Léonore
- Anna ! m’écriais-je. Tu as vu Jérémy ? C’est un Dieu vivant, il est subliiiiiiiime !
Je sautillais autour d’elle comme une furie.
- Oui, il n’est pas mal. Mais méfies-toi Léo, c’est un vrai dragueur ce gars-là. Je ferais attention à ta place.
- Mais non, voyons. Il a l’air doux comme une peluche Bob L’éponge ! (j’adore mes références…)
- Mouais, à mon avis il cache bien son jeu…
- Arrêtes de faire ta rabat-joie. Encourage-moi plutôt à aller lui parler, j’ai la trouille !
Elle se pencha discrètement pour le regarder et elle dit :
- Oh, tu n’as même pas besoin de faire quoi que ce soit, il arrive.
- Quoi ??????
Je déglutis et avant que j’aie pu essayer d’arranger mes cheveux, il était à côté de nous.
- Salut les filles ! Vous êtes très jolies ce soir, susurra-t-il avec un sourire ultra-white.
Je rougis et mes yeux se mirent à briller : il était trop mignon ! Alors que j’étais en extase, j’apercevais le sourcil d’Anna se lever tellement haut que je croyais qu’il ne redescendrait jamais. Elle semblait sceptique et regardait Jérémy comme s’il allait exploser à tout moment.
- Dis-moi, tu es bien Léonore ? me demanda-t-il.
Je hochai la tête frénétiquement. Même s’il m’avait demandé si, par pur hasard, j’étais Pamela Anderson ou Madonna, j’aurais dit oui uniquement pour qu’il reste à mes côtés. Je devenais folle. Folle de lui !
- Tu es une amie d’Hugo ? C’est lui qui m’a parlé de toi. J’espère que tu n’es pas une de ses ex, je ne passe jamais après lui, question de principe ! dit-il en riant.
- Euh… Non pas vraiment ! lançais-je en grimaçant. Je ne le connais que depuis 2 jours.
- Ah.
Il regarda ailleurs et soudain il me proposa de me faire visiter la maison. Je tournai la tête vers Anna qui mimait un couteau sous la gorge si j’acceptais, je lui tira la langue et souris à Jérémy en lui disant que je le suivais. J’avais l’air de lui plaire et cela me rendait super heureuse. Allais-je enfin trouver l’amour ?
Il me montra chaque pièce avec un petit descriptif et une blague pour combler le silence entre nous. Nous n’entendions plus la musique et je dois dire que l’atmosphère était plus calme.
Nous étions dans une pièce transformée en sorte de bureau sur lequel prônait un gigantesque ordinateur. Je m’assis sur le canapé, dans un coin.
- Alors, Léonore, ça te dit de boire quelque chose ? Un truc pour les grands ?
Jérémy me regardait avec un étrange sourire et il sortit des bouteilles d’un placard.
- C’est toi qui vois, ajouta-t-il. J’ai un peu de tout mais si tu veux de l’eau, je peux aller t’en chercher.
- Oh, euh, non donne-moi comme toi.
Après tout, un petit verre ne fera que de me décoincer. J’étais un peu mal à l’aise, cela faisait un moment que je n’avais pas été seule avec un garçon et Jérémy m’impressionnait assez.
Il me servit un fond de verre et ajouta du jus d’orange. Moi qui ne tenais pas trop l’alcool, j’espérais que ce n’était pas fort. Il me tendit le verre et je le remerciai. Pendant qu’il se servait le sien, je l’observais. Son petit froncement de sourcils quand il était concentré était adorable.
- J’aime beaucoup ta maison, dis-je.
- Merci, c’est gentil.
Il souriait, l’air content de ma remarque.
- Tu sais, ce sont mes parents qui ont fait la décoration. Enfin surtout ma mère. Mais ils ne sont pas souvent là, ils voyagent beaucoup.
- Ah. Et tu as des frères et sœurs ?
- Non, je suis fils unique. C’est vrai que je me sens seul parfois mais j’avoue que la plupart du temps je suis fourré chez Hugo. Lui, il a une vraie famille et ça fait du bien parfois de s’asseoir à une table et de manger tous ensemble.
- Oui j’imagine… Moi j’ai une grande et une petite sœur. Je peux te dire qu’il y a de l’ambiance à la maison quand on se chamaille !
Il rigola avec moi.
- Ouais, les filles sont de vraies sadiques entre elles. Regarde, rien que le fait que tu sois là, seule avec moi, c’est un grand risque que tu prends : la bande des filles va te sauter dessus à la sortie de cette pièce.
- Ah. Alors je sens que je vais passer ma soirée ici !
Je me sentais tout à coup si sereine, si détendue. Il était vraiment gentil comme garçon et discuter avec lui était un vrai plaisir. Il me resservit un verre et, quelques minutes plus tard, je commençais déjà à rire pour rien. A moins que ce soit quelques heures plus tard. En fait, je n’avais plus vraiment la notion du temps.
- Je dois t’avouer, Léonore,…
- Léo, appelle-moi Léo, le coupais-je en m’affalant encore plus sur le canapé.
- Oui, Léo. Je dois t’avouer que je te trouve très mignonne et très gentille.
- Oh, ça, c’est sympa. Moi aussi. Enfin moi aussi je te trouve beau. Et aussi gentil. Ouais t’es gentil.
Il se redressa un peu et me fixa. Il semblait avoir le regard trouble mais il ne cilla pas.
- Tu crois que s’il se passait quelque chose entre nous, ça te dérangerais ?
Je me redressai aussi et essaya de le fixer.
- Je ne pense pas que j’omettrais une objection, annonçais-je.
Il me sourit et s’approcha doucement de moi. Je sentais son parfum envahir mes narines, ses cheveux me chatouillaient la joue. Il était maintenant si près que je percevais son souffle chaud se mêlant au mien. Je fixais ses lèvres avec envie et je fis le premier pas en déposant les miennes contre elles. C’était un simple baiser mais il s’intensifia au rythme des secondes, devenant de plus en plus profond. Je ne m’étais jamais faite embrasser comme ça de toute ma vie. Un instant de pur bonheur.
Un autre chapitre de fini! Ouah, je fais de
l'écriture-rapide (comme la restauration-rapide de
MacDo..
*contente de sa vieille
blague*). J'enchaîne le chapitre suivant. Bin ouais,
j'ai pleins d'idées... Z'allez pas vous plaindre tout de
même!

)
lol
fraizy
ven 02 jan 2009 19:44