Léonore
Une trentaine de minutes après que nous soyons arrivés au parc, Hugo décida de rentrer chez lui avec son frère et sa sœur. Je leur dit au revoir et Elodie s’écria :
- Vivement qu’on se revoit ! T’es trop, trop gentille ! On est copine maintenant, hein ?
Je lui souris et je hochai la tête. Je la tournai vers Hugo et le grilla entrain de lever les yeux au ciel, exaspéré.
- Ca te dérange que je sois amie avec ta sœur ? lui demandais-je en souriant.
- Non, tant que tu ne viens pas jouer avec elle à la Barbie chez moi.
- Je te rassure, ça ne risque pas. Je suis plutôt branchée Playmobil.
- Ah. Adresses-toi à Victor pour ça.
Je souris et Hugo commença à partir avec les jumeaux.
- On se voit demain, lui lança Jérémy.
- Ouais. A demain, dit Hugo.
Nous les regardâmes s’éloigner avant d’aller nous asseoir sur un banc libre pour nous faire des câlins.
Je me plaçai sur Jérémy et l’embrassa dans le cou pendant qu’il m’entourait de ses bras. Je me sentais si bien tout contre lui quand, tout à coup, il me dit :
- Il te plaît ?
Je me redressa pour le regarder.
- Qui ça ? l’interrogeais-je en fronçant les sourcils.
- Hugo. Il te plaît ?
Je le fixais sans vraiment comprendre pourquoi il me demandait ça. Il paraissait calme et serein, indifférent à ce que je dirais.
- Euh, il est sympa. Enfin, pas tout le temps mais en général, ça peut aller. Avant, il était plutôt méchant avec moi mais il a eu l’air de s’être calmé. A vrai dire, depuis l’histoire du texto et du fait qu’il m’ait un peu consolé, je l’apprécie plus.
Jérémy souriait étrangement. Je voulu lui demander pourquoi il avait cette expression mais il prit la parole à ma place :
- Et ? C’est tout ce que tu penses de lui ?
Je réfléchis quelques instants et ajouta :
- Il est très beau mais je ne crois pas que ce soit intéressant en quoi que ce soit que je te dise ça.
- Tu as tort, c’est intéressant.
- Pourquoi ?
- Parce que si je meurs soudainement, je sais maintenant à qui te léguer ! rit-il.
Je ris avec lui en le traitant d’idiot.
Il reprit son sérieux et il s’empara rapidement de mes lèvres. Le baiser dura quelques secondes puis il se leva en me tirant par la main.
- Je suis désolé Léo, mais je dois partir.
- Déjà ? Pourquoi ?
- Eh bien... J’ai quelque chose de prévu depuis assez longtemps.
- Une autre fille ? dis-je un peu sèchement.
- Quelque chose.
- Bon, très bien.
Je lui déposai un baiser sur la joue et commença à m’éloigner.
- Attends Léo ! m’interpella-t-il.
Je me retournai.
- Tu ne fais pas la tête, j’espère ?
- Non.
- Tant mieux parce que le contrat ne changera pas.
- Oui, je sais.
- Très bien. Je t’appelle.
Il s’en alla.
Je me rassis, seule, sur le banc en soupirant. Je ne pensais pas que ça pouvait être aussi dur. Je ne supportais pas l’idée qu’il soit avec une autre fille que moi et si je disais quelque chose, il me répondrait que c’était le contrat et que j’étais d’accord avec.
Donc, soit je continuais cette drôle de relation, soit j’arrêtais tout.
J’étais dans la chambre d’Anna et je lui racontais toute l’histoire.
- Et tu es d’accord avec sa vision des choses ? Tu es d’accord avec ce genre de relation idiote et sans avenir ? s’écria-t-elle.
- Oui.
- Mais… Pourquoi ?
- Parce que ça m’a trop manqué d’avoir quelqu’un à aimer, parce que je suis bien avec lui et parce que si j’arrête tout je me retrouve seule.
- T’es vraiment une pauvre idiote....
Elle soupirait et me lançait des regards désapprobateurs.
- Tu pourrais trouver un garçon sain d’esprit et fait pour toi, mais il faut toujours que tu finisses avec les mauvais.
- Il n’est pas si mauvais que ça, il est juste un peu dragueur.
- UN PEU ?! Il saute sur tout ce qui bouge !
- Bon, d’accord, ce n’est pas une qualité mais c’est sa personnalité. Il a juste besoin d’être aimé et il essaye de trouver cet amour un peu partout. Ses parents ne s’occupent jamais de lui.
- Ce n’est pas une raison pour faire du mal autour de lui.
Je ne répondis pas. Et puis soudain il me vint une idée brillante.
- Et si je me trouvais quelqu’un d’autre !
Le visage d’Anna s’éclaira.
- Tu as ENFIN compris.
- Mais non, je reste avec Jérémy mais je me trouve un ou plusieurs autres copains comme ça je ferais comme lui et je ne serais pas aussi triste quand il ira voir d’autres filles !
Anna fit une grimace et me donna un coup sur la tête.
- AIE ! Ne me frappe pas, c’est une idée géniale.
- Crétine.
- Arrête, on croirait entendre Hugo.
- En voilà un qui t’irait bien.
- Hein ? Et puis quoi encore !
- Je te dis que je ne l’aime pas ce Jérémy, il se fout de toi. Au moins, je suis sûre qu’Hugo est honnête.
- Si c’est pour que tu me rabâches les oreilles avec ça, je m’en vais sur le champ.
- Pars loin alors, parce que je n’ai pas fini de te dissuader de rester avec le blondinet.
A l’évocation de sa blondeur, une expression rêveuse se peigna sur mon visage.
- Il est beau mon chéri, hein ? dis-je avec un sourire béat.
- Ce n’est pas que TON chéri, c’est aussi celui de plusieurs autres filles, dit Anna sarcastique.
Je lui jetai un regard noir et me leva.
- Bon, je rentre. Il est temps, avant que je t’étouffe avec ton oreiller.
- Tu connais le chemin de la porte.
- Oui, merci.
Je sortis de la chambre et rentra chez moi.
Anna me sortait par les yeux, elle n’essayait pas de comprendre que j’aimais Jérémy et que, quoi qu’elle dise, je ne changerais pas d’avis.
C’était vrai que cette histoire de contrat était bête mais si je voulais rester avec lui, je devais l’accepter. Et j’avais décidé de l’accepter.
Il commence à
m'énerver, Jérémy, même si c'est moi qui
choisit ce qu'il fait et ce qu'il dit
! Ca veut donc dire que je suis à
fond dans mon histoire ... Alalalaa.. 
Bon, j'espère que
ça vous a plu! Vivement la suite, hein! 





Marielle
dim 19 oct 2008 18:24