Hugo
J’avais rencontré la sœur de Léonore et je devais dire qu’elle était plutôt assez attirante comme fille. Une brune avec un visage doux et chaleureux. Ca changeait de Léonore. Non pas que celle-ci ne soit pas séduisante, mais elle n’avait pas le même air gentil que Juliette. Léonore, qui était aussi brune que sa sœur, avait des yeux verts malicieux et un sourire assez franc ; pourtant, il était rare de le voir se peindre sur son visage. Léonore était une fille lunatique qui était souvent de mauvaise humeur pour quelconque raison. Elle avait un caractère assez fort en fin de compte. On pouvait imaginer qu’elle était plutôt timide, maladroite et à côté de la plaque mais, au contraire, elle était très stable. Juliette paraissait plus imprévisible, plus extravertie.
Cela m’amusait de comparer leurs caractères. Pour des sœurs elles étaient vraiment très différentes. Et je ne saurais pas dire laquelle était la mieux.
Juliette m’appelait souvent pour discuter. Nous ne nous étions pas encore revus mais je m’entendais déjà très bien avec elle. On parlait pendant plusieurs vingtaines de minutes de tout et de rien. Je ne pouvais pas dire qu’elle me plaisait vraiment mais elle n’en était pas loin.
Finalement, un samedi elle m’invita chez elle. Elle me proposait qu’on regarde un film ensemble et qu’on discute. Rien de très provocant dans tout ça, pourtant je me doutais bien qu’elle attendait plus de moi.
Je sonnai à la porte en début d’après-midi. Ce fut la sœur cadette qui vint m’ouvrir.
- Qu’est ce que tu fais ici ? demandait-elle avec un air dédaigneux.
- Salut Léonore ! Content de te voir aussi ! Tu vas bien ?
- …
- Je suis venu voir ta sœur, idiote.
- Ah ! s’exclama-t-elle avec surprise. C’est donc toi le fameux rencard dont elle est si fière au point de taire le nom de l’heureux élu ! Eh bien, entre dans la maison du diable, mon cher.
Elle se décala et me laissa entrer.
Je ne m’attendais pas à ce genre d’intérieur de la part de la famille de Léonore. C’était chaleureux et très bien aménagé. Pardon de dire ça, mais c’était un peu le contraire de Léonore. Les pièces étaient éclairées par le peu de rayons du soleil perçant entre les nombreux nuages de cette journée de fin d’automne. Elle me fit entrer dans le salon et me montra le canapé.
- Si monsieur veut bien se permettre, dit-elle en me faisant signe d’y prendre place. Mademoiselle se prépare à l’étage. Donc ne t’attends pas à la voir descendre avant une heure.
- Oh. Joyeuse perspective d’attente en ta compagnie.
- Hum, je ne te ferais pas ce plaisir. Je m’en retourne là-haut pour réviser mon prochain contrôle de Géographie !
- Mais je peux t’aider à réviser, je suis doué en Géo.
- Bien sûr, bien sûr… marmonnait-elle.
- Si, je t’assure. Tiens, où est le Bengladesh ?
- Kézako ?
Je soupirais
- Bon, plus facile : la Lituanie ?
- ... Entre ma tête et mes fesses ? dit-elle en ricanant.
- Mmh... Elégante réponse…
- Eh oui.
C’était à ce moment-là que quelqu’un débarqua dans la pièce. C’était un homme entre deux âges, mal-rasé et l’air rêveur. Il semblait chercher quelque chose avec acharnement.
- Papa ? Tu cherches quoi ? demanda Léonore.
Il ne répondit pas, continuant sa recherche.
- Papa, on a de la visite alors s’il te plaît ne fait pas ton « bizarre ».
Il releva la tête à cette remarque et s’approcha de nous.
- Bonjour ! me dit-il avec le sourire. Je suis Sam, le père de Léo. Et toi ?
- Je m’appelle Hugo. Euh, je suis un ami de vos filles.
Léonore se marra à cette parole. Son père, quant à lui, continuait de me sourire.
- Ca fait du bien de voir du mâle à la maison. C’est plutôt le sexe faible qui a le pouvoir dans cette maison, si tu vois ce que je veux dire.
Il appuya sa phrase avec un clin d’œil.
- Ah oui, c’est vrai qu’avec vos trois filles et votre femme, vous êtes un peu seul comme représentant du sexe fort !
Nous riions ensemble alors que Léonore levait les yeux au ciel.
- Bon, ce n’est pas tout mais il me faut mes partitions pour bosser. Tu ne les as pas aperçues ma Léo chérie ? demanda-t-il.
- NAN ! Et évites ces surnoms mielleux devant une tierce personne s’il te plaît.
Son père ricana et ajouta :
- Bien sûr mon lapin.
Il lui déposa un baiser sur le front et sortit de la pièce. Léonore me regarda et soupira.
- Tu connais maintenant l’original de la famille. Mon père est musicien. Enfin, il se définit plutôt comme « artiste », ça sonne mieux.
- C’est génial ça ! Et il joue de quoi ?
- Piano, guitare et chant. Il joue dans un groupe mais il essai de percer seul. C’est un peu notre John Lennon à nous. D’ailleurs il vénère John comme les Hindous vénèrent Bouddha. Tu vois le genre. Mon père est un peu l’enfant de la famille. Parfois Lou-Anne est même plus lucide que lui. C’est te dire !
- Il est vraiment cool alors ! C’est super ça.
- Bah, il me fait rire alors ça va. Mais même s’il est un peu à côté de la plaque parfois, il s’occupe bien de nous et fait son maximum pour qu’on ne manque de rien. Donc c’est l’essentiel.
- Oui, c’est vrai. Mon père est plutôt du genre business-business, tu vois. Il bosse beaucoup, donc c’est moins évident d’avoir une relation complice avec lui.
- Ah, oui c’est sûr que c’est plus prenant que de jouer de la guitare quelques heures par jour !
Elle se leva et croisa les bras.
- Voilà ma chère sœur qui arrive.
Je tournai la tête. En effet, Juliette descendait l’escalier, son plus beau sourire sur le visage.
Petit
chapitre en retard mais VAUT MIEUX TARD QUE JAMAIS! D'ailleurs, en
parlant de tard, il est 2h10 et il est temps que j'aille me
coucher.
Précicion: ce chapitre a
été écrit sous la menace de Power
Rangers. Je me devais de faire la suite pour satisfaire
son appétit de lectrice avide de rebondissements.
J'espère que cette suite vous a plu et à
bientôt pour the next chapter.
Bisous
partout.
.




MDR LA BLAGUE POURRIE par exellence )
ils faut que Hugo et Léo se retrouvent ensemble
... QUESTIIIIIIIIION D'SURVIE 
et tu seras
et
VOILA NA 



LNOU
ven 25 jui 2008 02:06