Accueil Date de création : 13/05/08 Dernière mise à jour : 18/07/09 17:13 / 42 articles publiés
 

Story

(11) Léonore.  (Story) posté le mardi 03 juin 2008 21:02

Léonore

 

 

 

-         Léonore !

-         Quoi ?

-         Tu viens en ville avec moi ?

-         Pourquoi ?

-         Je voudrais faire du shopping et je n’ai pas envie d’y aller seule.

-         Ah d’accord, en clair je suis une bouche-trou.

-         Bah ouais.

-        

-         Alors ?

-         Je n’ai pas que ça à faire de ma journée, Juliette.

-         Oh aller, viens ! S’il te plaît. J’te payerai une glace puisqu’il fait beau.

-         J’arrive.

-         … Morfale.

 

Je me baladais avec ma sœur dans les rues, flânant. Non, en fait, je trainais derrière elle et elle, elle traçait à la recherche d’un magasin soit disant « stylé ». Ma sœur était une vraie fashion victim. A la pointe de la mode de jour comme de nuit. Mais son porte-monnaie ne suivait pas forcément… Je ne savais même pas pourquoi elle me demandait de venir avec elle. Ce n’était pas moi qui aller la conseiller sur telle ou telle chose. Sûrement pas.

-         C’est quand que j’ai ma glace ? implorais-je.

-         Bientôt. Je voudrais aller voir là-bas et puis… Oh, regarde cette robe ! Elle est trop belle ! s’écria-t-elle, surexcitée.

-         Juliette, j’ai faaaaiiiim.

Au bout d’une demi-heure, elle finit par céder et m’acheta la glace tant espérée. Elle s’en prit une aussi : le shopping ça creuse. Elle m’entraîna ensuite au parc pour que nous puissions les déguster sur un banc, à l’ombre.

-         Fais-moi goûter la tienne, dit-elle en approchant sa langue de mon précieux.

-         Ca va pas ! m’exclamais-je. Pas touche à ma glace, espèce de goinfre !

-         Rooh, aller, Léonore. Ne joue pas ta radine.

J’allais répliquer sauvagement (c’est tout moi, ça) quand je reconnus la silhouette d’Hugo qui s’approchait. Je m’apprêtai à l’interpeler quand je vis une fille à ses côtés. Ma sœur avait suivit mon regard et lança :

-         Tu le connais ? Qui est-ce ?

-         Un ami.

Je me surpris moi-même de ma réponse si spontanée. Un ami ? Après tout, qu’est ce que je pouvais dire d’autre ?

-         Wow… Pas mal, ton ami, murmura-t-elle. Tu me le présentes ?

-         Tu vois bien qu’il n’est pas seul, Juliette ! cinglais-je.

-         Et alors ? Tu as vu la tête de cette fille ? Une vraie pouffe. Entre nous, j’ai toutes mes chances.

Hugo me reconnut et s’avança vers nous.

-         Salut, dit-il.

-         Salut, répondis-je en le fixant.

-         Saluuut ! lança ma sœur avec un sourire jusqu’aux oreilles.

Les sourires qu’elle ne faisait pas pour draguer, celle-là…

-         Je suis Juliette, la sœur de Léo.

-         Ah... Euh, je suis Hugo.

-         Et moi, Clara ! dit la fille qui l’accompagnait en jetant un regard mauvais à ma frangine.

-         Vous êtes ensemble ? demanda Juliette.

-         Non, dit rapidement Hugo.

-         Oui, dit Clara avec un sourire de triomphe.

J’interrogeai Hugo du regard et il haussa les épaules en signe d’abandon. Il ne connaissait pas ma sœur !

-         Euh… Mais qui dit vrai ? dit-elle, suspicieuse.

-         Oui, enfin nous ne sommes pas vraiment ensemble, commença Clara. Mais c’est presque le cas. Il faut juste qu’Hugo se décide à sauter le pas, n’est-ce pas mon choupinounet ?

Je faillis exploser de rire mais je me retins en voyant Hugo qui me fixait méchamment.

-         Bon, je dois partir, annonça Clara. J’ai rendez-vous chez le coiffeur. On se voit lundi Hugo !

Elle déposa un baiser sur sa joue alors qu’il ne lui jetait pas même un regard, et elle s’éclipsa.

-         Très beau couple, lançais-je avec un sourire narquois alors qu’elle était hors de vue.

-         La ferme.

-         Bah, mon choupinounet, ne fait pas cette tête ! ajoutais-je.

-         Tais-toi. J’en peux plus de cette fille. Elle ne comprend pas qu’elle ne m’intéresse pas le moins du monde ?!

-         C’est vrai qu’elle n’a pas l’air d’avoir un appareil cervical très développé…

-         Et tu n’as pas encore vu son copain ! Ouais, parce qu’elle a un copain et elle trouve le moyen de me coller…

-         Ah mais tu es libre, alors ? demanda ma sœur.

Il se tourna vers elle, un peu surpris.

-         Euh, oui.

-         J’en prends note.

Elle lui fit un sourire de niaise et ne le lâchait pas des yeux. C’était presque si la bave lui coulait sur le menton. J’avais honte de ma sœur parfois. Comment ça moi aussi je bavais l’autre fois, devant Jérémy ? Meuh non, pas du tout (Mauvaise foi ? Meuh non, encore moins).

-         Bah vas-y, Juliette. Demande-lui son numéro, ne fait pas ta timide.

Je la fixais, espérant lui foutre la honte et qu’elle se sente gênée mais c’était sans prendre en compte que ma sœur n’était pas comme tout le monde.

-         Oh oui, tiens ! s’exclama-t-elle comme si elle n’y avait pas du tout penser. Tu pourrais me donner ton numéro de portable s’il te plaît ?

Je m’attendais quasiment à entendre le crétin se marrer devant la tête de surexcitée de Juliette.

-         Oui, pas de problème, répondit Hugo avec un sourire presque attendri.

Je voulais que ma sœur passe pour une nunuche et le voilà qui la regardait tendrement ! A croire que Juliette était une grosse peluche dont tout le monde tombait sous le charme. Ce n’est qu’une métaphore car, je peux vous dire que ma frangine était svelte comme une baguette de pain.

Bref, elle arrivait toujours à ses fins. Je ne lui donnais même pas une semaine pour remplacer Clara. Et encore, elle n’avait pas vraiment de rivale vu que cette dernière n’était rien aux yeux de ce cher crétin.

Ils commençaient à discuter, m’oubliant, pendant que je les observais. Ma sœur avait l’air aux anges, elle ne cessait de sourire et de glousser. Quant à Hugo, c’était la première fois que je l’entendais parler avec quelqu’un sans être sarcastique. Ca me donnait presque des frissons. Mais où était donc le vrai crétin ? Pourquoi l’avoir remplacé par un garçon aussi attentionné et aimable ? Et pourquoi c’était toujours avec ma sœur que les gens se comportaient ainsi ?

J’avais dû rater un passage car ma sœur se leva et partit en faisant un « coucou » de la main à Hugo. Je me retournai vers celui-ci et demanda où elle allait et pourquoi elle me laissait seule avec un crétinos des bois.

-         Elle va rejoindre ses amies, là-bas, répondit-il en me montrant un groupe de filles qui s’éloignaient vers la sortie du parc.

-         Sympa… Elle me force à venir et elle se barre en me laissant sur ce banc.

-         Bah, t’es plutôt en bonne compagnie, non ? dit-il avec un sourire je-me-la-pète

-         Non.

-         Ah… Ca, c’est fait.

Il y eu un petit silence.

-         Ta sœur est sympa.

-         Si on veut.

A nouveau un silence.

-         Ca va avec Jérémy ?

Je rêvais ou il essayait de me faire la conversation ?

-         Ouais, ouais.

-         C’est bizarre votre relation, non ?

-         Ouais.

-         Je ne pensais pas que tu étais le genre de fille à accepter ça.

-         Comment ça ?

Il commençait à m’intriguer avec ses remarques.

-         Bah, tu ne sors pas vraiment    avec lui. C’est un peu « un jour oui, un jour non ». Je ne te pensais pas capable de supporter ce genre de relation.

-         Je n’ai pas trop le choix si je suis amoureuse de lui.

-         Tu as toujours le choix. T’es amoureuse de lui ?

-         Euh…Je crois.

-         Tu n’es pas sûre ?

-         … Mais c’est quoi cet interrogatoire ?! Il t’a engagé pour m’espionner ?

-         Non, non. Je voulais juste en discuter avec toi. Tu sais, je connais bien Jérémy et je te conseille de ne pas trop t’attacher à lui car il se lasse très vite de tout.

-         Comment ça ? Tu crois qu’il se fiche de moi ?

-         Non. Il t’aime bien, mais bon, ce n’est pas de l’amour. De toute manière je ne pense pas que c’est son genre d’être amoureux. Il n’a jamais connu ça et je crois qu’il se persuade qu’il ne doit pas le connaître.

-         Tu essaies de le rabaisser là ? Tu crois que je vais le lâcher après avoir entendu ce que tu viens de dire peut-être ?

-         C’était juste un conseil, Léo. C’est tout.

Pourquoi me disait-il tout ça ? J’étais persuadé qu’il me trouvait idiote alors pourquoi vouloir me conseiller ? Et puis d’où il m’appelait « Léo » ?

Il m’avait mis le doute avec ses soi-disant conseils. Après tout, c’était vrai, à quoi m’avancer la relation avec Jérémy ? On ne se voyait pas souvent et je me sentais plus attirée par lui physiquement qu’autre chose.

Je regarda Hugo et lui souris faiblement.

-         Merci.

-         De quoi ? demanda-t-il.

-         De m’avoir un peu ouvert les yeux.

Je lui frotta le dessus de la tête pour le décoiffer en me levant.

-         Aller je rentre. Bye le crétin !

-         Mes cheveuuuuuuux ! geignait-il alors que je m’éloignais en ricanant.

Il me regarda et me tira la langue.

Une vrai gamin, ce gars-là.

 

 

Vous m'aimez, hein? {#}Vous avez enfin la suite et vous allez arrêter de me traiter de tous les noms à chaque fois que vous passerez sur mon blog à la recherche d'un nouveau chapitre, n'est-ce pas? Héhé. J'ai l'impression qu'il est plus long que les autres, en plus. Je l'ai écris en deux fois: j'avais commencer il y a un moment (genre plus d'une semaine (non, ne me jetez pas de pierres)) et je l'ai fini aujourd'hui.

La suite? Ne me demandez pas quand ou je mords. {#} Non, je blague. La suite pendant les vacances (donc après le 15 juin, je vous aime, ne me tapez pas, je vous jure que ça passera vite).

{#}Bisous all {#}

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(12) Hugo.  (Story) posté le mardi 17 juin 2008 02:14

Hugo

 

J’avais rencontré la sœur de Léonore et je devais dire qu’elle était plutôt assez attirante comme fille. Une brune avec un visage doux et chaleureux. Ca changeait de Léonore. Non pas que celle-ci ne soit pas séduisante, mais elle n’avait pas le même air gentil que Juliette. Léonore, qui était aussi brune que sa sœur, avait des yeux verts malicieux et un sourire assez franc ; pourtant, il était rare de le voir se peindre sur son visage. Léonore était une fille lunatique qui était souvent de mauvaise humeur pour quelconque raison. Elle avait un caractère assez fort en fin de compte. On pouvait imaginer qu’elle était plutôt timide, maladroite et à côté de la plaque mais, au contraire, elle était très stable. Juliette paraissait plus imprévisible, plus extravertie.

Cela m’amusait de comparer leurs caractères. Pour des sœurs elles étaient vraiment très différentes. Et je ne saurais pas dire laquelle était la mieux.

 

Juliette m’appelait souvent pour discuter. Nous ne nous étions pas encore revus mais je m’entendais déjà très bien avec elle. On parlait pendant plusieurs vingtaines de minutes de tout et de rien. Je ne pouvais pas dire qu’elle me plaisait vraiment mais elle n’en était pas loin.

Finalement, un samedi elle m’invita chez elle. Elle me proposait qu’on regarde un film ensemble et qu’on discute. Rien de très provocant dans tout ça, pourtant je me doutais bien qu’elle attendait plus de moi.

Je sonnai à la porte en début d’après-midi. Ce fut la sœur cadette qui vint m’ouvrir.

-          Qu’est ce que tu fais ici ? demandait-elle avec un air dédaigneux.

-          Salut Léonore ! Content de te voir aussi ! Tu vas bien ?

-         

-          Je suis venu voir ta sœur, idiote.

-          Ah ! s’exclama-t-elle avec surprise. C’est donc toi le fameux rencard dont elle est si fière au point de taire le nom de l’heureux élu ! Eh bien, entre dans la maison du diable, mon cher.

Elle se décala et me laissa entrer.

Je ne m’attendais pas à ce genre d’intérieur de la part de la famille de Léonore. C’était chaleureux et très bien aménagé. Pardon de dire ça, mais c’était un peu le contraire de Léonore. Les pièces étaient éclairées par le peu de rayons du soleil perçant entre les nombreux nuages de cette journée de fin d’automne. Elle me fit entrer dans le salon et me montra le canapé.

-          Si monsieur veut bien se permettre, dit-elle en me faisant signe d’y prendre place. Mademoiselle se prépare à l’étage. Donc ne t’attends pas à la voir descendre avant une heure.

-          Oh. Joyeuse perspective d’attente en ta compagnie.

-          Hum, je ne te ferais pas ce plaisir. Je m’en retourne là-haut pour réviser mon prochain contrôle de Géographie !

-          Mais je peux t’aider à réviser, je suis doué en Géo.

-          Bien sûr, bien sûr… marmonnait-elle.

-          Si, je t’assure. Tiens, où est le Bengladesh ?

-          Kézako ?

Je soupirais

-          Bon, plus facile : la Lituanie ?

-          ...  Entre ma tête et mes fesses ? dit-elle en ricanant.

-           Mmh... Elégante réponse…

-          Eh oui.

C’était à ce moment-là que quelqu’un débarqua dans la pièce. C’était un homme entre deux âges, mal-rasé et l’air rêveur. Il semblait chercher quelque chose avec acharnement.

-          Papa ? Tu cherches quoi ? demanda Léonore.

Il ne répondit pas, continuant sa recherche.

-          Papa, on a de la visite alors s’il te plaît ne fait pas ton « bizarre ».

Il releva la tête à cette remarque et s’approcha de nous.

-          Bonjour ! me dit-il avec le sourire. Je suis Sam, le père de Léo. Et toi ?

-          Je m’appelle Hugo. Euh, je suis un ami de vos filles.

Léonore se marra à cette parole. Son père, quant à lui, continuait de me sourire.

-          Ca fait du bien de voir du mâle à la maison. C’est plutôt le sexe faible qui a le pouvoir dans cette maison, si tu vois ce que je veux dire.

Il appuya sa phrase avec un clin d’œil.

-          Ah oui, c’est vrai qu’avec vos trois filles et votre femme, vous êtes un peu seul comme représentant du sexe fort !

Nous riions ensemble alors que Léonore levait les yeux au ciel.

-          Bon, ce n’est pas tout mais il me faut mes partitions pour bosser. Tu ne les as pas aperçues ma Léo chérie ? demanda-t-il.

-          NAN ! Et évites ces surnoms mielleux devant une tierce personne s’il te plaît.

Son père ricana et ajouta :

-          Bien sûr mon lapin.

Il lui déposa un baiser sur le front et sortit de la pièce. Léonore me regarda et soupira.

-          Tu connais maintenant l’original de la famille. Mon père est musicien. Enfin, il se définit plutôt comme « artiste », ça sonne mieux.

-          C’est génial ça ! Et il joue de quoi ?

-          Piano, guitare et chant. Il joue dans un groupe mais il essai de percer seul. C’est un peu notre John Lennon à nous. D’ailleurs il vénère John comme les Hindous vénèrent Bouddha. Tu vois le genre. Mon père est un peu l’enfant de la famille. Parfois Lou-Anne est même plus lucide que lui. C’est te dire !

-          Il est vraiment cool alors ! C’est super ça.

-          Bah, il me fait rire alors ça va. Mais même s’il est un peu à côté de la plaque parfois, il s’occupe bien de nous et fait son maximum pour qu’on ne manque de rien. Donc c’est l’essentiel.

-          Oui, c’est vrai. Mon père est plutôt du genre business-business, tu vois. Il bosse beaucoup, donc c’est moins évident d’avoir une relation complice avec lui.

-          Ah, oui c’est sûr que c’est plus prenant que de jouer de la guitare quelques heures par jour !

Elle se leva et croisa les bras.

-          Voilà ma chère sœur qui arrive.

Je tournai la tête. En effet, Juliette descendait l’escalier, son plus beau sourire sur le visage.

 

 

 

Petit chapitre en retard mais VAUT MIEUX TARD QUE JAMAIS! D'ailleurs, en parlant de tard, il est 2h10 et il est temps que j'aille me coucher. {#}Précicion: ce chapitre a été écrit sous la menace de Power Rangers. Je me devais de faire la suite pour satisfaire son appétit de lectrice avide de rebondissements. J'espère que cette suite vous a plu et à bientôt pour the next chapter.{#}

Bisous partout.{#}

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(13) Léonore.  (Story) posté le samedi 21 juin 2008 16:01

 Léonore

 

Avoir Hugo à la maison me faisait un drôle d’effet. C’était presque comme si sa présence était normale, alors que non, il n’y avait rien de normal là-dedans. Il n’était pas forcément la personne que j’inviterais pour m’éclater un samedi après-midi. Par contre, ma sœur en était folle. Elle lui souriait sans arrêt, gloussait comme une dinde et ne cesser de battre des cils tel Bambi en parade amoureuse. Pathétique. Je ne comprenais pas ce qu’elle lui trouvait. Enfin si, c’est vrai qu’il était mignon… Bon d’accord, il était très beau, mais ça ne faisait pas tout ! Et puis, il lui arrivait d’être plutôt drôle, plus souvent avec ma sœur qu’avec moi. Ou alors il l’était quand il me balançait des vacheries. Bref. Je ne comprenais vraiment pas ce qu’elle lui trouvait.

 

Ils étaient allés à l’étage, sûrement pour faire des cochonneries (le coup du « on va regarder un film » j’y croyais moyen) et moi je glandais en bas. Après quelques minutes d’intenses réflexions sur ce que je pourrais faire pour dissiper l’ennui, je décidai de monter dans ma chambre. L’ordi, mon seul ami, m’y attendait.  

Une fois assise devant celui-ci, j’entendais des éclats de rire venant de la chambre de Juliette. Eux, au moins, ils ne devaient pas s’embêter. Je pianotais sur MSN avec Anna, surfais sur le web avec toujours en musique d’ambiance, les gloussements stridents de ma frangine. Ils commençaient à me taper sur les nerfs, ces deux-là. Aucun respect pour les désespérées comme moi ! Je frappai contre le mur en leur disant de baisser le volume.

L’après-midi passait sans qu’ils ne sortent de la chambre. Je les entendais discuter étrangement bas. Ils murmuraient presque. Non, je n’avais pas l’oreille collée contre le mur mais je devinais qu’ils ne parlaient pas fort. Etrange.

Je m’étais allongée sur mon lit, légèrement assoupie. Dire que j’aurais pu voir Jérémy aujourd’hui, mais cet idiot avait quelque chose de prévu. Depuis la conversation que j’avais eue avec Hugo, je n’avais pas eu beaucoup de nouvelles de mon soi-disant « boyfriend ». Je soupirai bruyamment quand la porte de ma chambre s’ouvra.

-         C’est quoi ce soupir de dromadaire ? Je ne savais pas que des bruits aussi étranges pouvaient sortir d’une aussi petite chose !

    Hugo me faisait face avec un sourire moqueur.

-         Tu aurais pu frapper avant d’enter ! dis-je outrée. Imagine que je sois en plein ébat sexuel avec un garçon ! J’ai le droit à un minimum d’intimité !

   Il éclata de rire.

-         Ce n’est pas prêt d’arriver vu le peu de fois où tu es avec Jérémy.

-         Il n’y a pas que Jérémy dans la vie. Je ne suis pas accro à lui ! lançais-je un chouïa agressive.

-         J’espère bien pour toi.

    Il s’installa sur la chaise de mon ordinateur. Cela me perturbait un peu de le voir aussi à l’aise dans ma chambre. A croire qu’il passait tout ses week-ends chez nous.

-         Je peux savoir pourquoi tu viens ici ? Tu n’es plus avec ma chère sœur ? demandais-je en insistant sur la fin de la phrase.

-         Je crois qu’elle avait un rendez-vous de prévu alors elle est partie.

-         Et elle t’a laissé ici, tout seul ?

-         Ben oui.

-         Mais pourquoi tu ne rentres pas chez toi ?

-         Je me suis dis que ce serait drôle de venir t’embêter, dit-il avec un grand sourire.

-         Quelle chance j’ai…, marmonnais-je.

      Il se leva et jeta un coup d’œil sur les murs où j’avais accroché un tas d’affiches de films. Un petit sourire apparut sur son visage alors qu’il continuait de fixer les posters.

-         Quoi ? Pourquoi tu souris ? demandais-je.

-         C’est marrant de voir ce que tu aimes comme films…, répondit-il toujours en souriant.

-         Arrête de te moquer. A croire que tu ne sais faire que ça. Enfin sauf avec ma sœur, hein ! C’est sûr que tu ne te moques pas d’elle, c’est toujours de moi que tu rigoles, n’est-ce pas ? m’exclamais-je, énervée.

      Il s’arrêta et me fixa sérieusement.

-         Tu crois que je sors avec ta sœur ?

-         Hein ? Pourquoi tu me demandes ça ? m’écriais-je, gênée de sa question. Ca n’a aucun rapport avec ce que je te dis.

-         Bien sûr que si. Tu crois que Juliette et moi, on est ensemble, n’est ce pas ?

-         Ne me dis pas que ce n’est pas le cas, franchement !

-         Bah je te dis que ce n’est pas le cas.

      Je le regardais pour voir s’il ne mentait pas. Il paraissait assez sérieux.

-         Mais…, commençais-je, alors pourquoi… ?

      Je ne pus pas finir ma phrase car Lou-Anne débarqua dans ma chambre. Elle s’arrêta nette quand elle vit Hugo.

-         Oups, pardon, je ne savais pas que tu n’étais pas seule ! me dit-elle.

-         Ce n’est pas grave, de toute manière Hugo allait partir, hein ? lançais-je en le regardant.

      Il hocha la tête et je me levai pour le raccompagner en bas.

-         Tu peux prendre l’ordinateur, si tu veux, dis-je à ma petite sœur.

      Je fermai la porte derrière nous et poussa Hugo dans l’escalier.

-         Merci de me virer de chez toi ! dit-il en rigolant.

-         Je t’en prie, tout le plaisir est pour moi.

     Arrivés à la porte, il sortit et avant que je ne la referme, il me dit :

-         Tu es la fille la plus aimable que je connaisse !

     Je ne répondis pas, me contentant de lui faire une grimace.

Comme si j’allais user de mon amabilité pour un crétin pareil !

 

 

It was the suiiiite! J'espère que je n'ai pas été trop longue et de toute façon j'écris quand je veux, NA! .... Alalalala Hugo {#}! Oui, je bave devant mon propre perso, j'ai le droit! Si vous voulez je vends des seaux pour pas cher. Faites votre commande! {#}.

Bisous and see you later! {#}

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(14) Hugo.  (Story) posté le dimanche 06 juillet 2008 21:07

Hugo

 

J’étais allongé sur mon lit, les bras derrière la tête, pendant que Jérémy jouait à la console à côté de moi. Il poussait des jurons à chaque vie perdue et des grognements lorsqu’il ne tuait pas un méchant.

-          T’as fini de jouer à ce truc ? Ce jeu, je l’ai eu pour mes dix ans, il est temps que tu arrêtes de t’acharner dessus à chaque fois que tu viens ici.

-          P’tain ! M’parle pas ! Tu vas me faire rater le niveau ! s’exclama-t-il.

C’est ce qui arriva quelques secondes plus tard. Vexé d’avoir perdu, il jeta la mannette et éteignit la console pour ensuite s’affaler à mes côtés.

-          Ce jeu est nul, déclara-t-il.

-          Content que tu t’en rendes compte.

Il soupira bruyamment.

-          Comme ma vie en ce moment. J’en ai marre. Marre de mes parents qui passent leur vie ailleurs que chez nous, marre de me faire chier, marre des cours, marre des filles… Marre de tout !

-          Oh oui, j’imagine que tu as une vie vraiment très insupportable, que dis-je, insoutenable même ! Je te plains vraiment.

-          Ouais, c’est exactement ça… dit-il, ne comprenant pas mon ton ironique.

-          Arrête Jérém’… Sérieux, t’as une belle baraque, t’as un paquet de filles à tes pieds, et bon, OK, tes parents sont presque inexistants, mais je t’assure que parfois ce n’est pas plus mal. Les parents peuvent être très lourds.

-          Des filles à mes pieds ?! Si seulement ! gémit-il.

-          Tu te fous de moi ? En plus de Léonore, tu en as au moins 3 sur le feu ! m’écriais-je.

Il ne répondit pas.

-          D’ailleurs je ne comprends pas comment tu arrives à jongler entre elles sans qu’elles ne s’en rendent compte, ajoutais-je.

-          Oh ça, c’est une question de timing.

Je le fixai, incrédule.

-          Tu n’as vraiment peur de rien toi ! rigolais-je.

Il se leva, s’étira et me dit :

-          Je rentre chez moi. Tu viens ?

-          Tu veux que je te raccompagne ?

-          Ouais, s’il te plaît.

-          Bon euh, ok.

Il prit ses affaires et nous prîmes le chemin de sa maison.

Quelques minutes plus tard, arrivés devant, il se tourna vers moi.

-          Merci.

-          Pas de quoi.

Il avança vers la porte d’entrée puis me regarda.

-          Merci pour tout Hugo.

Il sortit sa clé et pénétra dans la maison.

Je restai sur le bord de la route à regarder la façade. « Merci » ? Pourquoi tout à coup me disait-il ça ? Je le sentais mal en point en ce moment mais je ne pensais pas que c’était aussi grave pour qu’il me remercie soudainement à propos de je ne sais quoi.

Je pris le chemin inverse, les mains dans les poches, en réfléchissant à ce qui venait de se passer. Tout à coup, quelqu’un me heurta. Je perdis l’équilibre mais me rattrapa de justesse alors que l’autre personne tomba au sol.

-          Tu ne peux pas faire gaffe où tu marches, pauvre con ?! hurla celle-ci.

Tiens, Léonore. Ca faisait longtemps que je l’avais vu.

Elle leva la tête et s’aperçue que c’était moi.

-          Oh, c’est toi… Crétin.

Je lui tendis la main et l’aida à se relever.

-          Excuse-moi, je ne t’avais pas vu, dis-je.

-          Ouais, c’est ça ! Et moi j’suis copine avec E.T ! lança-t-elle, sarcastique.

-          Je t’assure que je ne t’avais pas vu, idiote.

Elle me jeta un regard noir.

-          Tu allais chez Jérémy ? demandais-je.

Elle changea radicalement d’expression et sembla gênée.

-          Peut-être bien… répondit-elle évasivement.

-          Quoi ? Tu ne sais pas où tu vas ?

-          Si, mais en fait j’hésitais à aller le voir. Tu viens de chez lui ?

-          Oui. Je l’ai raccompagné, il a passé la nuit chez moi.

-          Ah d’accord.

-          Alors ?

-          Alors quoi ?

-          Bah tu vas chez lui ou non ?

Je la fixai, attendant une réponse. Elle rougit et puis explosa :

-          Roooh, c’est bon ! Ne me regarde pas comme ça ! Je sais ce que tu penses ! Tu penses que cette relation est parfaitement bidon et que je devrais arrêter là avant de souffrir. Je sais ça ! Et je suis tout à fait d’accord avec toi. Mais ce n’est pas si simple. Moi je l’aime, Jérémy, j’ai de l’affection pour lui... Ce n’est pas si simple, murmura-t-elle.

Je ne la quittais pas des yeux. Elle avait l’air complètement perdue.

-          Tout le monde me dit d’en finir avec cette histoire. Mais je n’y arrive pas…

-          Je vois, dis-je.

Elle releva la tête, soudainement.

-          Comment ça « je vois » ?! Tu ne peux pas dire quelque chose d’un peu plus utile ? s’écria-t-elle.

-          Euh… Non, désolé.

-          C’est pas possible, tu ne sers vraiment à rien ! fulmina-t-elle. Tu pourrais faire un effort pour m’aider ! T’es égoïste ou quoi ?

-          Ca ne vas pas de t’énerver comme ça ?! Vas te faire foutre, dis-je, vexé.

Je passai à côté d’elle et continua mon chemin, sans me retourner.

-          Et en plus tu es susceptible ! l’entendais-je dire. Tu n’as vraiment rien pour toi, mon pauvre !

-          Je t’emmerde, Léonore. Je ne t’ai absolument rien demandé, je me contre-fous de ta vie alors lâches-moi. Laisses-moi tranquille, putain !

J’étais hors de moi. Je donna un coup de pied rageur dans une canette qui trainait au sol. Pour qui se prenait-elle à me parler comme ça ?

Je marcha aussi vite que je pus, sans faire attention à ce qui m’entourait. Des pas s’approchèrent de moi. Léonore me prit le poignet et me tira pour que je lui fasse face.

-          Je suis désolée, Hugo.

Je ne répondis pas, me contentant de la regarder méchamment.

-          Excuse-moi d’avoir dit ce genre de choses, c’était complètement faux. J’étais juste en colère contre moi d’être comme je suis et je me suis énervée sur toi.

Elle fit la moue, tenant toujours mon poignet dans sa main droite.

-          Pardonnes-moi, répéta-t-elle.

-          Mais pourquoi tu veux autant que je t’excuse ? lançais-je, agressivement. Après tout, je ne suis personne pour toi et tu n’es personne pour moi. Alors pourquoi ?

-          Mais non Hugo. Enfin en tout cas, pour moi, tu n’es pas personne. Que ça t’étonnes ou non, j’ai besoin de quelqu’un comme toi à mes côtés. Tu es la seule personne dont j’ai envie d’écouter les conseils et à qui je fais confiance pour me refroidir en cas de dérapage. Tu sais bien que je suis un peu à côté de la plaque parfois et que je ne vis pas forcément ce que je voudrais, mais je te fais confiance d’être là pour m’aider. Ne me demandes pas comment cela se fait que ce soit toi qui ais ce rôle-là dans ma vie, je me pose aussi la question.

Après avoir dit tout ça, elle me sourit. Ses yeux pétillaient et une fossette apparut sur sa joue gauche.

 Je ne savais pas quoi dire. Je la fixai, les mots me manquaient.

-          Ah ça t’en bouches un coin, hein ? dit-elle en riant. Tu verrais ta tête, c’est tordant.

-          Je ne sais vraiment pas quoi dire…

-          Ne dis rien.

Je soupira, la tête pleine de pensées qui allaient et venaient. Je ne savais pas comment prendre ce qu’elle me disait. Est-ce que ça me faisait plaisir ou, au contraire, je trouvais ça complètement idiot ? Je n’en avais aucune idée. Tout ce que je savais, c’est que je ne lui en voulais plus de s’être énervée contre moi.

Je me passai les mains dans les cheveux et dis :

-          Ecoute, je pense que si tu veux arrêter de te torturer l’esprit à cause de Jérémy, il faut que tu mettes fin à cette relation bizarre et que tu en entames une normal.

-          Avec lui ? Ou avec quelqu’un d’autre ? demanda-t-elle.

-          Bah, avec lui. Comme un couple normal. Chacun reste fidèle à l’autre.

-          Je ne pense pas que je pourrais lui faire confiance. J’aurais toujours peur qu’il me trompe…

-          Eh bien, si tu n’as pas confiance en lui, il faut arrêter tout, tout de suite. Pas la peine de continuer.

-          Tu crois ?

-          Je te dis juste ce que je pense. Après tu en fais ce que tu veux.

Elle me fit un grand sourire et m’embrassa sur la joue.

-          Merci Hugo.

Je la regarda, bouche bée.

Qu’est-ce qu’ils avaient tous à me dire merci, aujourd’hui ?

-          Tu sais que parfois j’ai l’impression de ne pas avoir la même personne en face de moi ?

-          Je sais. Mais il y a des jours où rien que ta vue m’exaspère alors c’est sûr que je suis moins gentille.

-          Hum. Merci.

Elle me lâcha enfin le poignet et commença à suivre la route que j’empruntais tout à l’heure pour rentrer chez moi.

-          Alors ? dis-je.

-          Alors quoi ?

-          Tu ne vas pas voir Jérémy ?

-          Non. Plus maintenant.

Elle sourit et avança.

-          Où tu vas ?

-          Je vais chez toi. J’ai entendu dire que tu avais de supers jeux vidéo.

-          Tu pourrais me demander mon avis, avant !

Je la rattrapai et marchai à ses côtés. Elle rigola.

Je me sentais bien. J’avais envie de finir cette journée à rire avec elle.

 

 

C'est du long chapitre ça, hein! Je pense m'être faite pardonnée maintenant. J'espère que vous avez appréciez et si ce n'est pas le cas, FUCK. {#}

Sinon, comme vous le savez, j'ai passé une semaine anglophone à Evreux et je vous avoue que c'était génialissiment génial! J'ai rencontré pleins de gens supers et j'ai bien speaké anglais. {#} Pour plus d'infos et pour les photos, vous pouvez aller voir sur mon blog perso: http://crackle.cowblog.fr/

Voilààààà.

Je vous aime. {#} (no panique, je suis d'humeur affective en ce moment).

 

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(15) Léonore.  (Story) posté le jeudi 10 juillet 2008 02:18

Léonore

 

 

-          Aaaaah ! Je gagne ! Je gagne ! m’écriais-je en tenant la manette de toutes mes forces.

Si fort que mes jointures viraient au blanc.

-          Bouges-toi ! Je gagne ! hurlais-je en poussant Hugo.

Nous jouions à la console dans sa chambre depuis plus d’une heure.

-          Hého ! Calmes-toi ! Je te signale que je suis à la tête de la course alors expliques-moi en quoi tu gagnes ?! dit-il en me regardant comme si j’étais folle.

-          Je VAIS gagner !

-          Bien sûr, ricana-t-il.

-          Si je gagne, je fais le tour du pâté de maison en sous-vêtements ! annonçais-je en riant.

-          Oula… Je ne savais pas que tu avais des penchants nudistes…

Mon regard était fixé sur l’écran. Je ne le lâchais pas des yeux. Je voulais gagner, coûte que coûte. Non pas parce que je voulais absolument me balader en sous-vêtements mais parce que cela faisait 5 parties que j’avais perdu et mon amour-propre avec.

Nous étions dans la dernière ligne droite de Mario Kart, j’étais deuxième. Devinez qui était premier ? J’accéléra autant que je pus, mettant toute ma concentration dans ce jeu débile. La ligne d’arrivée était proche. Je commençais à prendre de l’avance, je dépassa Hugo et je GAGNA ! Je poussa un hurlement de pure joie, ayant enfin le privilège de me vanter de ma course.

-          Yeeaah ! J’ai gagné ! Je suis la meilleure ! Héhé ! T’as vu, c’est moi qui ai gagné !

-          Tu es bien joyeuse pour une fille qui va montrer ses sous-vêtements à la Terre entière, lâcha Hugo avec un petit sourire pervers.

Je me figea aussitôt. J’avais presque oublié cette fâcheuse promesse.

-          Hum, voyons Hugo, tu sais bien que je plaisantais. Hahahahahahaha…

Je souriais niaisement, espérant qu’il me répondrait « je sais bien ! Hahahahaha ». Mais, bien sûr, ce ne fut pas le cas.

-          C’est ça, c’est ça. Aller, enlèves tes couches de vêtements et va courir dehors !

-          Non ! Je te dis que c’était une blague !

-          Ce qui est dit est dit. C’est trop tard maintenant ! Tu es obligée de le faire !

-          Espèce de pervers… lançais-je en riant.

-          Moi ? dit-il avec un faux air outré.

Il m’attrapa pour ne pas que je m’échappe. Je riais, me jetant sur son lit alors qu’il essayait de m’enlever ma veste. Je gigotais dans tous les sens, gloussant en répétant inlassablement « non !» entre deux hoquets. Il s’assit sur moi pour m’empêcher de bouger, continuant d’essayer de me retirer mes vêtements.

-          Hugoooooo ! Arrête !

Je riais tellement que je crus presque m’être fait pipi dessus.

-          Il faut toujours faire ce qu’on dit ! balança-t-il.

Il m’écrasa un peu plus et, entendant des grognements presque inhumains, il cru que je m’étouffais avec mon rire. Il se fit rouler sur le côté et me fixa d’une drôle de façon.

-          Ca va ? demanda-t-il avec un air inquiet.

Je hochai la tête. Mes cheveux étaient en bataille et mon souffle pénible. Je me remettais à peine de mon fou rire. Il retira une mèche de mon visage et me sourit. Puis il fixa intensément mes lèvres. Je cru un instant qu’il allait m’embrasser mais il se releva et dit :

-          Bon, je laisse passer pour cette fois mais à la prochaine partie, si tu perds, quelque soit ton gage, tu seras obligée de l’exécuter !

-          Mais je perds presque tout le temps ! geignais-je.

-          C’est ton problème, crétine.

Je soupira et m’allongea sur le dos.

La chambre d’Hugo était un peu en désordre mais l’on s’y sentait bien. Des livres et des cds jonchaient le sol. Son bureau était à peine visible sous ses feuilles de cours. Sur ses murs, on pouvait distinguer deux sortes d’affiches, celles de groupes de rock et celles de Base-ball. Quant à son lit, il était correctement fait. On voyait bien le passage d’une main maternelle experte.

-          Tu aimes le Base-ball ? demandais-je plus pour parler que pour la vraie question.

-          Non, bien sûr que non. J’ai accroché ces affiches parce que le papier-peint ne me plaisait pas !

Je rigola de sa vanne.

-          Oh c’est bon. Simple question. Tu en fais alors ?

-          Oui, j’en fais depuis 3 ans.

-          Ouah. Ca doit être trop classe.

-          Si on veut.

Je lui lança un oreiller dans la figure.

-          AIE ! Espèce de folle !

-          Arrête de faire ton blasé !

-          Je ne fais pas mon blasé ! Que veux-tu que je réponde à l’expression idiote « ça doit être trop classe » ?! Franchement !

-          Tu as raison, vaut mieux que tu te taises.

Il me jeta un regard noir et je ricana.

La porte s’ouvra, laissant entrer Elodie, la petite sœur d’Hugo.

-          Léonore ! Tu es là !

Elle se catapulta sur moi avec un rire cristallin. Je lui fit un baiser sur le front et la mis à califourchon sur moi.

-          Ca va ma puce ?

Elle acquiesça avec son plus beau sourire. Hugo fit une grimace de désespoir à côté de nous.  

-          Pathétique les amitiés de filles…

-          La ferme le  blasé.

-          EH !

Je regarda Elodie en riant et elle fit de même.

-          Vous êtes amoureux ? demanda-t-elle, aussi innocente qu’une fille de son âge peut l’être.

Nous échangeâmes un regard, Hugo et moi, et je répondis :

-          Non. On est amis. Même si, rien que ça, c’est difficile à croire vu le caractère horripilant de ton frère.

Je le regarda en coin, avec un petit sourire. Il bourgeonna et se leva du lit.

Elodie m’attrapa la main et s’écria :

-          Léonore, viens voir ma chambre ! Je vais te montrer mes dessins !

-          Oh, j’aimerais bien ma chérie mais une autre fois. Il faut que je rentre chez moi.

Elle fit la moue et me fixa avec un regard triste.

-          Je suis désolée. Je te promets que la prochaine fois je viendrais la voir.

-          S’il y a une prochaine fois, marmonna Hugo, les bras croisés.

Je me leva et récupéra mes affaires. Elodie m’embrassa goulûment la joue et me laissa partir. Je descendis les escaliers avec Hugo. A la porte d’entrée, il me regarda un moment et dit :

-          Tu veux que je te raccompagne ?

-          Oh non, c’est bon, ne te déranges pas pour moi.

-          Comme tu veux.

-          Bon bah, salut alors. Bonne soirée.

-          Ouais. A plus.

Il commença à refermer la porte alors que je m’avançais dans l’allée. Soudain je me retourna et cria :

-          Hugo !

Il réapparu à la porte.

-          Oui ?

-          Tout compte fait, je veux bien, dis-je avec un air mielleux.

Il me sourit et me rejoignit.

-          Crétine…

 

 

Voilà! Pas grand chose à dire pour cette suite assez futile entre Hugo et Léo. En espérant que vous avez enjoyé...

B'sous.. {#}

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