Accueil Date de création : 13/05/08 / Dernière mise à jour : 18/08/08 18:23 / 27 articles publiés
 

(2) Hugo. (Story) posté le mardi 13 mai 2008 19:09

Hugo

 

 

J’étais plutôt content d’avoir revu Florian et Julien. Il y a quelques années nous étions inséparables. Nous faisions les 400 coups ensemble. D’ailleurs c’est avec eux que j’ai eu ma première cuite, mon premier joint et surtout mes meilleurs délires. Le bon vieux temps. Maintenant, je m’étais un peu calmé et mes résultats scolaires le montraient bien. J’avais décidé de ne pas foutre en l’air ma vie pour des délires d’adolescence. Ca ne voulait pas dire que je n’étais plus un boute-en –train comme avant, mais je me contrôlais.

J’avais invité Florian, Julien et leurs copines, à la soirée de Jérémy. Rien de tel qu’une petite nuit pour se refaire de nouveaux souvenirs. Jérémy faisait aussi parti de notre bande. Je le fréquentais encore souvent puisqu’il habitait dans la même rue que moi. On se connaît depuis notre tendre enfance. Nous étions les petits caïds du bac à sable. Les filles étaient folles de lui mais je dois dire que j’avais aussi un certain succès. Quel tombeur ce gars ! Il m’étonnera toujours de la rapidité avec laquelle il embobine une fille pour qu’elle sorte avec lui. Un sacré cas celui-là. Mais il me fait bien rire et c’est une qualité indispensable chez quelqu’un.

 

Le soir de la fête venu, j’étais déjà installé dans les canapés, en attendant les gens.

-         Gros flemmard ! s’écria Jérémy en me balançant un cousin.

-         J’assume. Et saches que je rends toujours les coups !

Je lui renvoya son cousin avec un sourire aux lèvres. Il ne faut pas me chercher.

Au même moment, une bande de filles débarquèrent, maquillées comme des camions volés. Elles vinrent s’installer à mes côtés. Mon regard croisa celui de Margaux, mon ex.

Elle baissa les yeux.

-         Salut Hugo ! lancèrent-elles en chœur.

Clara, celle qui s’était collée sur le canapé contre moi, commença à me parler de sa vie.

-         Tu sais, je ne suis plus avec Tristan, je l’ai largué parce que je suis amoureuse d’un autre garçon et puis…

Je n’écoutais aucun mot qui sortait de sa bouche, me contentant d’hocher la tête une fois de temps en temps.

Moi qui détestais être le centre d’attention d’un groupe de filles, j’étais servi. Elles me regardaient toutes avec un sourire charmeur, croyant qu’il ne suffisait que de ça pour que je tombe amoureux. Seule Margaux regardait ailleurs. Ce que je comprends tout à fait vu que nous n’étions pas en très bons termes depuis notre rupture. Elle m’avait largué prétextant que j’étais trop bien pour elle. C’est le truc qui m’a achevé dans cette histoire : elle se foutait ouvertement de ma gueule pour oser mentir comme ça, j’en étais persuadé.

C’est à ce moment-là que d’autres personnes arrivèrent. Parmi elles il y avait Florian, Julien, leurs copines et cette fille avec qui j’avais eu une conversation plutôt houleuse hier. Tout le monde salua les nouveaux arrivants et Jérémy débarqua.

 

 

Edit d'un peu plus tard: Aaaaaaaaaaaaaaaah, je suis trop heureuse (et je tiens à vous faire partager mon heureusité). Vous êtes toutes supers sympatochs, vos coms sont adorables, je suis en extase complète par tout ça (oui, Mirage, oui, Marine, moi aussi je suis folle et pas qu'un peu) et je vous remercie! Maintenant, faut que j'attaque le chapitre 3, 'ttention, j'commence à avoir des fans! C'trop la classe! {#} 

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(3) Léonore. (Story) posté le mercredi 14 mai 2008 14:19

Léonore 

 

Nous voici au lieu de la fête. Plutôt sympa comme endroit : on ne voyait pas d’aussi grandes et lumineuses maisons tous les jours, pourtant celle-ci l’était. Si j’avais eu un raisonnement de cambrioleuse, j’aurais repéré quelques éléments de décoration qui iraient étrangement bien avec celle de ma chambre. Cachés sous la veste, ni vu ni connu. Mais je ne suis pas une voleuse. Et puis, je ne portais pas de veste ce soir-là et je me voyais mal cacher des objets sous ma robe. J’avais fait un effort pour me faire belle et j’espérais qu’on s’en rendrait compte.

Les deux couples, avec des habits parfaitement assortis (ça faisait même presque peur), et moi-même aperçûmes Hugo, sur un des canapés, entourée de poupées Barbie. Il nous fit signe de le rejoindre et sembla soulagé de ne plus être seul avec elles. Le souvenir qu’il m’avait laissé de la veille n’était pas très positif mais je dois avouer qu’il était plutôt beau ce soir.

-         Salut ! nous lança-t-il.

Son regard s’attarda sur moi et, dans un rictus, il ajouta :

-         Quand on commence à s’habiller avec des sacs poubelles, il est temps d’aller faire du shopping !

Toutes ses groupies se mirent à glousser comme des dindes.

Quelle horreur : un mec aussi détestable que lui ne devrait pas être aussi séduisant que ça. Je ne répondis pas et promena mon regard aux alentours. La pièce était assez grande et il y avait une mezzanine. Classe. J’allais me faire d’autres réflexions sur l’endroit, quand un grand blond arriva.

 

Son visage était illuminé par son sourire sortant tout droit d’une pub de dentifrice. Tel un ange, il portait sur lui toute la joie du monde et souhaita la bienvenu à tout le monde. C’était donc lui Jérémy… Je n’exagérerais pas en disant qu’il était tout ce qu’une fille pouvait espérer du sexe opposé : beau, charmant, joyeux, drôle et un look de surfeur à faire pâlir Brice de Nice.

Je ne pouvais pas décoller mes yeux de sa silhouette (soit dit en passant, parfaite), les poils se hérissaient sur mes bras. Il me le fallait, je ne le voulais rien qu’à moi.

-         C’est quoi ces yeux de merlan frit ? Et fermes la bouche, tu vas gober des mouches, dit une voix qui semblait si lointaine.

Je me retournai. C’était bien sûr le crétin qui venait une fois de plus se moquer de moi. Je finis par fermer la bouche après avoir rattrapé de justesse un filet de bave en chute libre vers le sol, et lui lança un regard noir, ma spécialité depuis deux jours. Il détourna le regard et fixa Jérémy en croisant ses bras derrière sa tête.

-         Tu sais, il est plutôt apprécié parmi le groupe de nunuches qui pour QG le canapé. Si j’étais toi, je surveillerais mon verre toute la soirée, on ne sait pas de quoi elles sont capables, surtout si elles se rendent compte que tu es aussi sur le coup.

C’est qu’il me faisait presque peur avec ses remarques, le crétin.

-         De toute manière, je n’ai rien à craindre, ce Jérémy ne me fait ni chaud ni froid, annonçais-je avec un air hautain.

-         Ah oui ? répondit-il en pouffant. Alors, c’est quoi cette flaque de bave à tes pieds ?

Je baissai rapidement les yeux, cherchant une soit disant flaque et avant de me rendre compte qu’il se foutait de moi, je l’entendis éclater de rire.

-         En fait, tu es super drôle comme fille… Mais à tes dépens ! lança-t-il avec un sourire taquin avant de disparaître.

Il m’énervait celui-là. J’avoue qu’il m’arrivait parfois d’être à côté de la plaque et il fallait toujours qu’il soit présent à ces moments-là. Il devait me prendre pour la reine des idiotes. Enfin après tout, cela m’était égal : cette soirée était centrée sur Jérémy et sur personne d’autre. Objectif : lui parler.

Je devrais y arriver, non ?

 

Voilààà, un nouveau chapitre. Le prochain, c'est Hugo qui narratise. Sinon je vous informe que j'ai modifié mon profil (si ça vous intéresse). Bisous {#} !!

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(4) Hugo. (Story) posté le mercredi 14 mai 2008 17:36

Hugo

 

Je venais encore de recevoir un regard noir de cette fille, Léonore. J’aimais bien l’énerver, elle prenait tout au pied de la lettre et c’était assez tordant.

La première fois que je l’avais vu, je m’étais dit « mais quelle pauvre fille ! ». Je devais avouer que maintenant j’avais changé d’avis. D’accord, elle était un peu idiote sur les bords mais elle n’avait pas un fond méchant.

Après l’avoir fuit pour ne pas recevoir les foudres de sa colère, j’interceptai Jérémy qui aller sortir de la pièce.

-         Eh ! Tu sais quoi ? Tentes quelque chose avec la fille là-bas, elle bave sur toi depuis 10 bonnes minutes.

Jérémy sourit et la regarda.

-         Mmh… Une grande blonde ? (ou brune, en fait je ne sais pas quelle couleur de cheveux lui donner… Une idée ? {#}) C’est plutôt mon genre. Elle s’appelle comment ?

-         Léonore.

-         Ok. C’est dans la poche, mon pote.

Il me donna un léger coup dans le dos et partit en direction de l’idiote de service en se frottant pratiquement les mains. En cet instant, je songeais presque à ouvrir une agence matrimoniale. Quoique, caser tout le monde alors qu’on était soi-même seul, c’était assez lourd. Tant pis, ma carrière dans ce milieu s’arrêtait en ce moment-même. Pour me divertir, je pouvais toujours observer la réaction du groupe des nunuches face à l’obstacle Léonore. J’en rigolais déjà.

J’allais me servir un verre de Coca (sans alcool, la fête est plus folle) quand Margaux apparut à mes côtés.

-         Salut, murmura-t-elle.

-         Salut.

Je m’emparai d’un verre et commença à verser la boisson dedans.

-         Hugo, tu me manques.

Sous le coup de la surprise, je renversai la moitié de la bouteille par terre. Je me dépêchai d’essuyer avec des serviettes en papier et me releva.

-         Quoi ? Qu’est-ce que tu as dit ?

-         J’ai dit : tu me manques, Hugo. Je crois que j’ai fait une erreur en mettant fin à notre couple.

Tout en parlant, elle enroulait une de ses mèches de cheveux autour de son index. Elle me regardait droit dans les yeux et elle paraissait sincère.

Je fermai les yeux, soupira et dit :

-         C’est trop facile, Margaux. On ne va pas se remettre ensemble sous prétexte que je te manque. Tu me manques aussi mais je ne suis plus amoureux de toi et je suis sûr que c’est pareil de ton côté. Et puis, avec tout ce que tu m’as fait, je ne pense pas que je pourrais t’aimer à nouveau…

-         Je suis désolée pour tout ça, Hugo. Je m’en veux, tu sais, mais c’était dur de trouver le courage de venir te parler.

-         Oui, je comprends.

J’avais dit ça machinalement, car, non, je ne comprenais pas qu’après tout ce qui s’était passé entre nous, elle n’osait même pas venir me parler.

-         S’il te plaît, donne-moi une seconde chance.

Ses grands yeux marron me fixaient sans ciller mais je n’allais pas changer d’avis.

-         Non. Pardon mais ce n’est pas possible.

Je la plantai là et sortis dehors.

Dans la rue, on entendait la musique autant qu’à l’intérieur. Il faisait frais mais je n’avais pas froid. La conversation que je venais d’avoir m’avait donné un coup de chaud. Moi qui croyais toujours aimer Margaux, je m’étais rendu compte il y a quelques minutes que ce n’était plus le cas. Je l’avais découvert en même temps qu’elle et cela m’avait laissé une drôle de sensation. Comme un soulagement, un poids qui avait disparu.

J’étais enfin libéré de ce sentiment de vide que je ressentais depuis notre rupture. Et ça faisait du bien.

 

 

Wow! Je suis une vraie machine à écrire! C'était le chapitre 4, en espérant qu'il vous a plu. Je tiens à dire que si ça stagne un peu au début niveau histoire, c'est juste un passage obligé pour tout mettre en place. Je dis ça parce qu'après il se passera un peu plus de choses, héhé... {#}...

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(5) Léonore. (Story) posté le mercredi 14 mai 2008 22:05

Léonore

 

 

-         Anna ! m’écriais-je. Tu as vu Jérémy ? C’est un Dieu vivant, il est subliiiiiiiime !

Je sautillais autour d’elle comme une furie.

-         Oui, il n’est pas mal. Mais méfies-toi Léo, c’est un vrai dragueur ce gars-là. Je ferais attention à ta place.

-         Mais non, voyons. Il a l’air doux comme une peluche Bob L’éponge ! (j’adore mes références…)

-         Mouais, à mon avis il cache bien son jeu…

-         Arrêtes de faire ta rabat-joie. Encourage-moi plutôt à aller lui parler, j’ai la trouille !

Elle se pencha discrètement pour le regarder et elle dit :

-         Oh, tu n’as même pas besoin de faire quoi que ce soit, il arrive.

-         Quoi ??????

Je déglutis et avant que j’aie pu essayer d’arranger mes cheveux, il était à côté de nous.

-         Salut les filles ! Vous êtes très jolies ce soir, susurra-t-il avec un sourire ultra-white.

Je rougis et mes yeux se mirent à briller : il était trop mignon ! Alors que j’étais en extase, j’apercevais le sourcil d’Anna se lever tellement haut que je croyais qu’il ne redescendrait jamais. Elle semblait sceptique et regardait Jérémy comme s’il allait exploser à tout moment.

-         Dis-moi, tu es bien Léonore ? me demanda-t-il.

Je hochai la tête frénétiquement. Même s’il m’avait demandé si, par pur hasard, j’étais Pamela Anderson ou Madonna, j’aurais dit oui uniquement pour qu’il reste à mes côtés. Je devenais folle. Folle de lui !

-         Tu es une amie d’Hugo ? C’est lui qui m’a parlé de toi. J’espère que tu n’es pas une de ses ex, je ne passe jamais après lui, question de principe ! dit-il en riant.

-         Euh… Non pas vraiment ! lançais-je en grimaçant. Je ne le connais que depuis 2 jours.

-         Ah.

Il regarda ailleurs et soudain il me proposa de me faire visiter la maison. Je tournai la tête vers Anna qui mimait un couteau sous la gorge si j’acceptais, je lui tira la langue et souris à Jérémy en lui disant que je le suivais. J’avais l’air de lui plaire et cela me rendait super heureuse. Allais-je enfin trouver l’amour ?

Il me montra chaque pièce avec un petit descriptif et une blague pour combler le silence entre nous. Nous n’entendions plus la musique et je dois dire que l’atmosphère était plus calme.

 Nous étions dans une pièce transformée en sorte de bureau sur lequel prônait un gigantesque ordinateur. Je m’assis sur le canapé, dans un coin.

-         Alors, Léonore, ça te dit de boire quelque chose ? Un truc pour les grands ?

Jérémy me regardait avec un étrange sourire et il sortit des bouteilles d’un placard.

-         C’est toi qui vois, ajouta-t-il. J’ai un peu de tout mais si tu veux de l’eau, je peux aller t’en chercher.

-         Oh, euh, non donne-moi comme toi.

Après tout, un petit verre ne fera que de me décoincer. J’étais un peu mal à l’aise, cela faisait un moment que je n’avais pas été seule avec un garçon et Jérémy m’impressionnait assez.

Il me servit un fond de verre et ajouta du jus d’orange. Moi qui ne tenais pas trop l’alcool, j’espérais que ce n’était pas fort. Il me tendit le verre et je le remerciai. Pendant qu’il se servait le sien, je l’observais. Son petit froncement de sourcils quand il était concentré était adorable.

-         J’aime beaucoup ta maison, dis-je.

-          Merci, c’est gentil.

Il souriait, l’air content de ma remarque.

-         Tu sais, ce sont mes parents qui ont fait la décoration. Enfin surtout ma mère. Mais ils ne sont pas souvent là, ils voyagent beaucoup.

-         Ah. Et tu as des frères et sœurs ?

-         Non, je suis fils unique. C’est vrai que je me sens seul parfois mais j’avoue que la plupart du temps je suis fourré chez Hugo. Lui, il a une vraie famille et ça fait du bien parfois de s’asseoir à une table et de manger tous ensemble.

-         Oui j’imagine… Moi j’ai une grande et une petite sœur. Je peux te dire qu’il y a de l’ambiance à la maison quand on se chamaille !

Il rigola avec moi.

-         Ouais, les filles sont de vraies sadiques entre elles. Regarde, rien que le fait que tu sois là, seule avec moi,  c’est un grand risque que tu prends : la bande des filles va te sauter dessus à la sortie de cette pièce.

-         Ah. Alors je sens que je vais passer ma soirée ici !

 

Je me sentais tout à coup si sereine, si détendue. Il était vraiment gentil comme garçon et discuter avec lui était un vrai plaisir. Il me resservit un verre et, quelques minutes plus tard, je commençais déjà à rire pour rien. A moins que ce soit quelques heures plus tard. En fait, je n’avais plus vraiment la notion du temps.

-         Je dois t’avouer, Léonore,…

-         Léo, appelle-moi Léo, le coupais-je en m’affalant encore plus sur le canapé.

-         Oui, Léo. Je dois t’avouer que je te trouve très mignonne et très gentille.

-         Oh, ça, c’est sympa. Moi aussi. Enfin moi aussi je te trouve beau. Et aussi gentil. Ouais t’es gentil.

Il se redressa un peu et me fixa. Il semblait avoir le regard trouble mais il ne cilla pas.

-         Tu crois que s’il se passait quelque chose entre nous, ça te dérangerais ?

Je me redressai aussi et essaya de le fixer.

-         Je ne pense pas que j’omettrais une objection, annonçais-je.

Il me sourit et s’approcha doucement de moi. Je sentais son parfum envahir mes narines, ses cheveux me chatouillaient la joue. Il était maintenant si près que je percevais son souffle chaud se mêlant au mien. Je fixais ses lèvres avec envie et je fis le premier pas en déposant les miennes contre elles. C’était un simple baiser mais il s’intensifia au rythme des secondes, devenant de plus en plus profond. Je ne m’étais jamais faite embrasser comme ça de toute ma vie. Un instant de pur bonheur.

 

Un autre chapitre de fini! Ouah, je fais de l'écriture-rapide (comme la restauration-rapide de MacDo.. {#} *contente de sa vieille blague*). J'enchaîne le chapitre suivant. Bin ouais, j'ai pleins d'idées... Z'allez pas vous plaindre tout de même!

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(6) Hugo. (Story) posté le mercredi 14 mai 2008 23:42

Hugo

 

 

Cela faisait un moment que j’étais dehors. Je m’étais assis sur un muret et je réfléchissais. J’aimais bien me poser pendant des heures pour penser à toutes sortes de choses. C’était comme le pot de Nutella pour les filles, c’était mon petit pêché-mignon à moi.

La fête battait son plein à l’intérieur et je me demandais ce que tout le monde pouvait bien faire. Je repensai à Jérémy. Il  avait dû aller tenter sa chance avec Léonore, j’en étais persuadé. Quel prédateur celui-là. Je me mis à rire tout haut quand une voix se fit entendre.

-         Qui est là ?

C’était une voix d’une fille paniquée. Je reconnus justement Léonore et dit :

-         C’est moi, crétine. Je ne suis pas un violeur.

Elle parut soulagée puis s’écria :

-         Je ne pouvais pas savoir, moi ! Comment aurais-je pu deviner que c’était simplement toi qui te taper une barre tout seul ?

Je ne répondis pas. Elle avait raison sur ce point-là mais ça, je ne le dirais jamais à haute voix. Elle s’assit à côté de moi et soupira. Un soupire plus joyeux que malheureux.

-         Qu’est-ce que tu as ? Laisse-moi deviner… Tu as trouvé un nouveau sac poubelle plus classe que le tiens ? Enfin, si c’est possible.

-         Mais non, idiot. Tu vois même si tu te moques encore de moi, je suis si heureuse que je ne m’énerverais pas.

-         Merde.

Elle éclata de rire devant mon expression dégoutée.

-         Je vais te dire pourquoi je suis joyeuse…

-         Wow, quel suspense, j’ai hâte de savoir ! dis-je, sarcastique.

-         Premièrement, continua-t-elle comme si je ne l’avais pas interrompu, je suis légèrement bourrée et ça aide pour trouver tout si merveilleux. Deuxièmement, je viens d’embrasser Jérémy et c’était génialissime, comme dans un rêve. Et troisièmement, je ne me suis même pas fait tuer par le groupe des nunuches. Enfin pas encore.

-         Elles ne tuent pas, elles torturent. Pourquoi t’éliminer si vite alors qu’elles peuvent te faire du mal avant ?

-         Ah, pas faux. T’en connais un rayon sur leurs techniques. Dis, tu ne serais pas un de leurs espions, par hasard ?

-         Non, je suis neutre. Je suis dans aucun camp. Je suis comme la Suisse.

-         Qu’est ce que la Suisse a à faire là-dedans ? dit-elle avec un air d’incompréhension.

-         Vas t’acheter un cerveau et tu le sauras.

-         Bon.

Mon portable se mit à vibrer. Je l’extirpai de ma poche et lu le message que l’on venait de m’envoyer : « J’ai réussi à me la faire mais pas complètement. Je remets ça à la prochaine soirée ! ;-). Jérém’ ». Quel con. Heureusement qu’elle ne l’a pas vu sinon ça aurait pu mal finir… Je tournai la tête et vit Léonore qui regardait par-dessus mon épaule. Elle leva ses grands yeux verts vers moi et demanda d’une voix glaciale :

-         C’est un texto de Jérémy ?

Merde. L’avait-elle lu ou pas ?

-         Euh… Non.

-         Alors pourquoi c’est signé Jérem’ ?

Elle l’avait lu.

-         Ecoute, ne t’inquiètes pas, il doit être aussi un peu bourré. Je te jure qu’il ne dit pas ce genre de choses d’habitude !

Me voilà à mentir pour sauver le coup d’un copain. Quelle poisse.

Ses yeux commencèrent à se remplir de larmes et son visage se déforma sous ses sanglots.

-         Je suis si bête ! Je suis tombée dans le panneau ! C’est un gros salaaaauuuud !

Elle me pleurait dessus. Je ne savais pas vraiment comment réagir face à une fille bourrée et venant d’apprendre qu’elle n’était que le coup d’un soir. Je fis ce je pensais préférable :

-         Ne te mets pas dans cet état-là, tu le connaissais à peine de toute façon. Et puis, tu es entrain de tremper mon t-shirt.

Elle continua de me morver dessus, sans m’écouter.

-         Tu avais bien vu, tout de même, que c’était un touche-à-tout. Il ne se contente pas que d’une seule fille. Ca se voit qu’il est comme ça et personne ne le changera.

Elle releva la tête et me fusilla du regard.

-         Tu savais que je n’étais qu’un trophée de plus et tu ne m’as pas averti ?! cingla-t-elle.

-         Non mais oh, on n’a pas élevé les cochons ensemble.

-         Et alors ?! Tu as bien vu que je n’étais qu’une jeune fille innocente, sans défense, ayant la tête sur les épaules ! Tu aurais pu me prévenir !

-         Euh, désolé, je n’ai rien vu de tout ça…

Elle s’essuya les joues et soupira, cette fois de tristesse. Elle paraissait exténuée.

-         Je crois que tu as besoin de dormir, lui murmurais-je.

-         Mouais, grogna-t-elle.

-         Je dis ça pour toi, moi ! Après tu fais ce que tu veux.

-         Ce que je veux c’est trouver quelqu’un de bien.

-         Eh bien, bonne chance !

-         Ouais, tu l’as dit.

Elle se redressa à côté de moi.

-         Tes vannes m’ont consolé mine de rien !

Je ris et m’allongea. Cette fille était passée du rire aux larmes en un rien de temps. Une émotive, apparemment.

Mais mine de rien, je commençais à vraiment l’apprécier.

 

Pffffiuuuu... Dernier chapitre de la journée. Je suis fatiguée, je file dodoter! En espérant que le semblant d'amitié entre les deux zozos (Léo et Hugo) vous ait plu...

Bisous {#}...

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