Léonore
Nous voici au lieu de la fête. Plutôt sympa comme endroit : on ne voyait pas d’aussi grandes et lumineuses maisons tous les jours, pourtant celle-ci l’était. Si j’avais eu un raisonnement de cambrioleuse, j’aurais repéré quelques éléments de décoration qui iraient étrangement bien avec celle de ma chambre. Cachés sous la veste, ni vu ni connu. Mais je ne suis pas une voleuse. Et puis, je ne portais pas de veste ce soir-là et je me voyais mal cacher des objets sous ma robe. J’avais fait un effort pour me faire belle et j’espérais qu’on s’en rendrait compte.
Les deux couples, avec des habits parfaitement assortis (ça faisait même presque peur), et moi-même aperçûmes Hugo, sur un des canapés, entourée de poupées Barbie. Il nous fit signe de le rejoindre et sembla soulagé de ne plus être seul avec elles. Le souvenir qu’il m’avait laissé de la veille n’était pas très positif mais je dois avouer qu’il était plutôt beau ce soir.
- Salut ! nous lança-t-il.
Son regard s’attarda sur moi et, dans un rictus, il ajouta :
- Quand on commence à s’habiller avec des sacs poubelles, il est temps d’aller faire du shopping !
Toutes ses groupies se mirent à glousser comme des dindes.
Quelle horreur : un mec aussi détestable que lui ne devrait pas être aussi séduisant que ça. Je ne répondis pas et promena mon regard aux alentours. La pièce était assez grande et il y avait une mezzanine. Classe. J’allais me faire d’autres réflexions sur l’endroit, quand un grand blond arriva.
Son visage était illuminé par son sourire sortant tout droit d’une pub de dentifrice. Tel un ange, il portait sur lui toute la joie du monde et souhaita la bienvenu à tout le monde. C’était donc lui Jérémy… Je n’exagérerais pas en disant qu’il était tout ce qu’une fille pouvait espérer du sexe opposé : beau, charmant, joyeux, drôle et un look de surfeur à faire pâlir Brice de Nice.
Je ne pouvais pas décoller mes yeux de sa silhouette (soit dit en passant, parfaite), les poils se hérissaient sur mes bras. Il me le fallait, je ne le voulais rien qu’à moi.
- C’est quoi ces yeux de merlan frit ? Et fermes la bouche, tu vas gober des mouches, dit une voix qui semblait si lointaine.
Je me retournai. C’était bien sûr le crétin qui venait une fois de plus se moquer de moi. Je finis par fermer la bouche après avoir rattrapé de justesse un filet de bave en chute libre vers le sol, et lui lança un regard noir, ma spécialité depuis deux jours. Il détourna le regard et fixa Jérémy en croisant ses bras derrière sa tête.
- Tu sais, il est plutôt apprécié parmi le groupe de nunuches qui pour QG le canapé. Si j’étais toi, je surveillerais mon verre toute la soirée, on ne sait pas de quoi elles sont capables, surtout si elles se rendent compte que tu es aussi sur le coup.
C’est qu’il me faisait presque peur avec ses remarques, le crétin.
- De toute manière, je n’ai rien à craindre, ce Jérémy ne me fait ni chaud ni froid, annonçais-je avec un air hautain.
- Ah oui ? répondit-il en pouffant. Alors, c’est quoi cette flaque de bave à tes pieds ?
Je baissai rapidement les yeux, cherchant une soit disant flaque et avant de me rendre compte qu’il se foutait de moi, je l’entendis éclater de rire.
- En fait, tu es super drôle comme fille… Mais à tes dépens ! lança-t-il avec un sourire taquin avant de disparaître.
Il m’énervait celui-là. J’avoue qu’il m’arrivait parfois d’être à côté de la plaque et il fallait toujours qu’il soit présent à ces moments-là. Il devait me prendre pour la reine des idiotes. Enfin après tout, cela m’était égal : cette soirée était centrée sur Jérémy et sur personne d’autre. Objectif : lui parler.
Je devrais y arriver, non ?
Voilààà, un nouveau
chapitre. Le prochain, c'est Hugo qui narratise.
Sinon je vous informe que j'ai modifié mon profil (si
ça vous intéresse). Bisous
!!











Et Jerem.. Kyaaaaaaaaaaaaaaaah <33