Accueil Date de création : 13/05/08 Dernière mise à jour : 16/11/08 20:30 / 33 articles publiés
 

Story

(6) Hugo.  (Story) posté le mercredi 14 mai 2008 23:42

Hugo

 

 

Cela faisait un moment que j’étais dehors. Je m’étais assis sur un muret et je réfléchissais. J’aimais bien me poser pendant des heures pour penser à toutes sortes de choses. C’était comme le pot de Nutella pour les filles, c’était mon petit pêché-mignon à moi.

La fête battait son plein à l’intérieur et je me demandais ce que tout le monde pouvait bien faire. Je repensai à Jérémy. Il  avait dû aller tenter sa chance avec Léonore, j’en étais persuadé. Quel prédateur celui-là. Je me mis à rire tout haut quand une voix se fit entendre.

-         Qui est là ?

C’était une voix d’une fille paniquée. Je reconnus justement Léonore et dit :

-         C’est moi, crétine. Je ne suis pas un violeur.

Elle parut soulagée puis s’écria :

-         Je ne pouvais pas savoir, moi ! Comment aurais-je pu deviner que c’était simplement toi qui te taper une barre tout seul ?

Je ne répondis pas. Elle avait raison sur ce point-là mais ça, je ne le dirais jamais à haute voix. Elle s’assit à côté de moi et soupira. Un soupire plus joyeux que malheureux.

-         Qu’est-ce que tu as ? Laisse-moi deviner… Tu as trouvé un nouveau sac poubelle plus classe que le tiens ? Enfin, si c’est possible.

-         Mais non, idiot. Tu vois même si tu te moques encore de moi, je suis si heureuse que je ne m’énerverais pas.

-         Merde.

Elle éclata de rire devant mon expression dégoutée.

-         Je vais te dire pourquoi je suis joyeuse…

-         Wow, quel suspense, j’ai hâte de savoir ! dis-je, sarcastique.

-         Premièrement, continua-t-elle comme si je ne l’avais pas interrompu, je suis légèrement bourrée et ça aide pour trouver tout si merveilleux. Deuxièmement, je viens d’embrasser Jérémy et c’était génialissime, comme dans un rêve. Et troisièmement, je ne me suis même pas fait tuer par le groupe des nunuches. Enfin pas encore.

-         Elles ne tuent pas, elles torturent. Pourquoi t’éliminer si vite alors qu’elles peuvent te faire du mal avant ?

-         Ah, pas faux. T’en connais un rayon sur leurs techniques. Dis, tu ne serais pas un de leurs espions, par hasard ?

-         Non, je suis neutre. Je suis dans aucun camp. Je suis comme la Suisse.

-         Qu’est ce que la Suisse a à faire là-dedans ? dit-elle avec un air d’incompréhension.

-         Vas t’acheter un cerveau et tu le sauras.

-         Bon.

Mon portable se mit à vibrer. Je l’extirpai de ma poche et lu le message que l’on venait de m’envoyer : « J’ai réussi à me la faire mais pas complètement. Je remets ça à la prochaine soirée ! ;-). Jérém’ ». Quel con. Heureusement qu’elle ne l’a pas vu sinon ça aurait pu mal finir… Je tournai la tête et vit Léonore qui regardait par-dessus mon épaule. Elle leva ses grands yeux verts vers moi et demanda d’une voix glaciale :

-         C’est un texto de Jérémy ?

Merde. L’avait-elle lu ou pas ?

-         Euh… Non.

-         Alors pourquoi c’est signé Jérem’ ?

Elle l’avait lu.

-         Ecoute, ne t’inquiètes pas, il doit être aussi un peu bourré. Je te jure qu’il ne dit pas ce genre de choses d’habitude !

Me voilà à mentir pour sauver le coup d’un copain. Quelle poisse.

Ses yeux commencèrent à se remplir de larmes et son visage se déforma sous ses sanglots.

-         Je suis si bête ! Je suis tombée dans le panneau ! C’est un gros salaaaauuuud !

Elle me pleurait dessus. Je ne savais pas vraiment comment réagir face à une fille bourrée et venant d’apprendre qu’elle n’était que le coup d’un soir. Je fis ce je pensais préférable :

-         Ne te mets pas dans cet état-là, tu le connaissais à peine de toute façon. Et puis, tu es entrain de tremper mon t-shirt.

Elle continua de me morver dessus, sans m’écouter.

-         Tu avais bien vu, tout de même, que c’était un touche-à-tout. Il ne se contente pas que d’une seule fille. Ca se voit qu’il est comme ça et personne ne le changera.

Elle releva la tête et me fusilla du regard.

-         Tu savais que je n’étais qu’un trophée de plus et tu ne m’as pas averti ?! cingla-t-elle.

-         Non mais oh, on n’a pas élevé les cochons ensemble.

-         Et alors ?! Tu as bien vu que je n’étais qu’une jeune fille innocente, sans défense, ayant la tête sur les épaules ! Tu aurais pu me prévenir !

-         Euh, désolé, je n’ai rien vu de tout ça…

Elle s’essuya les joues et soupira, cette fois de tristesse. Elle paraissait exténuée.

-         Je crois que tu as besoin de dormir, lui murmurais-je.

-         Mouais, grogna-t-elle.

-         Je dis ça pour toi, moi ! Après tu fais ce que tu veux.

-         Ce que je veux c’est trouver quelqu’un de bien.

-         Eh bien, bonne chance !

-         Ouais, tu l’as dit.

Elle se redressa à côté de moi.

-         Tes vannes m’ont consolé mine de rien !

Je ris et m’allongea. Cette fille était passée du rire aux larmes en un rien de temps. Une émotive, apparemment.

Mais mine de rien, je commençais à vraiment l’apprécier.

 

Pffffiuuuu... Dernier chapitre de la journée. Je suis fatiguée, je file dodoter! En espérant que le semblant d'amitié entre les deux zozos (Léo et Hugo) vous ait plu...

Bisous {#}...

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(7) Léonore.  (Story) posté le jeudi 15 mai 2008 21:11

Léonore

 

Le lendemain de la fête, je retournai chez moi en pensant à tout ce qui s’était passé. Je repensais à Jérémy, au salaud qu’il était. Et je repensais aussi à Hugo. C’était avec lui que j’avais fini la soirée et si on m’avait dit ça quelques heures avant, je ne l’aurais jamais cru. J’avais découvert qu’il n’était pas vraiment méchant. Ses vannes me faisaient plus rire qu’autre chose maintenant. Je pourrais presque être amie avec lui.

Presque.

-         Maman, je suis rentrée ! criais-je en pénétrant dans la maison.

Je vis sa tête dépasser de la porte de la cuisine et elle me dit « bonjour ».

-         Tu as passé une bonne soirée, ma chérie ?

Je réfléchis quelques instants avant de dire :

-         C’était une soirée… spéciale.

-         Ah ? dit-elle avec une expression interrogative.

-         Oui. Bon, je vais prendre une douche annonçais-je en montant les escaliers.

Une fois là-haut, j’allais déposer mes affaires sur mon lit pour ensuite me diriger vers la salle de bain. Dans ma chambre, Lou-Anne, ma petite sœur, était à mon bureau entrain de jouer aux Sims sur l’ordinateur.

-         Tu aurais pu me demander avant de te servir de mon PC, lançais-je.

-         Mais tu n’étais pas là ! dit-elle avec une petite voix en se tournant vers moi.

Me rendant compte que c’était vrai et que ma remarque était stupide, je ne répondis rien.

-         Je vais me laver.

-         Juliette est déjà dans la salle de bain, s’exclama Lou-Anne.

J’allai à la porte de celle-ci et commença à frapper dessus.

-         Bouges-toi les fesses ! Je dois me laver ! implorais-je.

-         Tu es très pressée, dis-moi. Tu pus tant que ça ? rit-elle de l’autre côté de la cloison.

-         Tu m’énerves à rester trois heures là-dedans pour, soi-disant, te faire belle. Je mets 5 minutes à prendre ma douche alors que tu en mets 20 ! Et ne parlons pas de maquillage !

La porte s’ouvrit et Juliette me fit un sourire resplendissant.

-         Je suis prête ! Vas te décrasser, crapaud.

Elle disparut dans sa chambre et je me précipitai sous la douche.

C’était ça tout les jours chez moi. Mes sœurs étaient tout le temps dans mes pattes : Lou-Anne était plus dans ma chambre que dans la sienne et Juliette essayait d’être amie avec mes amis ou ne se gênait pas pour me piquer des fringues. D’ailleurs j’étais assez surprise qu’elle ne se soit pas invitée à la soirée d’hier. Elle devait sûrement avoir quelque chose de prévu à la place.

Je sortis de la salle de bain toute prête quelques minutes plus tard. Mon portable sonna et je me dirigeai vers ma chambre pour y répondre quand j’entendis la voix de Juliette dire « allô ? ». Elle s’était emparée de mon téléphone devant mon nez. Excédée, j’essayai de le lui arracher des mains.

-         Jérémy ? Non, je ne connais pas de Jérémy. Tu es le copain de Léo ? Si tu es normalement constitué, tu te dois de répondre « non » !

Elle riait pendant que je lui sautai dessus en lui hurlant de mon rendre mon portable. Elle finit par le faire, contente de m’avoir énervée.

-         Tiens, je te passe ton amoureux ! dit-elle en me tendant le téléphone.

Je grognai et la vira de ma chambre avant de coller l’appareil contre mon oreille.

-         Oui ? dis-je.

-         Allô Léo ? C’est Jérémy.

-         Ouais. Euh, excuse-moi pour ma sœur. Elle est un peu idiote parfois.

-         Pas de problème, t’inquiètes pas. Je t’appelais pour te parler de la soirée d’hier. Hugo m’a dit que tu avais lu le texto que je lui ai envoyé.

Silence.

-         Donc, euh, je voulais te dire que ce n’étais pas pour te faire du mal que j’avais dit ça. Et tu sais comment parlent les garçons entre eux.

-         Ce n’est pas une excuse.

-         Oui, tu as raison. Mais je voulais que ça soit clair entre nous. On ne se connaît pas depuis longtemps et tout est allé très vite. Je t’aime bien Léo, et si tu es d’accord j’aimerais qu’on continu à se voir.

Il voulait qu’on sorte ensemble ? J’étais un peu surprise et je ne le cachai pas.

-         Ah ? Tu veux dire que tu veux qu’on se voie en tant qu’amis ou plus ?

-         Eh bien, en fait, un peu des deux. Tu vois, on peut être ensemble sans forcément se surveiller comme un vrai couple. On pourrait faire ce qu’on veut de notre côté.

-         Ah carrément. Et ça ne te fais pas bizarre comme relation ?

-         Je suis ouvert à tout, tu sais. Alors non, ça ne me fais pas bizarre. Mais c’est toi qui vois.

Je ne dis rien. Je trouvais son idée étrange mais assez tentante. Après tout, on n’a qu’une vie !

-         Oui. J’accepte.

-         C’est vrai ? s’exclama-t-il.

-         Puisque je te le dis.

-         Super ! Je pense que ça va te plaire, lança-t-il tout joyeux. Je ferais tout pour.

-         On verra bien. De toute façon, on arrête quand on veut, hein ?

-         Oui, oui. Bon, on se voit bientôt alors. Demain ?

-         D’accord, ça me va.

-         Cool, je t’enverrais un texto pour te redire ça. Bisous.

-         Ok, bisous.

Je raccrochai et m’allongea sur le lit. J’avais accepté sa proposition, je n’en revenais pas. Enfin, je commençais à me dévergondée. J’étais une ado et il fallait bien que je teste tout dans ma vie, non ?

 

 

Drôle d'arrangement avec Léo et Jérémy, n'est-ce pas? Ca va être drôle, moi j'vous l'dit {#}... Bonne soirée!!! Bisous.

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(8) Hugo.  (Story) posté le samedi 17 mai 2008 15:02

 

Hugo

 

Dernier jour du week-end.

La veille, j’étais allé chez Jérémy pour regarder des films jusqu’à pas d’heure. Je rentrai chez moi, un peu fatigué, et décida d’aller me coucher. A peine eu-je passé la porte du salon, Elodie et Victor me sautèrent dessus.

-         Hugo ! On peut aller au cinéma aujourd’hui ?? Dis oui, s’il te plaît !

Je soupirai et les reposa au sol.

-         Je suis crevé, une autre fois.

-         Aller, s’il te plaît ! geignait ma petite sœur.

Ma mère, alertée par les éclats de voix, apparut à nos côtés.

-         Hugo, emmène les jumeaux. Je ne les veux pas dans mes pattes aujourd’hui, ton père et moi repeignons la cuisine.

-         Mais Maman ! Je reviens de chez Jérémy, je voulais aller me coucher !

-         Ce n’est pas une heure pour aller dormir. Sois gentil, va au cinéma avec eux, dit-elle avec un regard insistant.

Elle m’embrassa sur le front et sortit de la pièce. Quelle poisse.

-         Et Jules ? Il ne peut pas y aller avec eux ? hurlais-je. 

-         Il est parti en week-end avec sa copine, répondit la voix lointaine de ma mère.

-         Jamais là quand on a besoin de lui, celui-là… marmonnais-je.

Je pris le porte-monnaie de ma génitrice et sortis, suivit des jumeaux.

 

Devant le cinéma, j’hésitai entre un film d’action et un film d’auteur. Mais je devais prendre en compte le goût de ma sœur et de mon frère.

-         Bon, les morveux, vous voulez voir quoi ? demandais-je en me baissant à leur hauteur.

-         Le dessin animé ! hurlèrent-ils en chœur.

Je soupirai pour la vingtième fois de la journée et demanda 3 places pour Némo.

C’est en rentrant dans la salle que je reconnus Jérémy de dos. J’allais l’interpelé en me moquant du genre de film qu’il venait voir quand je me rendis compte qu’il y avait une fille à côté de lui. Il valait mieux ne pas le déranger. Victor l’aperçu aussi et s’écria :

-         Jérémy !!!!!!

Merde. Ce n’était vraiment pas discret les mômes.

Jérémy se retourna et nous fit un signe de main suivit d’un sourire. La fille se retourna aussi et c’était… Léonore. Tiens, tiens, moi qui croyais qu’elle pensait que Jérémy était un salaud. Apparemment, elle avait vite changé d’avis.

Elle sembla surprise de me voir et finit par me faire un sourire. Je pris place à côté des jumeaux et le film commença.

 

Un peu plus d’une heure après, nous sortîmes dehors. Elodie me supplia de lui achetait des pop-corn et je m’exténuai à lui expliquer qu’elle aurait dû en demander avant le film et non après.

Jérémy et Léonore sortirent eux aussi et vinrent à notre rencontre.

-         Salut les gamins ! lança Jérémy aux petits. Alors, vous avez aimé Némo ?

-         Oh oui ! C’était trop bien ! répondit Victor.

Je regardais Léonore, les mains dans les poches. Elle fixait les jumeaux avec un sourire amusé.

-         Vous êtes des amoureux ? demanda Elodie en les dévisageant.

Pour une fois qu’elle demandait quelque chose d’intelligent.

-         Eh bien, on peut dire ça ! répondit Jérémy en lançant un regard complice à Léonore.

Celle-ci sourit et lui rendit son regard. Louche cette histoire.

Ils proposèrent qu’on aille au parc pour rester ensemble et pour que les jumeaux s’amusent. J’acceptai. Après tout, maintenant que j’étais dehors et que je n’avais rien à faire, je n’allais pas rentrer chez moi surtout pour me chamailler avec les petits.

Une fois là-bas, Elodie et Victor s’élancèrent sur les balançoires. Léonore se tourna vers moi et dit :

-         Ils sont adorables. Ca me change de ma petite sœur !

-         Ah, tu trouves ?

-         Oui, ils sont vraiment mignons !

-         Tu ne les vois pas à la maison… C’est l’enfer.

Elle éclata de rire et les suivit pour s’amuser avec eux.

-         Alors ? Etonné de me voir avec elle après le coup du texto ? sourit Jérémy.

-         Un peu, je l’avoue. Je ne la pensais pas aussi idiote pour revenir aussi vite vers toi.

-         Ah non, c’est moi qui suis revenu vers elle, et avec un contrat en or !

Je le regarda avec un air interrogatif.

-         On sort ensemble mais pas complètement. En gros, on peut faire ce que l’on veut de notre côté tout en se voyant.

Je le fixais, attendant de voir un sourire s’étirer sur ses lèvres en signe de plaisanterie mais il restait sérieux.

-         Si ce que tu dis est vrai, t’es vraiment un putain de con, dis-je en rigolant. Mais en même temps, ce genre de chose ne m’étonnerait pas venant de toi.

-         C’est bien vrai, je t’assure ! répondit-il en riant aussi.

-         La technique pour pouvoir te faire pleins de filles en même temps… murmurais-je en soupirant. T’as vraiment du culot, Jérémy !

-         Oh, tu sais, elle est absolument d’accord pour ce genre de relation alors ne me blâme pas. Elle sait très bien dans quelle situation elle s’est mise.

-         J’espère bien sinon elle tombera de haut.

Il y eu un petit silence pendant lequel nous regardions Léonore rire avec Elodie et Victor.

-         Ne t’inquiète pas pour elle, lança-t-il.

Je ne répondis rien.

C’est vrai que ce n’était pas à moi de m’inquiéter à propos de cette fille.

 

 

Voilà, c'était la suite tant attendue! Alors, qui est pro-Hugo et qui est pro-Jérémy? Et qui n'aime personne? (tous les goûts sont dans la nature, hein! {#}).

Bisous!! {#}

 

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(9) Léonore.  (Story) posté le samedi 17 mai 2008 18:16

Léonore

 

Une trentaine de minutes après que nous soyons arrivés au parc, Hugo décida de rentrer chez lui avec son frère et sa sœur. Je leur dit au revoir et Elodie s’écria :

-         Vivement qu’on se revoit ! T’es trop, trop gentille ! On est copine maintenant, hein ?

Je lui souris et je hochai la tête. Je la tournai vers Hugo et le grilla entrain de lever les yeux au ciel, exaspéré.

-         Ca te dérange que je sois amie avec ta sœur ? lui demandais-je en souriant.

-         Non, tant que tu ne viens pas jouer avec elle à la Barbie chez moi.

-         Je te rassure, ça ne risque pas. Je suis plutôt branchée Playmobil.

-         Ah. Adresses-toi à Victor pour ça.

Je souris et Hugo commença à partir avec les jumeaux.

-         On se voit demain, lui lança Jérémy.

-         Ouais. A demain, dit Hugo.

Nous les regardâmes s’éloigner avant d’aller nous asseoir sur un banc libre pour nous faire des câlins.

Je me plaçai sur Jérémy et l’embrassa dans le cou pendant qu’il m’entourait de ses bras. Je me sentais si bien tout contre lui quand, tout à coup, il me dit :

-         Il te plaît ?

Je me redressa pour le regarder.

-         Qui ça ? l’interrogeais-je en fronçant les sourcils.

-         Hugo. Il te plaît ?

Je le fixais sans vraiment comprendre pourquoi il me demandait ça. Il paraissait calme et serein, indifférent à ce que je dirais.

-         Euh, il est sympa. Enfin, pas tout le temps mais en général, ça peut aller. Avant, il était plutôt méchant avec moi mais il a eu l’air de s’être calmé. A vrai dire, depuis l’histoire du texto et du fait qu’il m’ait un peu consolé, je l’apprécie plus.

Jérémy souriait étrangement. Je voulu lui demander pourquoi il avait cette expression mais il prit la parole à ma place :

-         Et ? C’est tout ce que tu penses de lui ?

Je réfléchis quelques instants et ajouta :

-         Il est très beau mais je ne crois pas que ce soit intéressant en quoi que ce soit que je te dise ça.

-         Tu as tort, c’est intéressant.

-         Pourquoi ?

-         Parce que si je meurs soudainement, je sais maintenant à qui te léguer ! rit-il.

Je ris avec lui en le traitant d’idiot.

Il reprit son sérieux et il s’empara rapidement de mes lèvres. Le baiser dura quelques secondes puis il se leva en me tirant par la main.

-         Je suis désolé Léo, mais je dois partir.

-         Déjà ? Pourquoi ?

-         Eh bien... J’ai quelque chose de prévu depuis assez longtemps.

-         Une autre fille ? dis-je un peu sèchement.

-         Quelque chose.

-         Bon, très bien.

Je lui déposai un baiser sur la joue et commença à m’éloigner.

-         Attends Léo ! m’interpella-t-il.

Je me retournai.

-         Tu ne fais pas la tête, j’espère ?

-         Non.

-         Tant mieux parce que le contrat ne changera pas.

-         Oui, je sais.

-         Très bien. Je t’appelle.

Il s’en alla.

Je me rassis, seule, sur le banc en soupirant. Je ne pensais pas que ça pouvait être aussi dur. Je ne supportais pas l’idée qu’il soit avec une autre fille que moi et si je disais quelque chose, il me répondrait que c’était le contrat et que j’étais d’accord avec.

Donc, soit je continuais cette drôle de relation, soit j’arrêtais tout.

 

J’étais dans la chambre d’Anna et je lui racontais toute l’histoire.

-         Et tu es d’accord avec sa vision des choses ? Tu es d’accord avec ce genre de relation idiote et sans avenir ? s’écria-t-elle.

-         Oui.

-         Mais… Pourquoi ?

-         Parce que ça m’a trop manqué d’avoir quelqu’un à aimer, parce que je suis bien avec lui et parce que si j’arrête tout je me retrouve seule.

-         T’es vraiment une pauvre idiote....

Elle soupirait et me lançait des regards désapprobateurs.

-         Tu pourrais trouver un garçon sain d’esprit et fait pour toi, mais il faut toujours que tu finisses avec les mauvais.

-         Il n’est pas si mauvais que ça, il est juste un peu dragueur.

-         UN PEU ?! Il saute sur tout ce qui bouge !

-         Bon, d’accord, ce n’est pas une qualité mais c’est sa personnalité. Il a juste besoin d’être aimé et il essaye de trouver cet amour un peu partout. Ses parents ne s’occupent jamais de lui.

-         Ce n’est pas une raison pour faire du mal autour de lui.

Je ne répondis pas. Et puis soudain il me vint une idée brillante.

-         Et si je me trouvais quelqu’un d’autre !

Le visage d’Anna s’éclaira.

-         Tu as ENFIN compris.

-         Mais non, je reste avec Jérémy mais je me trouve un ou plusieurs autres copains comme ça je ferais comme lui et je ne serais pas aussi triste quand il ira voir d’autres filles !

Anna fit une grimace et me donna un coup sur la tête.

-         AIE ! Ne me frappe pas, c’est une idée géniale.

-         Crétine.

-         Arrête, on croirait entendre Hugo.

-         En voilà un qui t’irait bien.

-         Hein ? Et puis quoi encore !

-         Je te dis que je ne l’aime pas ce Jérémy, il se fout de toi. Au moins, je suis sûre qu’Hugo est honnête.

-         Si c’est pour que tu me rabâches les oreilles avec ça, je m’en vais sur le champ.

-         Pars loin alors, parce que je n’ai pas fini de te dissuader de rester avec le blondinet.

A l’évocation de sa blondeur, une expression rêveuse se peigna sur mon visage.

-         Il est beau mon chéri, hein ? dis-je avec un sourire béat.

-         Ce n’est pas que TON chéri, c’est aussi celui de plusieurs autres filles, dit Anna sarcastique.

Je lui jetai un regard noir et me leva.

-         Bon, je rentre. Il est temps, avant que je t’étouffe avec ton oreiller.

-          Tu connais le chemin de la porte.

-         Oui, merci.

Je sortis de la chambre et rentra chez moi.

Anna me sortait par les yeux, elle n’essayait pas de comprendre que j’aimais Jérémy et que, quoi qu’elle dise, je ne changerais pas d’avis.

C’était vrai que cette histoire de contrat était bête mais si je voulais rester avec lui, je devais l’accepter. Et j’avais décidé de l’accepter.

 

 

Il commence à m'énerver, Jérémy, même si c'est moi qui choisit ce qu'il fait et ce qu'il dit {#}! Ca veut donc dire que je suis à fond dans mon histoire ... Alalalaa.. {#}

Bon, j'espère que ça vous a plu! Vivement la suite, hein! {#}

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(10) Hugo.  (Story) posté le lundi 19 mai 2008 20:51

Hugo

 

Je détestais me lever tôt le matin. Surtout pour aller en cours.

Ce matin-là, plus que les autres, j’étais de mauvaise humeur et le fait de commencer par le cours de maths n’allait pas arranger les choses. Je rentrai dans la salle de classe avec les autres et jeta mon sac sur la table du fond, celle près de la fenêtre. Alors que tout le monde sortait ses affaires, je me mis à somnoler.

Soudain, la chaise à mes côtés se poussa et une fille s’assit. Je tournai la tête dans sa direction et me retrouva face au sourire étincelant de Clara, cette colleuse.

-         Ca ne te déranges pas que je m’assieds ici, au fait ? demanda-t-elle.

-         Euh, non.

-         Tant mieux !

Je me retournai vers la fenêtre et observa les quelques élèves restés devant le lycée. Je pensais à mon lit, à ma grosse couette et aux jumeaux qui n’avaient pas cours aujourd’hui. A vrai dire, je n’y pensais pas, j’y rêvais.

-         Ouah, il est super beau ton sweat, Hugo ! s’écria la voix nasillarde sur la chaise d’à côté.

-         Ah merci, dis-je en lui jetant un coup d’œil.

-          Non, vraiment, il fait ressortir tes beaux yeux bleus !

Je la regardai, interloqué. Elle me faisait un grand sourire. Cette fille n’avait assurément rien à dire pour tenir ce genre de propos.

-         Tu sais, me glissa-t-elle, je me disais qu’on pourrait se voir ce week-end, tous les deux. Aller au parc ou au cinéma, non ?

Je rêvais ou elle me demandait bien un rencard ? Elle était mignonne mais un peu trop superficielle à mon goût. C’était pourquoi je répondis :

-         Non.

-         Hein ? Juste non ? Mais donne-moi une explication au moins ! Tu as une copine ?

-         Non.

-         Bah alors, qu’est-ce qui t’arrêtes ?

J’ai failli lui dire que c’était justement elle qui m’arrêtait mais je me suis dis qu’il valait mieux ne pas me la mettre à dos. On ne sait jamais, elle faisait quand même partie du groupe des nunuches du lycée.

-         Je me consacre à mes études, lui sortais-je avec sérieux.

Elle pouffa de rire. C’était trop dur à croire ?

-         Tu rigoles, avec la moyenne que tu as en maths !

-         Justement. Je dois la remonter, alors fini les sorties.

-         Mouais, lança-elle, sceptique.

Le cours continua sans qu’elle ne me parle.

Le midi, je racontais à Jérémy ce qui s’était passé le matin même.

-         Quoi ? Tu as collé un râteau à Clara ? T’as de la merde dans les yeux ou quoi ?

-         Non, mais je ne vais pas sortir avec elle juste parce qu’elle est bien foutue. Je ne veux pas d’une idiote pour copine.

-         Tu es trop exigeant, Hugo.

-         Tu ne vas pas me dire que tu es avec Léonore simplement parce qu’elle est belle ?

-         Elle n’est pas belle, elle est super bien foutue.