Léonore
- Léonore !
- Quoi ?
- Tu viens en ville avec moi ?
- Pourquoi ?
- Je voudrais faire du shopping et je n’ai pas envie d’y aller seule.
- Ah d’accord, en clair je suis une bouche-trou.
- Bah ouais.
- …
- Alors ?
- Je n’ai pas que ça à faire de ma journée, Juliette.
- Oh aller, viens ! S’il te plaît. J’te payerai une glace puisqu’il fait beau.
- J’arrive.
- … Morfale.
Je me baladais avec ma sœur dans les rues, flânant. Non, en fait, je trainais derrière elle et elle, elle traçait à la recherche d’un magasin soit disant « stylé ». Ma sœur était une vraie fashion victim. A la pointe de la mode de jour comme de nuit. Mais son porte-monnaie ne suivait pas forcément… Je ne savais même pas pourquoi elle me demandait de venir avec elle. Ce n’était pas moi qui aller la conseiller sur telle ou telle chose. Sûrement pas.
- C’est quand que j’ai ma glace ? implorais-je.
- Bientôt. Je voudrais aller voir là-bas et puis… Oh, regarde cette robe ! Elle est trop belle ! s’écria-t-elle, surexcitée.
- Juliette, j’ai faaaaiiiim.
Au bout d’une demi-heure, elle finit par céder et m’acheta la glace tant espérée. Elle s’en prit une aussi : le shopping ça creuse. Elle m’entraîna ensuite au parc pour que nous puissions les déguster sur un banc, à l’ombre.
- Fais-moi goûter la tienne, dit-elle en approchant sa langue de mon précieux.
- Ca va pas ! m’exclamais-je. Pas touche à ma glace, espèce de goinfre !
- Rooh, aller, Léonore. Ne joue pas ta radine.
J’allais répliquer sauvagement (c’est tout moi, ça) quand je reconnus la silhouette d’Hugo qui s’approchait. Je m’apprêtai à l’interpeler quand je vis une fille à ses côtés. Ma sœur avait suivit mon regard et lança :
- Tu le connais ? Qui est-ce ?
- Un ami.
Je me surpris moi-même de ma réponse si spontanée. Un ami ? Après tout, qu’est ce que je pouvais dire d’autre ?
- Wow… Pas mal, ton ami, murmura-t-elle. Tu me le présentes ?
- Tu vois bien qu’il n’est pas seul, Juliette ! cinglais-je.
- Et alors ? Tu as vu la tête de cette fille ? Une vraie pouffe. Entre nous, j’ai toutes mes chances.
Hugo me reconnut et s’avança vers nous.
- Salut, dit-il.
- Salut, répondis-je en le fixant.
- Saluuut ! lança ma sœur avec un sourire jusqu’aux oreilles.
Les sourires qu’elle ne faisait pas pour draguer, celle-là…
- Je suis Juliette, la sœur de Léo.
- Ah... Euh, je suis Hugo.
- Et moi, Clara ! dit la fille qui l’accompagnait en jetant un regard mauvais à ma frangine.
- Vous êtes ensemble ? demanda Juliette.
- Non, dit rapidement Hugo.
- Oui, dit Clara avec un sourire de triomphe.
J’interrogeai Hugo du regard et il haussa les épaules en signe d’abandon. Il ne connaissait pas ma sœur !
- Euh… Mais qui dit vrai ? dit-elle, suspicieuse.
- Oui, enfin nous ne sommes pas vraiment ensemble, commença Clara. Mais c’est presque le cas. Il faut juste qu’Hugo se décide à sauter le pas, n’est-ce pas mon choupinounet ?
Je faillis exploser de rire mais je me retins en voyant Hugo qui me fixait méchamment.
- Bon, je dois partir, annonça Clara. J’ai rendez-vous chez le coiffeur. On se voit lundi Hugo !
Elle déposa un baiser sur sa joue alors qu’il ne lui jetait pas même un regard, et elle s’éclipsa.
- Très beau couple, lançais-je avec un sourire narquois alors qu’elle était hors de vue.
- La ferme.
- Bah, mon choupinounet, ne fait pas cette tête ! ajoutais-je.
- Tais-toi. J’en peux plus de cette fille. Elle ne comprend pas qu’elle ne m’intéresse pas le moins du monde ?!
- C’est vrai qu’elle n’a pas l’air d’avoir un appareil cervical très développé…
- Et tu n’as pas encore vu son copain ! Ouais, parce qu’elle a un copain et elle trouve le moyen de me coller…
- Ah mais tu es libre, alors ? demanda ma sœur.
Il se tourna vers elle, un peu surpris.
- Euh, oui.
- J’en prends note.
Elle lui fit un sourire de niaise et ne le lâchait pas des yeux. C’était presque si la bave lui coulait sur le menton. J’avais honte de ma sœur parfois. Comment ça moi aussi je bavais l’autre fois, devant Jérémy ? Meuh non, pas du tout (Mauvaise foi ? Meuh non, encore moins).
- Bah vas-y, Juliette. Demande-lui son numéro, ne fait pas ta timide.
Je la fixais, espérant lui foutre la honte et qu’elle se sente gênée mais c’était sans prendre en compte que ma sœur n’était pas comme tout le monde.
- Oh oui, tiens ! s’exclama-t-elle comme si elle n’y avait pas du tout penser. Tu pourrais me donner ton numéro de portable s’il te plaît ?
Je m’attendais quasiment à entendre le crétin se marrer devant la tête de surexcitée de Juliette.
- Oui, pas de problème, répondit Hugo avec un sourire presque attendri.
Je voulais que ma sœur passe pour une nunuche et le voilà qui la regardait tendrement ! A croire que Juliette était une grosse peluche dont tout le monde tombait sous le charme. Ce n’est qu’une métaphore car, je peux vous dire que ma frangine était svelte comme une baguette de pain.
Bref, elle arrivait toujours à ses fins. Je ne lui donnais même pas une semaine pour remplacer Clara. Et encore, elle n’avait pas vraiment de rivale vu que cette dernière n’était rien aux yeux de ce cher crétin.
Ils commençaient à discuter, m’oubliant, pendant que je les observais. Ma sœur avait l’air aux anges, elle ne cessait de sourire et de glousser. Quant à Hugo, c’était la première fois que je l’entendais parler avec quelqu’un sans être sarcastique. Ca me donnait presque des frissons. Mais où était donc le vrai crétin ? Pourquoi l’avoir remplacé par un garçon aussi attentionné et aimable ? Et pourquoi c’était toujours avec ma sœur que les gens se comportaient ainsi ?
J’avais dû rater un passage car ma sœur se leva et partit en faisant un « coucou » de la main à Hugo. Je me retournai vers celui-ci et demanda où elle allait et pourquoi elle me laissait seule avec un crétinos des bois.
- Elle va rejoindre ses amies, là-bas, répondit-il en me montrant un groupe de filles qui s’éloignaient vers la sortie du parc.
- Sympa… Elle me force à venir et elle se barre en me laissant sur ce banc.
- Bah, t’es plutôt en bonne compagnie, non ? dit-il avec un sourire je-me-la-pète
- Non.
- Ah… Ca, c’est fait.
Il y eu un petit silence.
- Ta sœur est sympa.
- Si on veut.
A nouveau un silence.
- Ca va avec Jérémy ?
Je rêvais ou il essayait de me faire la conversation ?
- Ouais, ouais.
- C’est bizarre votre relation, non ?
- Ouais.
- Je ne pensais pas que tu étais le genre de fille à accepter ça.
- Comment ça ?
Il commençait à m’intriguer avec ses remarques.
- Bah, tu ne sors pas vraiment avec lui. C’est un peu « un jour oui, un jour non ». Je ne te pensais pas capable de supporter ce genre de relation.
- Je n’ai pas trop le choix si je suis amoureuse de lui.
- Tu as toujours le choix. T’es amoureuse de lui ?
- Euh…Je crois.
- Tu n’es pas sûre ?
- … Mais c’est quoi cet interrogatoire ?! Il t’a engagé pour m’espionner ?
- Non, non. Je voulais juste en discuter avec toi. Tu sais, je connais bien Jérémy et je te conseille de ne pas trop t’attacher à lui car il se lasse très vite de tout.
- Comment ça ? Tu crois qu’il se fiche de moi ?
- Non. Il t’aime bien, mais bon, ce n’est pas de l’amour. De toute manière je ne pense pas que c’est son genre d’être amoureux. Il n’a jamais connu ça et je crois qu’il se persuade qu’il ne doit pas le connaître.
- Tu essaies de le rabaisser là ? Tu crois que je vais le lâcher après avoir entendu ce que tu viens de dire peut-être ?
- C’était juste un conseil, Léo. C’est tout.
Pourquoi me disait-il tout ça ? J’étais persuadé qu’il me trouvait idiote alors pourquoi vouloir me conseiller ? Et puis d’où il m’appelait « Léo » ?
Il m’avait mis le doute avec ses soi-disant conseils. Après tout, c’était vrai, à quoi m’avancer la relation avec Jérémy ? On ne se voyait pas souvent et je me sentais plus attirée par lui physiquement qu’autre chose.
Je regarda Hugo et lui souris faiblement.
- Merci.
- De quoi ? demanda-t-il.
- De m’avoir un peu ouvert les yeux.
Je lui frotta le dessus de la tête pour le décoiffer en me levant.
- Aller je rentre. Bye le crétin !
- Mes cheveuuuuuuux ! geignait-il alors que je m’éloignais en ricanant.
Il me regarda et me tira la langue.
Une vrai gamin, ce gars-là.
Vous m'aimez, hein?
Vous avez enfin la suite et vous allez
arrêter de me traiter de tous les noms à chaque fois
que vous passerez sur mon blog à la recherche d'un nouveau
chapitre, n'est-ce pas? Héhé. J'ai l'impression qu'il
est plus long que les autres, en plus. Je l'ai écris en deux
fois: j'avais commencer il y a un moment (genre plus d'une semaine
(non, ne me jetez pas de pierres)) et je l'ai
fini aujourd'hui.
La suite? Ne me demandez pas quand ou je mords.
Non, je blague. La suite pendant les
vacances (donc après le 15 juin, je vous
aime, ne me tapez pas, je vous jure que ça passera
vite).
Bisous all 
Précicion: ce chapitre a
été écrit sous la menace de Power
Rangers. Je me devais de faire la suite pour satisfaire
son appétit de lectrice avide de rebondissements.
J'espère que cette suite vous a plu et à
bientôt pour the next chapter.
! Oui, je bave devant mon propre perso, j'ai
le droit! Si vous voulez je vends des seaux pour pas cher. Faites
votre commande!
.
), buvais (
), je ne pouvais pas écrire la
suite... En plus de ça, j'ai une autre mauvaise nouvelle
(ça dépend pour qui): la semaine prochaine,
du lundi au vendredi, je ne suis pas chez moi, je vais en semaine
anglophone (à Evreux, encore) organisée par
ma Région DONC il n'y aura pas de suite non plus...
Jetez-moi des pierres, je ne mérites que ça!