Accueil Date de création : 13/05/08 / Dernière mise à jour : 18/08/08 18:23 / 27 articles publiés
 

(15) Léonore. (Story) posté le jeudi 10 juillet 2008 02:18

Léonore

 

 

-          Aaaaah ! Je gagne ! Je gagne ! m’écriais-je en tenant la manette de toutes mes forces.

Si fort que mes jointures viraient au blanc.

-          Bouges-toi ! Je gagne ! hurlais-je en poussant Hugo.

Nous jouions à la console dans sa chambre depuis plus d’une heure.

-          Hého ! Calmes-toi ! Je te signale que je suis à la tête de la course alors expliques-moi en quoi tu gagnes ?! dit-il en me regardant comme si j’étais folle.

-          Je VAIS gagner !

-          Bien sûr, ricana-t-il.

-          Si je gagne, je fais le tour du pâté de maison en sous-vêtements ! annonçais-je en riant.

-          Oula… Je ne savais pas que tu avais des penchants nudistes…

Mon regard était fixé sur l’écran. Je ne le lâchais pas des yeux. Je voulais gagner, coûte que coûte. Non pas parce que je voulais absolument me balader en sous-vêtements mais parce que cela faisait 5 parties que j’avais perdu et mon amour-propre avec.

Nous étions dans la dernière ligne droite de Mario Kart, j’étais deuxième. Devinez qui était premier ? J’accéléra autant que je pus, mettant toute ma concentration dans ce jeu débile. La ligne d’arrivée était proche. Je commençais à prendre de l’avance, je dépassa Hugo et je GAGNA ! Je poussa un hurlement de pure joie, ayant enfin le privilège de me vanter de ma course.

-          Yeeaah ! J’ai gagné ! Je suis la meilleure ! Héhé ! T’as vu, c’est moi qui ai gagné !

-          Tu es bien joyeuse pour une fille qui va montrer ses sous-vêtements à la Terre entière, lâcha Hugo avec un petit sourire pervers.

Je me figea aussitôt. J’avais presque oublié cette fâcheuse promesse.

-          Hum, voyons Hugo, tu sais bien que je plaisantais. Hahahahahahaha…

Je souriais niaisement, espérant qu’il me répondrait « je sais bien ! Hahahahaha ». Mais, bien sûr, ce ne fut pas le cas.

-          C’est ça, c’est ça. Aller, enlèves tes couches de vêtements et va courir dehors !

-          Non ! Je te dis que c’était une blague !

-          Ce qui est dit est dit. C’est trop tard maintenant ! Tu es obligée de le faire !

-          Espèce de pervers… lançais-je en riant.

-          Moi ? dit-il avec un faux air outré.

Il m’attrapa pour ne pas que je m’échappe. Je riais, me jetant sur son lit alors qu’il essayait de m’enlever ma veste. Je gigotais dans tous les sens, gloussant en répétant inlassablement « non !» entre deux hoquets. Il s’assit sur moi pour m’empêcher de bouger, continuant d’essayer de me retirer mes vêtements.

-          Hugoooooo ! Arrête !

Je riais tellement que je crus presque m’être fait pipi dessus.

-          Il faut toujours faire ce qu’on dit ! balança-t-il.

Il m’écrasa un peu plus et, entendant des grognements presque inhumains, il cru que je m’étouffais avec mon rire. Il se fit rouler sur le côté et me fixa d’une drôle de façon.

-          Ca va ? demanda-t-il avec un air inquiet.

Je hochai la tête. Mes cheveux étaient en bataille et mon souffle pénible. Je me remettais à peine de mon fou rire. Il retira une mèche de mon visage et me sourit. Puis il fixa intensément mes lèvres. Je cru un instant qu’il allait m’embrasser mais il se releva et dit :

-          Bon, je laisse passer pour cette fois mais à la prochaine partie, si tu perds, quelque soit ton gage, tu seras obligée de l’exécuter !

-          Mais je perds presque tout le temps ! geignais-je.

-          C’est ton problème, crétine.

Je soupira et m’allongea sur le dos.

La chambre d’Hugo était un peu en désordre mais l’on s’y sentait bien. Des livres et des cds jonchaient le sol. Son bureau était à peine visible sous ses feuilles de cours. Sur ses murs, on pouvait distinguer deux sortes d’affiches, celles de groupes de rock et celles de Base-ball. Quant à son lit, il était correctement fait. On voyait bien le passage d’une main maternelle experte.

-          Tu aimes le Base-ball ? demandais-je plus pour parler que pour la vraie question.

-          Non, bien sûr que non. J’ai accroché ces affiches parce que le papier-peint ne me plaisait pas !

Je rigola de sa vanne.

-          Oh c’est bon. Simple question. Tu en fais alors ?

-          Oui, j’en fais depuis 3 ans.

-          Ouah. Ca doit être trop classe.

-          Si on veut.

Je lui lança un oreiller dans la figure.

-          AIE ! Espèce de folle !

-          Arrête de faire ton blasé !

-          Je ne fais pas mon blasé ! Que veux-tu que je réponde à l’expression idiote « ça doit être trop classe » ?! Franchement !

-          Tu as raison, vaut mieux que tu te taises.

Il me jeta un regard noir et je ricana.

La porte s’ouvra, laissant entrer Elodie, la petite sœur d’Hugo.

-          Léonore ! Tu es là !

Elle se catapulta sur moi avec un rire cristallin. Je lui fit un baiser sur le front et la mis à califourchon sur moi.

-          Ca va ma puce ?

Elle acquiesça avec son plus beau sourire. Hugo fit une grimace de désespoir à côté de nous.  

-          Pathétique les amitiés de filles…

-          La ferme le  blasé.

-          EH !

Je regarda Elodie en riant et elle fit de même.

-          Vous êtes amoureux ? demanda-t-elle, aussi innocente qu’une fille de son âge peut l’être.

Nous échangeâmes un regard, Hugo et moi, et je répondis :

-          Non. On est amis. Même si, rien que ça, c’est difficile à croire vu le caractère horripilant de ton frère.

Je le regarda en coin, avec un petit sourire. Il bourgeonna et se leva du lit.

Elodie m’attrapa la main et s’écria :

-          Léonore, viens voir ma chambre ! Je vais te montrer mes dessins !

-          Oh, j’aimerais bien ma chérie mais une autre fois. Il faut que je rentre chez moi.

Elle fit la moue et me fixa avec un regard triste.

-          Je suis désolée. Je te promets que la prochaine fois je viendrais la voir.

-          S’il y a une prochaine fois, marmonna Hugo, les bras croisés.

Je me leva et récupéra mes affaires. Elodie m’embrassa goulûment la joue et me laissa partir. Je descendis les escaliers avec Hugo. A la porte d’entrée, il me regarda un moment et dit :

-          Tu veux que je te raccompagne ?

-          Oh non, c’est bon, ne te déranges pas pour moi.

-          Comme tu veux.

-          Bon bah, salut alors. Bonne soirée.

-          Ouais. A plus.

Il commença à refermer la porte alors que je m’avançais dans l’allée. Soudain je me retourna et cria :

-          Hugo !

Il réapparu à la porte.

-          Oui ?

-          Tout compte fait, je veux bien, dis-je avec un air mielleux.

Il me sourit et me rejoignit.

-          Crétine…

 

 

Voilà! Pas grand chose à dire pour cette suite assez futile entre Hugo et Léo. En espérant que vous avez enjoyé...

B'sous.. {#}

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(16) Hugo. (Story) posté le samedi 26 juillet 2008 01:14

Hugo.

 

 

Depuis quelques semaines, je m’entendais mieux avec Léonore. Bon, les vannes fusaient toujours mais c’était acceptable de passer une après-midi avec elle.

Au lycée, Clara m’avait enfin lâché. Elle était retournée avec son idiot de copain et ils allaient admirablement bien ensemble. Jérémy, quant à lui, était toujours avec Léonore. Il commençait à concevoir qu’une relation normale pouvait être dans son intérêt et il arrêta d’aller voir ailleurs. Léonore avait l’air heureuse de leur compromis. De mon côté, tout allait bien. Je me rapprochais de plus en plus de Juliette qui ne s’en plaignait pas. Cette fille était vraiment adorable.

 

Un soir, alors que nous étions devant chez moi à discuter, elle me fixa intensément et me dit, la voix mal assurée :

-          Hugo, tu sais, tu me plais beaucoup.

-          Merci, c’est gentil.

-          Non, ce que je veux dire c’est que… Oh, et puis merde !

Elle s’approcha rapidement de moi et m’embrassa avec fougue. Je chancelai sous son baiser, un peu surpris, mais lui rendit aussitôt. Elle passait sa main dans mes cheveux alors que les miennes parcouraient son dos. Quelques secondes plus tard, elle se recula, puis me sourit tendrement.

-          Ca faisait longtemps que j’attendais ce moment… Tu ne m’en veux pas ?

-          Hum. Laisse-moi réfléchir ? Non, pas du tout.

Je souris à mon tour et me pencha pour l’embrasser à nouveau.

Je n’avais pas de sentiment pour Juliette, si non de l’affection. Elle me plaisait, c’était sûr, mais je ne pense pas que c’était plus fort que ça. Sur l’instant, je me dis qu’il était inutile de penser à tout ça. Pourquoi se compliquer la vie ? On se plaisait, c’est tout.

 

Le lendemain, alors que j’attendais ma nouvelle copine devant chez elle, Léonore sortit de la maison dans une robe acidulée, ce qui n’était pas de son habitude.

-          Tu vas à un mariage pour être aussi bien habillée ?

-          Non, je vais voir mon chéri. Ca te paraît inconcevable que j’essaie de me faire belle ?

-          Oh, mais ne crois pas que je critique ton look. Tu es très bien comme ça. Je faisais juste la réflexion car ce n’est pas dans tes habitudes de porter une robe.

-          Je sais mais j’ai décidé de changer un peu. Ca me va bien ?

-          Ouais, ne t’inquiète pas.

-          Merci !

Elle me fit un grand sourire.

-          Tu es là pour l’autre ?

-          Je dois en déduire que tu parles de ta sœur. Oui, je viens la voir.

-          Vous êtes ensemble ou vous attendez le dégèle ? railla-t-elle

-          On est ensemble.

Elle se figea puis me regarda avec de grands yeux.

-          Quoi ?

-          Je suis avec Juliette.

-          Ah.

Elle fit une moue désapprobatrice mais n’ajouta rien.

-          Ca te dérange ?

-          ‘Faites c’que vous voulez, marmonna-t-elle en s’éloignant.

-          C’est quoi le problème, Léo ?

-          Il n’y a aucun problème ! lança-t-elle. Bon, je vais chez Jérémy. Dis à mes parents que je dors là-bas. Non, dis-leur plutôt que je compte coucher avec lui tout de suite et sans capote. Ah oui, ça c’est bien.

-          Qu’est-ce que tu racontes ?

-          Oh, laisse. J’y vais. Amusez-vous bien, hein ! dit-elle avec une grimace.

Je la regardai s’éloigner dans la rue alors qu’elle s’essuyait les yeux d’un revers de la main.

Je ne comprenais pas ce qu’il lui avait pris. Pourquoi avait-elle réagit de cette manière ?

Je me tournai vers la porte où Juliette apparut, le sourire aux lèvres. On se fixa quelques instants, puis elle se jeta dans mes bras.

Je passai le reste de la journée avec elle, heureux comme tout.

 

 

Que celle qui trouve Hugo très idiot, lève le doigt! {#} Il ne comprend vraiment rien à rien, lui. Remarquez, Léonore ne va pas être mieux non plus, mais vous verrez ça dans le prochain chapitre, gniak gniak.

Désolée du retard et surtout de la courtivité (oui ça se dit, chut.) de ce chapitre mais le prochain vous satisfera AMPLEMENT, héhéhéhé. Je vous imagine en train de prier pour qu'Hugo embrasse Léo, et inversement. EH BEN NON! Enfin, vous verrez bien...

A bientôt! {#}

 

P.S: Je voudrais vous faire découvrir (pour celles qui ne connaissent pas) la fic de Yuyun qui débute mais qui n'est vraiment pas mal du tout. Moi, je suis fan. Je vous invite à aller la couvrir de compliments et de commentaire!

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(17) Léonore. (Story) posté le mercredi 30 juillet 2008 00:06

Léonore

 

 

Je ne comprenais pas pourquoi je réagissais de cette manière. Quand il m’a annoncé qu’il était avec ma sœur, j’ai senti mon cœur faire un bond dans ma poitrine. Une boule a prit place dans ma gorge et un sentiment étrange m’a envahit. Pourquoi cela me faisait cet effet-là ? C’est vrai quoi, Hugo était juste un ami, et encore ! En plus, j’aurais du m’attendre à ce que ma sœur et lui finissent ensemble. C’était inévitable. Pourtant, j’étais presque énervée de ce rapprochement soudain.

 

Alors que j’étais encore sous le choc de la nouvelle, je me précipitai chez Jérémy. J’entrai dans la maison, montai les marches quatre à quatre et arrivai dans sa chambre. Il était sur son lit et il jouait à la console. En temps normal, je me serais assise à ses côtés après lui avoir déposé un baiser sur les lèvres, et j’aurai entamé une partie de Mario Kart avec lui. Mais en cet instant-là, je n’avais qu’une chose en tête : me débarrasser de l’image d’Hugo et Juliette enlacés qui ne quittait pas mon esprit.

Je restai sur le pas de la porte de la pièce, la main encore sur la clenche, fixant Jérémy. Il leva les yeux vers moi et dit, en fronçant les sourcils :

-         Qu’est-ce qu’il se passe ? Pourquoi tu as les yeux rouges ? Tu as pleuré ?

Je ne répondais pas, essuyant d’un revers de manche mon visage. Jérémy éteignit sa console et se leva pour me rejoindre.

-         Léo, réponds-moi ! Quelque chose ne va pas ?

Il me prit dans ses bras, me caressa les cheveux doucement, je lui entourai la taille, n’ouvrant toujours pas la bouche. Puis, je rapprochai celle-ci de la sienne et l’embrassai soudainement. Il me rendit mon baiser mais se raidit un peu quand je passai mes mains sous son polo. Je ne le lâchai pas, mes caresses se faisaient plus insistantes et je voyais bien qu’il était tendu.

Il me repoussa doucement quand je voulus lui retirer son polo et me regarda en souriant malicieusement.

-         Oula, tu es en forme aujourd’hui ! Tu veux vraiment que je l’enlève ? ajouta-t-il, plus sérieusement.

Sa question demandait tout autre chose, elle sous-entendait : « Veux-tu vraiment qu’on aille plus loin ? ». Je lui dis « oui » et il s’exécuta. Son torse tout bronzé n’attendait que mes baisers humides. Il m’entraîna vers son lit où je me laissai tomber, son corps contre le mien. Il passa ses mains sous ma robe, me caressant les fesses pendant que les miennes parcouraient son dos. La chaleur s’empara de moi, je l’embrassai inlassablement, pas indifférente à ses frôlements. Ma robe se retrouva vite sur le sol et son jean la rejoignit rapidement. Nos gestes étaient empressés, pleins de désir. Sa bouche s’attardait sur mes seins alors que mon souffle rauque en demandait plus.

L’image d’Hugo embrassant Juliette me traversa l’esprit en un éclair. « Qu’ils aillent se faire foutre ! » pensais-je.

La main de Jérémy se posa sur ma petite culotte puis se glissa dedans, me provoquant un léger frisson de plaisir. J’avais envie de ne faire plus qu’un avec lui. Il se redressa, comme entendant ma pensée, et me sourit. Un sourire empreint de désir et de malice. Je le lui rendis, essayant d’oublier mes malheurs, puis il retira son caleçon et commença à m’embrasser dans le cou. Soudain, je sentis quelque chose de dur se frotter sur mon bas-ventre. Lentement, il me pénétra, me décrochant un petit gémissement de douleur, ce qui le fit être plus doux. Il commença de légers va-et-vient, toujours aussi doucement. La douleur se dissipa et j’y prie presque plaisir.

Quelques minutes plus tard, il se retira et me déposa un baiser sur le nez. Je me lovai contre son torse, le sourire aux lèvres.

Je l’avais fait. Ma première fois.

Et j’emmerdais Hugo et la Terre entière.

 

J'attends vos réactions plus que mouvementées {#}... Bon, c'est la première fois que j'écris une scène de sexe (enfin, c'était soft quand même), à vous de me dire si je m'en suis bien sortie. Je tiens à préciser que les cocos se sont protégés: je me voyais mal glisser la phrase "il enfila une capote sous mes yeux émerveillés, puis il me pénétra" {#}. Enfin bon, ça aurait peut-être pu passer, hein! {#} Je précise cet aspect pour ne pas qu'aux prochains épisodes j'ai des commentaires du genre "oh! je suis sûre que Léonore est enceinte {#}!!!!".  Voilà.

J'essairais de poster la suite avant vendredi puisque ce jour-là je pars en Italie pendant 2 semaines! J'vais vous manquer, hein dites? {#}

A bientôt! {#}

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Lien pour favoris. (Tout ça pour ne rien dire) posté le mercredi 30 juillet 2008 13:40

Blog de light-powaa : Ennemis ou amis? Ou plus!, Lien pour favoris.

 

Voici mon lien pour les favoris.

(La suite bientôt...)

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(18) Hugo. (Story) posté le jeudi 31 juillet 2008 18:44

Hugo

 

 

Ma mère m’appelait du bas des escaliers.

-         Je vais faire des courses ! Viens avec moi, il faut surveiller les jumeaux dans le magasin.

Je soupirai.

-         Tu n’as qu’à les laisser à la maison.

-         Non, ils veulent absolument venir. Tu les connais, il ne faut rien leur refuser sinon c’est la crise.

-         Mais je ne vois en quoi tu as besoin de moi ?!

-         Hugo, tu te tais et tu descends tout de suite. On s’en va !

Après avoir poussé un juron, j’obéis et descendit. En route pour le supermarché avec Elodie et Victor collés aux basques…

 

A peine arrivés là-bas, les jumeaux se précipite dans le rayon des jouets. Ma mère prend un caddie et se tourne vers moi.

-         Fais bien attention, ne les perds pas de vue.

-         Je ne suis pas la baby-sitter ! m’indignais-je.

-         S’il te plaît, Hugo, soupira ma mère.

J’obéis, encore une fois, non sans mal, et suivis les morveux alors que ma mère se dirigeait vers le rayon yaourts.

-         Regarde ! hurla Elodie en brandissant une poupée sous mes yeux. Elle plairait à Léonore, hein ?

-         Hum. Oui, j’en suis sûr. Reposes ça, Elodie.

Elle s’exécuta et courut vers Victor qui, plus loin, essayait une panoplie de pirate. Ca s’amusent d’un rien les enfants, c’est dingue.

Après quelques minutes au rayon jouets, je les emmenai vers le coin livre. Enfin plus pour moi que pour eux.

-         J’aime pas les livres ! boudait Victor. Je veux retourner aux jouets !

-         Ouais bah moi j’ai passé l’âge de jouer aux pirates alors tu restes ici et tu t’occupes.

Je feuilletai quelques bouquins quand une main se posa sur mon épaule.

-         Hey Hugo ! On sort la p’tite famille ?

-         Tiens, salut Jérém’. Ouais, comme tu vois, je suis de corvée…

Il sourit et s’accroupit à la hauteur des jumeaux pour leur dire bonjour. Puis il se releva vers moi. Elodie et Victor s’éloignèrent en se disputant à propos d’une BD alors que, les bras croisés, Jérémy me souriait étrangement.

-         Alors ? J’ai appris la nouvelle. T’es avec Juliette ?

-         Ouais, répondis-je en riant. Grande nouvelle.

-         Ah, je ne m’y attendais pas du tout ! plaisanta-t-il. Le choc quand Léo m’a appris ça !

-         Tiens, en parlant d’elle, elle va bien ? Elle semblait bizarre la dernière fois que je l’ai vu.

Jérémy me fixa avec un drôle de sourire en coin, puis, baissant la voix, il dit :

-         Ah, ça oui, elle va bien. D’ailleurs, ce week-end, elle était en forme… Si tu vois ce que je veux dire.

Il accompagna sa phrase d’un clin d’œil.

-         Comment ça ? demandais-je, intrigué par son comportement.

-         Je vais pas te faire un dessin ! On a couché ensemble, lança fièrement Jérémy.

-         Hein ?

-         T’as bien compris, ne me le fais pas répéter.

-         Tu rigoles ?

-         Bah non, pourquoi ?

-         Mais…

-         Mais quoi ?

-         Mais… Rien. C’est juste que ça m’étonne un peu.

-         J’imagine, à voir ta tête.

-         Et… ?

-         Et quoi ? Tu veux me demander si c’était bien ? Ecoute, pas mal. Même si quand elle est arrivée chez moi elle était dans un drôle d’état, j’ai su la réconforter.

Nouveau clin d’œil.

-         Dans un drôle d’état ? répétais-je. Comment ça ?

-         On aurait dit qu’elle avait pleuré. Enfin bon, peut-être que je me trompe. En tout cas, elle en demandait, la cocotte ! riait-il.

Je ne répondis rien. Je repensai à la façon dont Léonore avait réagit en sachant que j’étais avec sa sœur. Puis, l’image d’elle s’éloignant dans la rue pour rejoindre Jérémy me revint en mémoire. Je repensai aux paroles qu’elle avait prononcé : « dis à mes parents que je compte coucher avec Jérémy, là, tout de suite ». Quelle idiote.

 

Une fois rentré chez moi, je décidai de me rendre chez Léonore. Non pas pour voir sa sœur, mais pour discuter avec elle.

Quand elle m’ouvrit la porte, son regard était indifférent. Elle me fixait avec un air effacé, complètement vide.

-         Juliette n’est pas là.

-         Je suis venu te parler.

-         Me parler ? Me parler de quoi ?

-         Tu me laisses entrer ou je reste sur les marches jusqu’au dégèle ?

Elle s’exécuta puis me fis monter à l’étage.

Je commençais à comprendre son comportement.

 

Voilà! C'était le dernier chapitre avant 2 trèèèèès longues semaines! Je suis désolée mes chères lectrices pour ce suspense intenable mais il le fallait!

Je vous dis à dans 2 semaines et bonnes vacances à vous aussi!

Merci de lire mon histoire. {#}

A bientôt!!!!

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