! riait-il.

Je ne répondis rien. Je repensai à la façon dont Léonore avait réagit en sachant que j’étais avec sa sœur. Puis, l’image d’elle s’éloignant dans la rue pour rejoindre Jérémy me revint en mémoire. Je repensai aux paroles qu’elle avait prononcé : « dis à mes parents que je compte coucher avec Jérémy, là, tout de suite ». Quelle idiote.

 

Une fois rentré chez moi, je décidai de me rendre chez Léonore. Non pas pour voir sa sœur, mais pour discuter avec elle.

Quand elle m’ouvrit la porte, son regard était indifférent. Elle me fixait avec un air effacé, complètement vide.

-         Juliette n’est pas là.

-         Je suis venu te parler.

-         Me parler ? Me parler de quoi ?

-         Tu me laisses entrer ou je reste sur les marches jusqu’au dégèle ?

Elle s’exécuta puis me fis monter à l’étage.

Je commençais à comprendre son comportement.

 

Voilà! C'était le dernier chapitre avant 2 trèèèèès longues semaines! Je suis désolée mes chères lectrices pour ce suspense intenable mais il le fallait!

Je vous dis à dans 2 semaines et bonnes vacances à vous aussi!

Merci de lire mon histoire. {#}

A bientôt!!!!

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(19) Léonore.  (Story) posté le lundi 18 août 2008 16:22

Léonore

 

 

     Il voulait me parler. De quoi ? Je ne savais pas encore.

    Une fois dans ma chambre, il s’assit sur le lit et je restai debout, les bras croisés, attendant qu’il ouvre la bouche.

-         Je suis venu te voir pour essayer de comprendre ta réaction de ce week-end.

    En l’entendant évoquer le week-end, je me crispai, espérant qu’il n’était pas au courant de ma « mésaventure » avec Jérémy.

-         Quelle réaction ? demandais-je, feignant l’étonnement.

    Il soupira. Il savait très bien que je savais de quoi il parlait mais au lieu de me le faire remarquer, il dit :

-         Quand je t’ai dit que j’étais avec ta sœur.

-         Ah, ça !

-         Oui, ça.

-         C’est juste que… Ca m’a fait bizarre sur le coup. Rien de plus.

-         Ah oui ? lança-t-il, dubitatif.

    J’acquiesçai, sûre de moi. Mais les paroles qui suivirent me glacèrent sur place.

-         Pourtant, continua Hugo, Jérémy m’a dit que quand tu es arrivée chez lui tu étais plutôt mal en point.

  Silence.

  Savait-il que j’avais couché avec Jérémy ? Oui, c’était évident. Et il prenait un malin plaisir à tourner autour du pot.  

-         Oui, c’est vrai, et ça ne te regarde pas, annonçais-je froidement.

-         Je m’inquiète juste pour toi. Quelque chose ne va pas, Léo ? Tu peux me le dire, tu sais.

-         Je… Je n’ai rien à te dire.

-         D’accord, c’est comme tu veux.

  Silence.

-         De toute façon, j’imagine que Jérémy t’a déjà mis au courant, non ? dis-je, en sentant les larmes me monter aux yeux.

-         De quoi ?

-         Mais arrête ! Tu sais très bien ! criais-je, des sanglots dans la voix.

-         Ah, tu fais allusion au fait que tu ais couché avec Jérémy, dit-il en me fixant.

-         Oh, et puis merde… marmonnais-je en laissant les larmes couler le long de mes joues.

    Après tout, si j’avais envie de pleurer je n’allais pas me retenir. Surtout pas devant Hugo.

-         Enfin bon, tout ça ne me regarde pas, annonça-t-il. Je…

-         Oh, que si ! le coupais-je avec une pointe d’agacement. Ca te concerne plus que tu ne le crois, crétin !

   Il ne répondit pas, se contentant de me regarder, avec un air désolé. Puis il prit un kleenex dans la boîte posée par terre et me le tendit. J’avais presque oublié que les larmes avaient inondé mon visage. J’essuyai celui-ci et m’assis sur la chaise de mon bureau, essayant de me reprendre. Je commençais à sortir des conneries sous le coup de la colère et je devais impérativement me calmer.

-         Ecoute Léo, je ne sais pas pourquoi tu es dans cet état-là et je ne sais pas quoi faire pour te consoler, je n’ai jamais été très doué pour ça, mais si tu veux me parler de quelque chose ou encore…

    Il n’eut pas le temps de finir sa phrase que je m’assis sur ses genoux et enfouis ma tête contre son torse, recommençant à sangloter. Il se raidit soudainement, puis finit par me passer un bras autour des épaules pour tenter de me réconforter. Son doux parfum me parvint aux narines, m’enveloppant doucement. Je me sentais fragile collée contre lui alors qu’il faisait la même taille et la même carrure que moi. Je refoulai mes larmes, commençant à me calmer et à me sentir tranquille.

     Je me rendis compte que cela faisait un moment que je voulais qu’un tel instant ce produise. Etre si proche de lui. C’était si agréable.

     Que m’arrivait-il ? Hugo, le garçon avec qui je ne pouvais pas échanger trois mots sans être hors de moi ? Le même garçon qui me faisait un effet incroyable. Le souvenir de mon ventre se contractant quand je pensais à lui, des piques au cœur que je ressentais quand je le voyais arriver vers moi. Le même garçon que j’appréciais plus que je ne le croyais.

     Mon Dieu, étais-je amour… ?

     Mes pensées furent interrompues par l’objet de mon attention qui m’adressait la parole :

-         Ca va mieux ?

    Je hochai la tête. Sans m’en rendre compte, mes bras avaient enlacé sa taille si fort qu’il était incroyable qu’il respire encore. Gênée de m’être autant laissée aller, je les retirai vivement. Il me sourit.

-         Je ne suis pas si nul que je le pensais pour consoler quelqu’un, hein ? dit-il fièrement.

    Je ne répondis pas, me relevant doucement. Attendant toujours une réponse, je finis par lui lancer :

-         T’es pas mal dans ton genre.

-         Ah, j’attendais plus d’enthousiasme de ta part, répondit-il en faisant la moue.

    Je lui déposai un baiser sur la joue en murmurant un très audible « crétin », puis je me mis debout.

-         C’était quoi ça ? dit-il en montrant sa joue avec les yeux grands ouverts.

-         Un merci, idiot.

   Je lui fis un sourire et il me le rendit.

-         Euh, j’ai une question un peu personnelle, Léonore.

-         Oui ?

-         Pourquoi tu as couché avec Jérémy ?

   Je le regardai, gênée et étonnée de sa soudaine question.

-         Euh, eh bien, j’en avais envie, je pense.

-         D’accord. C’est tout ce que je voulais savoir, dit-il en souriant.

-         Pourquoi tu me demandes ça ?

-         Pour être sûr que tu n’as pas fait une bêtise. Vu que tu n’as pas l’air de t’être posé la question, je me la pose pour toi. Après tout, c’est important sa première fois, non ?

    Je rougis à sa remarque et bredouillai une vague réponse positive. Je finis par demander, inquiète :

-         Et tu crois que j’ai fais une bêtise ?

   Il se leva et commença à se diriger vers la porte. La main sur la clenche, il se retourna.

-         Tu as dit que tu avais couché avec lui parce que tu en avais envie et pas parce que tu l’aimais. A toi de voir si tu as fait une bêtise.

   Il sourit à nouveau, me fit un signe de la main et passa le seuil de la porte.

-         Je connais le chemin, t’inquiètes pas, l’entendis-je dire dans l’escalier.

    Après avoir entendu la porte d’entrée se fermer, je m’assis sur mon lit, pensive. Et si j’avais fait une énorme bêtise ? C’est vrai que je disais à qui voulait l’entendre que j’étais amoureuse de Jérémy, mais… Et si ce n’était pas le cas ?

    Je m’emparai de mon portable et composa un numéro.

-         Allô, Anna ? C’est moi. J’ai besoin de toi.

-         Salut Léo ! Je t’écoute.

-         C’est délicat. Je préférerais qu’on se voie, annonçais-je, sûre de ce que je faisais.

 

Et voilà le chapitre tant attendu depuis 2 semaines ! {#} Il vous a plu? J'espère bien !

La suite je ne sais pas quand. On verra en fonction de mon humeur et de vos demandes insistantes, hihihi.

A bientôt ! {#} 

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(20) Anna.  (Story) posté le mercredi 03 septembre 2008 17:25

Anna

 

         Sur le coup, je me suis étonnée que Léo demande à me voir. Depuis quelques semaines il est vrai que l’on passait beaucoup moins de temps ensemble. Elle était souvent avec Jérémy ou avec Hugo. Elle qui se plaignait de ne pas avoir de copain, elle était servie maintenant avec ces deux-là !

Je pris ma douche en quatrième vitesse, m’emparai de mon nouveau sac Longchamp (un cadeau de mon Julien) et sautai dehors, mes Bensimon aux pieds, rejoindre Léo au café Lockheart.

Quand j’arrivai, je m’arrêtai sur le seuil du bar pour observer mon amie qui s’était mise à l’écart, assise près des grandes baies vitrées qui donnaient sur la rue bondée. Elle tripotait un petit papier, le regard plongé dans sa tasse de café. Je m’approchai et une fois qu’elle leva les yeux vers moi, je pris place en face d’elle.

-         Tu as l’air très pensive, dis donc, dis-je.

Elle sourit et froissa le petit papier qui, maintenant que j’étais assez près pour le voir, était le sachet de sucre vide.

-         Je suis désolée de t’avoir fait venir… commença-t-elle.

-         Pas de problème.

-         … Mais j’aimerais discuter de certaines choses avec toi.

-         Ah. Ca doit forcément concerner les garçons, vu que c’est à peu près la seule chose qui a de l’importance à tes yeux maintenant ! lançais-je, avec un petit sourire moqueur.

Elle prit un air peiné et s’excusa :

-         Je sais bien que je t’ai un peu laissé de côté en ce moment mais je t’avoue que c’est compliqué.

-         Ne t’inquiète pas, je peux comprendre.

-         Pardon.

-         Arrête de t’excuser ou je te fais bouffer ta tasse.

-         Oui, d’accord. Désolée.

Je levai les yeux au ciel.

Le serveur (très mignon, d’ailleurs) arriva à notre table et me demanda si je voulais consommer quelque chose.

-         Mmh, vos petites fesses m’ont l’air bien sympathiques mais je vais plutôt prendre un Coca, susurrais-je en lui faisant les yeux doux.

Ce fut au tour de Léonore de lever les yeux au ciel. Le serveur ne fit presque pas attention à ma remarque et se dépêcha d’apporter ma boisson.

Je retournai mon attention vers Léonore qui me fixait.

-         Je t’écoute, déclarais-je.

-         Eh bien voilà, je crois avoir pris conscience de certaines choses concernant Jérémy…

-         Wow ! Tu as enfin remarqué que cet idiot ne te méritait pas !

-         Rooh, ne dis pas ce genre de choses.

-         C’est pourtant vrai.

-         Oui, enfin bon, je ne suis plus vraiment sûre de moi. Et en plus j’ai couché avec lui et Hugo m’a fait remarqué que c’était juste parce que j’en avais envie et non pas parce que je l’aimais. Enfin, c’est moi qui lui ais dit mais je ne m’étais pas rendu compte que…

-         Quoi ? la coupais-je. Tu as quoi ?!

Je la regardais, indignée.

-         Hein ? dit-elle, vaguement étonnée de mon expression.

-         Reviens sur la partie cul, s’il te plaît.

-         Oh, ça… murmura-t-elle en baissant les yeux.

-         Idiote ! sifflais-je entre mes dents. Ne me dis pas que tu as osé te laisser sauter par ce troufion de première !

-         Anna, ne sois pas si excessive.

-         Je t’interdis de le revoir ! lançais-je, pointant mon index vers son visage avec un air menaçant.

-         Tu n’es pas ma mère, dit-elle sans énervement, comme une simple constatation.

Le serveur au joli cul s’approcha à nouveau et déposa le verre de soda devant moi. Je le remerciai d’un signe de main mais il était déjà parti s’affairer aux tables d’à côté.

-         Et c’est bien dommage, car si c’était le cas je t’obligerais à rompre avec ce dugland.

Je bus une gorgée de Coca, fixant Léo par-dessus mon verre.

-         Je peux me passer de ton regard noir, merci, lança-t-elle. Et puis, ne t’énerve pas, je crois que justement je vais le larguer.

-         Ah oui ? demandais-je, intéressée. Pourquoi ça ? Il baise si mal ?

Elle soupira et me jeta un regard désabusé.

-         Ne sois pas vulgaire. Non, ce n’est pas ça. Je t’ai bien dis que je n’étais plus sûre d’être amoureuse de lui.

-         Oui.

-         Donc voilà.

-         Mais alors… Tu aimes Hugo ? la questionnais-je, avec un clin d’œil.

Elle rougit violemment, répondant indirectement à ma question.

-         Je le savais ! m’écriais-je, victorieuse.

-         Je n’ai rien dit ! s’indigna-t-elle. Je n’ai absolument rien dit !

-         Je te connais, Léo.

Je lui fis un grand sourire.

-         Bon, et lui ?

-         Quoi lui ? demanda-t-elle.

-         Eh bien, c’est quand qu’il se décide à te rouler une galoche ?

-         Rooh, Anna ! Tu es vraiment intenable.

-         Arrête de faire ta sainte nitouche la dépucelée, me marrais-je.

-         Parle moins fort ! siflla-t-elle.

Elle regarda à gauche puis à droite

-         Je ne suis même pas sûre d’aimer Hugo. Et puis, de toute manière, il est avec ma sœur.

-         Oh, pas pour longtemps !

Elle m’interrogea du regard.

-         Juju d’amour m’a dit qu’apparemment Juliette faisait la tête à son cher et tendre et que ce n’était pas prêt de se rabibocher vu qu’aucun des deux ne voulait céder. Bonne nouvelle, hein ?

-         Mais… Pourquoi ma sœur fait la tête ?

-         Je n’en sais rien. Encore un truc de filles, ça. Elle a peut-être ses règles, pouffais-je.

Léonore ne répondit pas. Elle se leva.

-         Bon, j’y vais. Merci d’être venu, Anna. A plus.

Elle commença à s’éloigner.

-         Quoi ? Tu t’en vas comme ça ? T’es gonflée, toi !

Elle se retourna.

-         Sympa, au fait, ton Longchamp !

Je lui fis un grand sourire.

-         Ouais, t’as vu !

Elle sortit du café en me faisant un signe de main puis elle disparut au coin de la rue.

Je repensai à notre conversation. J’avais hâte qu’Hugo et elle soit ensemble, ils commençaient à me gonfler à se tourner autour. C’était certain qu’ils étaient faits l’un pour l’autre.

Je fixai mon Coca, puis interpelai le serveur. Il se dirigea vers moi et je lui dis, avec un grand sourire et un battement de cils :

-         En plus de votre numéro, je peux avoir un autre Coca ?

       Un chapitre dans la tête de notre tarée d'Anna, ça vous a plu? Vous ne soupsçonniez en aucun cas sa répartie plus que douteuse, n'est-ce pas? Moi non plus. {#}

        Bon, sinon ma rentrée s'est bien passée, je suis en 1ère Littéraire et c'trop bien. J'espère que pour vous aussi, tout va pour le mieux. Si vous n'avez rien d'autre à faire (à part lire mon histoire, hein) que de me raconter votre rentrée dans vos commentaires, je prends {#}.

         A bientôt! {#}

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